Présentation des demandes
Tout organisme caritatif ou sans but lucratif, dûment enregistré au Canada et pouvant démontrer que le projet qu'il présente ne sert pas des fins personnelles ni lucratives, mais l'intérêt de la communauté concernée, est admissible aux subventions de la Fondation. Cette définition inclut les municipalités qui s'engagent dans des projets de conservation et de mise en valeur de milieux naturels (voir à ce sujet la rubrique convention de financement).
Tout projet qui s'inscrit dans la mission de la Fondation, qui contribue à l'atteinte de ses objectifs et qui respecte ses principes, est admissible aux subventions de la Fondation.
Pour se qualifier, le projet ou le volet d'un projet faisant l'objet d'une demande de financement auprès de la Fondation doit être réalisé au Québec.
Depuis le début de ses activités en 2001 jusqu'en 2005, la Fondation a accueilli les demandes dans le cadre de programmes qui ont eu pour effet de favoriser les interventions visant prioritairement les espèces fauniques ou floristiques à statut précaire, ainsi que l'acquisition d'habitats.
Depuis 2006, la Fondation met davantage l'accent sur les projets qui traduisent la volonté des collectivités locales de gérer de façon responsable et durable les milieux naturels sur lesquels elles sont susceptibles de laisser leur empreinte.
Des projets dont l'objectif principal n'est pas strictement environnemental peuvent être soumis à la Fondation s'ils comportent un volet environnemental important et pertinent, et s'ils ne présentent pas de risques pour les éléments sensibles du territoire concerné. Dans ce cas, l'organisme peut demander un financement à la Fondation uniquement pour la réalisation de ce volet.
Le caractère d'unicité et la pérennité de la vocation de conservation du site doivent être clairement démontrés ; la demande doit être accompagnée d'au moins une évaluation de la valeur actuelle de la propriété visée, effectuée par un évaluateur agréé (la Fondation se réserve le droit de demander une deuxième évaluation) ; d'une cartographie précise des lots cadastraux visés ; et, idéalement, d'une promesse d'achat acceptée.
La priorité ira aux projets comportant un volet pédagogique ou de sensibilisation du grand public pour exposer les enjeux de conservation associés à cette acquisition. Idéalement, 50 % du financement de la Fondation ira au volet « éducation » ou « mise en valeur » du projet et 50 %, à l'acquisition du terrain. Le site devrait aussi, en principe, permettre un contact du public avec cet environnement, mais avec un accès contrôlé.
(1) Les projets d'acquisition de terrains faisant partie du domaine public (propriétés des gouvernements, des MRC ou des municipalités) ne sont pas admissibles.
L'échéancier du projet doit être réaliste, c'est-à-dire adapté à son envergure et à ses objectifs. Comme la Fondation exerce ses activités selon un cycle annuel, la mise en œuvre des projets qu'elle finance s'étend habituellement sur une durée d'environ douze mois.
Le projet peut toutefois s'inscrire dans une planification plus globale, puisque de nombreux organismes travaillent dans une perspective à long terme. Dans ce cas et si l'organisme en formule la demande, un financement pour une période maximale de deux ans d'affilée pourrait être accordé, à condition qu'il s'agisse de phases consécutives d'un même projet.
Pour permettre à la Fondation d'avoir une vision d'ensemble, il faut alors préciser clairement les phases du projet auxquelles elle sera appelée à contribuer, mais aussi les situer en décrivant brièvement les phases antérieures déjà réalisées et les phases ultérieures envisagées. Un rapport de réalisation intermédiaire devra être remis à la Fondation à la fin de la 1re année, et les crédits de la 2e année seront conditionnels à l'atteinte des objectifs des phases menées à terme la 1re année.
La Fondation ne s'engagera aucunement à reconduire son aide financière pour toutes les phases d'un tel projet, mais la pérennité des phases financées par la Fondation devra être clairement démontrée, même si elle ne contribue pas ultérieurement au financement des phases menées à terme.
| Montant du financement demandé à la FHQE | Autres contributions financières exigées | Vérification externe des états financiers du projet |
|---|---|---|
| ≤ 25 000 $ | Aucune | Non exigée |
| < 50 000 $ | Aucune(1) | Exigée(4) |
| ≥ 50 000 $ < 100 000 $ | Au moins 25 % du total du financement (en espèces)(2)(3) | Exigée(4) |
| ≥ 100 000 $ | Au moins 50 % du total du financement (en espèces)(2)(3) | Exigée(4) |
(1) Tout type de financement externe sera pris en compte favorablement dans l'évaluation du projet.
(2) Aucun montant ne sera versé sans que soient fournies les lettres de confirmation des autres sources de financement, précisant le montant en espèces ou la juste valeur marchande des contributions. Exemples :
(3) Si vous êtes une municipalité, une MRC, un conseil de bande ou une organisation intermunicipale, votre montage financier devra impérativement inclure au moins un autre bailleur de fonds (excluant votre organisation) pour les demandes de financement de 50 000 $ et plus.
(4) Les coûts de cette vérification externe, qui sera faite par un comptable agréé et qui fera partie intégrante du rapport final de réalisation du projet, devront être compris dans le budget présenté.
Ces plafonds s'appliquent à l'ensemble d'un projet de nature environnementale. Pour les projets de toute autre nature, ils s'appliquent seulement au volet environnemental (voir la section Types de projets admissibles).
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