Réponses à vos questions

Le projet de ligne

Pourquoi ce projet est-il nécessaire ?

Ce projet est nécessaire pour répondre à la croissance de la demande en électricité, qui a atteint 20 % pendant la période de 2004 à 2012. La croissance annuelle de la demande en électricité est de 2,8 %, soit deux fois plus que la moyenne québécoise.

Plusieurs postes et lignes du réseau régional de transport d’électricité des Laurentides ont atteint leur pleine capacité.

Hydro-Québec a étudié différents scénarios d’alimentation électrique pour les MRC des Pays-d’en-Haut et des Laurentides [pdf] pour répondre à cette croissance de la demande en électricité dans la région. À la lumière de son analyse, l’entreprise propose de construire une ligne à 120 kV d’environ 40 km dans ces MRC.

Cette nouvelle ligne à 120 kV vise à soutenir le développement résidentiel, commercial, économique et touristique et à répondre aux besoins en électricité actuels et des 20 prochaines années. Plus spécifiquement, la nouvelle ligne permettra de transférer l’alimentation électrique des postes de Saint-Sauveur et Doc-Grignon (à Sainte-Adèle) au poste source du Grand-Brûlé, situé à Mont-Tremblant.

Caractéristiques techniques

Quelles sont les caractéristiques techniques de la ligne qu’Hydro-Québec propose de construire ?

Longueur
Environ 40 km.
Pylônes et conducteurs
Pour répondre à l’importante croissance des besoins en électricité de la région tout en réduisant les impacts au minimum, Hydro-Québec propose une ligne biterne à 120 kV qui comportera douze conducteurs (fils) plutôt que six (soit l’équivalent de deux lignes à 120 kV). Puisqu’il y aura deux fois plus de conducteurs, des pylônes plus robustes sont nécessaires. Les supports utilisés ne modifient pas la tension de la ligne.
Tension
Il s’agit d’un projet de ligne à 120 kV. Le réseau de transport de la région des Laurentides est exploité à 120 kV.
Emprise
La largeur d’emprise de la ligne variera en fonction du type exact de pylône utilisé et des méthodes d’entretien requises.
Lignes à 735 kV au sud du poste du Grand-Brûlé

Hydro-Québec a-t-elle étudié d’autres scénarios pour répondre à la croissance de la demande en électricité de la région ?

Hydro-Québec a étudié différents scénarios d’alimentation électrique dans les MRC des Pays-d’en-Haut et des Laurentides [pdf] pour répondre à cette croissance de la demande en électricité. Les autres scénarios comportent des impacts environnementaux et humains plus importants ainsi que des coûts plus élevés.

Après avoir analysé ces différents scénarios, Hydro-Québec propose la construction d’une ligne à 120 kV d’environ 40 km dans ces MRC.

Hydro-Québec ne pourrait-elle pas enfouir cette ligne de transport comme elle le ferait au centre-ville de Montréal ou de Québec ?

Enfouir une ligne de transport comme celle-ci à cet endroit coûterait plus de quatre fois plus cher que la solution proposée. Le coût d’enfouissement d’une ligne peut même représenter jusqu’à six à dix fois celui d’une ligne aérienne, par exemple en présence de roc proche de la surface du sol.

Rappelons qu’Hydro-Québec TransÉnergie, la division qui assure le transport de l’électricité entre les centrales et le réseau de distribution, a pour responsabilité d’assurer un service de transport fiable et de qualité et d’accroître la capacité du réseau pour répondre aux besoins des clients, tout en optimisant ses coûts.

L’enfouissement de lignes haute tension comporte en outre plusieurs contraintes techniques :

  • la nécessité d’un poste de liaison aérosouterraine d’environ 30 m x 30 m à chaque extrémité de la section souterraine de la ligne ;
  • des baies de jonction aux 800 m ;
  • une capacité de transit moindre en souterrain : pour une capacité équivalente à celle de la ligne proposée, deux câbles en parallèle seraient nécessaires, ce qui entraînerait une hausse de coûts importante ;
  • la durée de vie d’un câble souterrain qui est de 40 ans, contre 70 ans pour une ligne aérienne ;
  • le fait qu’il faut beaucoup plus de temps pour trouver et réparer des défaillances sur une ligne enfouie que sur une ligne aérienne.

L’enfouissement d’une ligne haute tension entraìne également des impacts environnementaux importants notamment dans certains milieux sensibles (milieux humides, cours d’eau, etc.).

Est-il possible de réduire l’impact visuel d’une ligne haute tension ?

Oui.

