Le Québec a quatre bonnes raisons de vouloir tirer parti de l'hydroélectricité…
Les voici :
L'eau salée et l'eau douce dans le monde
Le Québec regorge d'eau
Le Québec est l'une des régions les plus riches en eau dans le monde. On y dénombre plus de 130 000 cours d'eau et un million de lacs. Plus de 40 % des ressources hydrauliques du Canada se trouvent au Québec. Ses nappes d'eau en surface (lacs naturels et réservoirs) couvrent environ 12 % du territoire.
Au Québec, nous nous servons surtout de la force vive de l'eau pour produire l'électricité que nous consommons.
Les différentes filières de production d'électricité au Canada et aux États-Unis et leurs impacts liés aux émissions atmosphériques.
L'hydroélectricité est une énergie propre qui a très peu d'incidence sur le réchauffement de la planète. Les systèmes énergétiques génè rent de grandes quantités de polluants ; parmi ces polluants, il y a des gaz à effet de serre (GES).
Cependant, l'hydroélectricité figure parmi les formes d'énergie les moins polluantes ; selon ce graphique , une centrale hydroélectrique produit 94 fois moins de GES qu'une centrale au charbon. La faible contribution aux GES fait de l'hydroélectricité
un excellent moyen de lutter contre le changement climatique tout en assurant le développement durable.
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.
Les gaz à effet de serre (GES), sont des gaz de l'atmosphère qui permettent à la Terre de rester chaude. La surproduction de ces gaz intensifie l'effet de réchauffement de notre « serre » atmosphérique naturelle, ce qui peut provoquer des événements météorologiques extrêmes. Au premier rang des GES en surabondance figure le gaz carbonique (CO2), un des principaux polluants industriels.
L’hydroélectricité possède un rendement énergétique supérieur
La transformation du mouvement de l'eau en électricité, ou l'hydroélectricité, minimise les pertes d'énergie lors du processus de production. La transformation de combustibles fossiles, tels que le mazout, le gaz naturel ou le charbon, entraîne généralement des pertes importantes sous forme de chaleur dissipée. Lorsqu'on brûle du charbon, par exemple, les deux tiers de l'énergie sont perdus, alors que l'eau qui actionne les turbines d'une centrale hydroélectrique est utilisée jusqu'à la dernière goutte.
L’hydroélectricité est une source d'énergie renouvelable
L'eau est une source d'énergie renouvelable, car elle s'inscrit dans un cycle hydrologique, schématisé ici.
Profil hydrographique du Complexe La Grande :
dans son axe hydrique, huit centrales turbinent l'eau sept fois, c'est-à-dire que la même eau produit de l'électricité à sept reprises avant de se jeter dans la baie James.
En réchauffant les océans, les lacs et les rivières, le Soleil provoque l'évaporation de l'eau. Les vapeurs d'eau s'élèvent dans l'atmosphère où elles se condensent et se transforment en nuages.
Quand la condensation (ou l'humidité) atteint son maximum, les nuages laissent alors échapper des gouttelettes d'eau qui retombent sous forme de pluie ou de neige. L'eau revient donc sur la terre, retourne vers les lacs, les rivières et les océans, puis le cycle recommence.
L'eau est la matière la plus abondante sur Terre. Elle en recouvre les trois quarts de sa surface.
L'eau salée compte pour 97,5 % du volume d'eau présent sur notre planète.
Du 2,5 % restant, qui représente les réserves en eau douce, seulement le tiers est exploitable.
émissions de GES par types de centrales
Émissions des différents types de centrales en milliers de tonnes de C02 TWh produit*
* Extrait d'une étude présentant des résultats typiques pour l'Amérique du Nord pour une même quantité d'énergie produite. Chacun des GES étudiés a été converti en équivalent CO2. Cette étude dite d'analyse de cycle de vie, réalisée en 2001 par Hydro-Québec, tient compte de toutes les émissions d'un système énergétique, de sa construction à l'arrêt de son exploitation.