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Hydro-Québec Production projette de réaliser des travaux de modification des installations de stockage des déchets radioactifs et la réfection de la centrale de Gentilly-2, la seule centrale nucléaire de l’entreprise. Lors de sa conception, on prévoyait exploiter Gentilly-2 jusqu'en 2013, sa réfection vise à en prolonger l'exploitation jusqu'en 2035.
Description du projet
Le projet consiste principalement à agrandir l'aire de stockage des déchets radioactifs (ASDR)2 existante ou à aménager une nouvelle aire de stockage1, selon le résultat des études en cours. De plus, si on prolonge l'exploitation de la centrale, il faudra essentiellement :
- aménager une nouvelle aire de stockage pour les déchets produits par la réfection1 ;
- augmenter la capacité d'entreposage de l'aire de stockage à sec du combustible irradié (ASSCI)3 ;
- remplacer certains composants du réacteur ;
- effectuer une maintenance majeure des systèmes de la centrale.
Historique et justification
Ce projet s'inscrit dans la poursuite des objectifs de rentabilité et de fiabilité de gestion du parc de production, conformément aux orientations du Plan stratégique 2002-2006 d'Hydro-Québec.
Mise en service en octobre 1983, Gentilly-2, dont la puissance est de 675 MW, fournit au réseau près de 5 TWh par année, ce qui représente environ 3 % de la production d'Hydro-Québec. Cette centrale joue un rôle important dans le parc de production de l'entreprise, en raison notamment de son excellente performance, de sa rentabilité et de son apport au réseau qui contribue à la stabilité de ce dernier. De plus, elle est un moteur important de l'économie régionale et permet le maintien de l'expertise acquise dans le domaine nucléaire au Québec.
Lors de sa conception, on prévoyait exploiter Gentilly-2 jusqu'en 2013. Les études indiquent toutefois une déformation des canaux de combustible du réacteur plus rapide qu'on ne l'avait prévu à l'origine. La déformation des canaux de combustible pourrait nécessiter des périodes de maintenance plus longues, ce qui entraînerait une diminution de la production de la centrale après 2010.
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