Il est important d’apporter des précisions quant à certaines affirmations contenues dans le texte de Madame Julie Lemieux, publié dans Le Devoir du 6 novembre et intitulé Qui veut du nucléaire au Québec ?. Hydro-Québec exploite la centrale de Gentilly-2 de façon sécuritaire depuis plus de 25 ans. Comme l'indiquait la Commission canadienne de sureté nucléaire dans son rapport annuel 2008, Gentilly-2 est exploitée selon les attentes et à la satisfaction de cet organisme indépendant de surveillance nucléaire. De plus, les activités d’exploitation de la centrale nucléaire Gentilly-2 font l’objet d’un programme de surveillance de l’environnement couvrant à la fois les effluents radiologiques et physico-chimiques. Les résultats de ce programme de surveillance sont publics et peuvent être consultés sur le site Web d'Hydro-Québec. Ils démontrent que les impacts de l’exploitation de la centrale nucléaire de Gentilly-2 sur l’environnement et sur la population avoisinante sont négligeables, voire imperceptibles. D’ailleurs, les propos de la Direction de la santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont très rassurants à propos de la santé des citoyens vivant à proximité de la centrale. Quant à l’achat des actifs d’Énergie Nouveau-Brunswick deux précisions additionnelles s’imposent. En premier lieu, Hydro-Québec rappelle qu’elle n’assumera aucune responsabilité quant à des retards dans la réfection de la centrale de Point Lepreau ou quant à des dépassements de coûts de ces travaux. En second lieu, il convient de nuancer l’affirmation de Madame Lemieux voulant qu'Hydro-Québec achète Énergie Nouveau-Brunswick à crédit. Comme c’est le cas pour tous ses investissements, l’achat de ces actifs sera financé par des emprunts et des capitaux propres d'Hydro-Québec. Le rendement sur ces capitaux propres est estimé à plus de 10 % dès la première année, ce qui montre la rentabilité de la transaction. Enfin, les tarifs d’électricité québécois sont fixés par la Régie de l'énergie du Québec sur la base des coûts d'approvisionnement et de service des clients québécois. La transaction projetée avec le Nouveau-Brunswick n'aura donc aucun impact sur les tarifs au Québec. Marc-Brian Chamberland Chef affaires publiques et médias Hydro-Québec |