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Si Don Quichotte
vivait à notre époque, ce n'est plus contre les moulins
à vent qu'il partirait en guerre mais contre les éoliennes
! Cette petite allusion à un personnage légendaire du
XVIIe siècle montre bien que l'utilisation de la force
du vent n'a rien de nouveau en soi. En effet, la navigation, la mouture
des grains et le pompage de l'eau sont depuis longtemps tributaires
de cette force naturelle. Ce qui est nouveau, c'est la mise au point
d'une machine qui capte l'énergie du vent en vue de la transformer
en énergie mécanique. Cette machine porte communément
le nom d'éolienne. Le groupe, composé d'une génératrice
entraînée par un rotor (ou turbine), s'appelle plus précisément
aérogénérateur.
Il existe deux
grandes catégories d'éoliennes : l'éolienne
à axe horizontal (figure 1) et l'éolienne à
axe vertical (figure 2).
Nous avons choisi
de décrire les composants de l'éolienne à axe vertical.
Il s'agit en fait d'une éolienne Darrieus, du nom de l'ingénieur
français qui l'a inventée. Cette éolienne est constituée
de deux pales1 incurvées en alliage d'aluminium.
On trouve aussi le terme aube qui devrait cependant être
réservé aux éoliennes à axe vertical ayant
la forme d'une roue. Les pales, soutenues par l'axe central2
et renforcées par des entretoises3, jouent
le rôle d'un rotor4 (ou turbine). Quatre haubans5
relient le sommet de l'axe à des socles de béton.
Une fois le dispositif
de commande6 réglé, la génératrice7,
alimentée par le réseau par l'entremise du transformateur
de démarrage8, fait tourner l'axe central qui,
à son tour, entraîne les pales. La transmission, qui communique
le mouvement de la génératrice à l'axe, comporte
un engrenage9 de même qu'un ensemble de poulies
reliées par des courroies10 trapézoïdales.
Lorsque les pales ont atteint une certaine vitesse, l'énergie
qui leur est fournie ne provient plus de la génératrice
mais bien de la force du vent. La génératrice transforme
alors cette énergie mécanique en énergie électrique.
Quand le vent tombe, le dispositif de commande déconnecte la
génératrice du réseau et le système de freins
à disques à commande hydraulique11 entre
en action. Les freins aérodynamiques12 installés
sur les pales constituent le système de freinage de secours.
Comme le prix
du carburant augmente sans cesse, il n'est pas surprenant que l'on s'intéresse
de plus en plus à l'énergie éolienne. Cette forme
d'énergie, inépuisable et non polluante, ne peut laisser
indifférents ceux qui se soucient de leur environnement. Qui
sait, peut-être un jour devrons-nous tous avoir une éolienne
pour « être dans l'vent » !
Marie Archambault
Chronique Pour bien se comprendre d'Hydro-Presse, mi-septembre
1979.
Sources consultées
HYDRO-QUÉBEC, vice-présidence Information, L'électricité
à tout vent, 2e trimestre 1983.
_______, direction Relations publiques, L'électricité
nouvelle, juin 1979.
SÉGUIER, François, « Les éoliennes sont-elles dans
le vent ? », La recherche, no 64, février 1976.
VADOT, L., « Étude synoptique des différents types d'éoliennes
», La Houille Blanche, no 2, mars-avril 1957.
Écologie (revue publiée par les Éditions de
la Surienne, Montargis), no 6.
CONFÉRENCE MONDIALE DE L'ÉNERGIE, Energy Terminology.
A Multi-lingual Glossary, Toronto, Pergamon Press, 1983.
Reproduction autorisée avec mention de la source.
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