La centrale nucléaire de Gentilly-2
Non. D'abord parce qu'il existe à Gentilly-2 plusieurs systèmes de sûreté dont le fonctionnement est automatique. Il y a deux systèmes indépendants d'arrêt d'urgence du réacteur et un système de refroidissement d'urgence du cœur du réacteur. Le réacteur de Gentilly-2 contient de l'eau lourde utilisée comme modérateur de neutrons, tandis qu'à Tchernobyl, on utilisait du graphite, un matériau qui s'enflamme à haute température.
Gentilly-2 compte aussi un bâtiment entourant le réacteur dont les murs de béton ont un mètre d'épaisseur. Ce bâtiment est muni d'un système d'aspersion d'eau pour diminuer la pression de la vapeur en cas d'accident.
Non. Un réacteur qui peut produire des isotopes radioactifs possède des caractéristiques très différentes d'un réacteur conçu pour produire de l'électricité comme celui de Gentilly-2.
Toutefois, la centrale de Gentilly-2 fabrique du cobalt 60 utilisé pour la stérilisation des équipements médicaux et le traitement du cancer. Lorsqu'on arrête la centrale aux fins d'entretien, on insère dans le réacteur des barres de cobalt. Pendant que la centrale est en exploitation, celles-ci s'activent sous l'effet du rayonnement neutronique et produisent du cobalt 60 que l'on extraie lors de l'arrêt planifié suivant.
En service depuis 1993, la centrale de Bécancour utilise les gaz de combustion du mazout pour faire tourner quatre turbines d'une puissance totale de 400 MW.
Selon les conditions rattachées à son permis d'exploitation, cette centrale peut fonctionner 200 heures par année au maximum. Capable de démarrer sans apport d'énergie d'appoint, elle sert à la réalimentation des équipements auxiliaires (pompes, équipement de secours et de sûreté) de la centrale de Gentilly-2 en cas de panne prolongée du réseau d'Hydro-Québec. L'entreprise l'utilise aussi pour répondre aux besoins de production pendant la pointe hivernale.
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