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Image : Effets des champs magnétiques sur la reproduction
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Les résultats des études expérimentales in vitro et des études sur les animaux sont largement négatifs. L'ensemble des études épidémiologiques disponibles actuellement n'ont pas trouvé d'effets marquants des champs magnétiques sur la reproduction ou sur la grossesse aux niveaux d'exposition rencontrés habituellement dans la population. Certaines de ces études ont rapporté quelques effets des champs magnétiques sur la grossesse, mais plusieurs d'entre elles présentaient des faiblesses méthodologiques importantes.
 
  Une quarantaine d'études animales et une trentaine d'études épidémiologiques ont traité des effets des champs magnétiques de fréquences extrêmement basses sur le déroulement de la grossesse et sur le développement du foetus.

De façon générale, les résultats des études expérimentales in vitro et des études sur les animaux n'ont pas révélé d'effets toxiques à des niveaux d'exposition aux champs magnétiques très élevés. De plus, les études classiques de cancérogenèse sur les rongeurs exposés toute leur vie à des champs magnétiques d'une intensité allant jusqu'à 5 000 µT se sont toutes révélées négatives. Cela indique que le champ magnétique n'interfère pas de façon sensible avec les systèmes de régulation de la division cellulaire (mitose), un mécanisme sollicité à la fois lors de l'entretien des tissus et du développement des tumeurs.

Les quelques études épidémiologiques qui se sont intéressées aux effets des champs magnétiques sur la grossesse ont observé quelques associations statistiques. Ces observations ne sont cependant pas constantes d'une étude à l'autre et reflètent souvent des faiblesses méthodologiques liées à la sélection ou au taux de participation des sujets ainsi qu'au mauvais contrôle de facteurs influant sur le déroulement de la grossesse lors de l'analyse des données. De plus, elles ne correspondent pas aux résultats des études expérimentales, qui n'ont rien observé de significatif à des niveaux d'exposition beaucoup plus élevés. Par ailleurs, les connaissances actuelles sur les effets mutagènes ou génotoxiques des champs magnétiques de fréquences extrêmement basses semblent indiquer que ces derniers ne provoquent pas d'effet sur les cellules germinales, ce qui limite d'autant plus la plausibilité biologique des effets observés par certaines études épidémiologiques. Ainsi, même si des études épidémiologiques ont ob servé des associations entre le risque de leucémie chez l'enfant et l'exposition professionnelle du père aux champs magnétiques, ces données sont difficilement conciliables avec les résultats négatifs des études de cancérogénicité chez des souris dont les parents avaient été exposés avant et pendant l'accouplement, donc durant la période de spermatogenèse du mâle, à des niveaux de champ magnétique allant jusqu'à 5 000 µT, pas plus qu'avec les résultats des tests de génotoxicité sur des mammifères dans lesquels l'exposition de souris mâles à 10 000 µT ou à 20 kV/m n'a eu aucun effet mutagène sur leurs progénitures.

 Opinions d'experts sur la question des champs électriques et magnétiques et de la reproduction

  Organisation mondiale de la santé (2004)
   
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est un organisme des Nations Unies spécialisé dans les questions touchant la santé. En 1996, l'OMS a lancé le programme Projet international pour l'étude des champs électromagnétiques dans le but d'évaluer les effets sur la santé et sur l'environnement de l'exposition aux CEM, en collaboration avec des agences et des instituts de recherche nationaux et internationaux. Dans les pages Internet consacrées à ce programme, l'OMS affirme :

« L'OMS et d'autres organismes ont procédé à une étude portant sur des sources nombreuses et variées de champs électromagnétiques présentes sur le lieu de résidence ou de travail : écrans d'ordinateurs, matelas d'eau, couvertures électriques, machines à souder à radiofréquence, matériel de diathermie, radars, etc. Il apparaît d'une façon générale que l'exposition aux champs le plus souvent présents dans l'environnement n'accroît pas le risque d'une quelconque issue sanitaire défavorable telle qu'avortement spontané, malformations ou maladies congénitales ou encore faible poids de naissance. On a parfois fait état d'un lien entre une exposition supposée à un champ électromagnétique et certains problèmes de santé : c'est ainsi que l'on a constaté des cas de prématurité et de faible poids de naissance parmi les enfants de personnes travaillant dans l'industrie électronique, mais selon la communauté scientifique, ces cas ne sont pas forcément à mettre au compte d'une exposition à des champs électromagnétiques (contrairement à d'autres facteurs comme l'exposition à des solvants). »
 
Page Internet d'où a été tiré cet extrait (OMS)
 

 Bibliographie des études sur les effets des CEM sur la reproduction :




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