La méthode d’évaluation environnementale des projets de lignes utilisée par Hydro-Québec comprend une étude détaillée du paysage. Cette étude vise la caractérisation des différents types de paysage touchés par la zone d’étude d’un projet permettant de déterminer les paysages les plus sensibles au passage d’une ligne.

Différents critères de localisation permettent par la suite d’intégrer au maximum la ligne dans son milieu :

  • rechercher les arrière-plans qui permettent une bonne absorption visuelle de la ligne ;
  • mettre à profit les écrans visuels en place ;
  • tirer parti de la topographie, etc.

Le choix judicieux de l’emplacement de chacun des pylônes et du type de support selon le milieu traversé peut également faciliter l’intégration visuelle d’une ligne dans un milieu donné.

Autorisations gouvernementales

Ce projet doit-il faire l’objet d’audiences du BAPE ?

Non.

C’est la tension de la ligne qui détermine la procédure applicable. En vertu de la loi et des règlements en la matière, le présent projet n’est pas assujetti à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement.

Les projets de ligne de transport d’énergie de plus de 120 kV et de plus de 2 km susceptibles d’avoir des impacts sur la qualité de l’environnement doivent faire l’objet d’un certificat d’autorisation en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement. En vertu de cette disposition, une demande doit alors être déposée auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour l’obtention d’un tel certificat.

La ligne proposée présente toutes les caractéristiques des lignes à 120 kV, en ce qui concerne aussi bien l’emprise requise que les dégagements, etc. Les pylônes requis pour soutenir une ligne à 120 kV sont moins hauts et moins larges que les pylônes utilisés pour une ligne à 315 kV. L’emprise nécessaire pour une ligne à 120 kV est également moins large que celle d’une ligne à 315 kV.

Consultation publique

Est-ce qu’Hydro-Québec a consulté la population au sujet de ce projet ?

À ce jour, plus de 95 occasions d’échanges ont été proposées aux élus, aux gestionnaires, aux représentants des divers organismes du milieu, aux propriétaires et aux citoyens concernés par le projet afin de recueillir leurs avis et de répondre à leurs besoins d’information.

Notamment, quatre activités de type portes ouvertes ont eu lieu en mars 2013 et plusieurs centaines de propriétaires, villégiateurs et résidents des secteurs concernés y ont été invités. Lors de ces rencontres, les représentants de l’entreprise ont présenté les variantes de tracé de ligne étudiées et discuté avec les différents publics concernés.

Aussi, quatre rencontres publiques d’information ont eu lieu en novembre et décembre 2014 afin de présenter les améliorations apportées au projet initial, le tracé optimisé et ses nouvelles caractéristiques techniques à la population.

Hydro-Québec prend plusieurs moyens pour informer et consulter les personnes concernées par le projet, dont les suivants :

  • des rencontres ont été organisées avec les élus et gestionnaires municipaux représentant les résidents ainsi qu’avec les organismes locaux et régionaux ;
  • des activités de consultation du public, notamment de type portes ouvertes, ont été tenues ;
  • des bulletins d’information et des communiqués de presse ont été diffusés aux étapes clés du projet ;
  • le public peut obtenir plus d’information au sujet du projet grâce à la ligne Info-projets (ligne téléphonique sans frais).

Comment Hydro-Québec s’assure-t-elle de tenir compte des attentes et des préoccupations de la population et des organismes concernés par le projet ?

Hydro-Québec souhaite réaliser ses projets en collaboration avec les collectivités concernées.

Aussi, dès l’annonce d’un projet de transport d’électricité et jusqu’à la mise en service des équipements, elle sollicite la collaboration des publics concernés afin que soit élaboré le meilleur projet possible.

Hydro-Québec met en œuvre un programme de participation du public afin de faire connaître le projet, de répondre aux besoins d’information des intervenants et de connaître les attentes et les préoccupations du milieu à l’égard du projet. Elle effectue des activités de communication ciblant les représentants des divers paliers de gouvernement et des collectivités, les propriétaires concernés, les résidents, les organismes du milieu, les entrepreneurs, les fournisseurs et les médias régionaux.

Ce processus de participation du public favorise l’intégration harmonieuse des projets dans leur environnement et leur acceptation par les collectivités (voir le document La participation du public dans le cadre d’un projet de transport d’électricité [pdf — 1,5 Mo]). Les échanges avec ces intervenants aident à déterminer le tracé de moindre impact des points de vue social, environnemental, technique et économique. Ils permettent également de réaliser des projets répondant davantage aux besoins et aux attentes du milieu d’accueil.

Ligne à 120 kV à la sortie du poste de Saint-Sauveur