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L'isolateur
sert à retenir mécaniquement les conducteurs aux supports
et à assurer l'isolement électrique entre ces deux éléments.
Il est constitué de deux parties : une partie isolante
et des pièces métalliques scellées sur cette
partie isolante. Le scellement, généralement du
mortier de ciment, assure la liaison mécanique des parties isolantes
entre elles ou aux pièces métalliques.
On distingue
deux principaux types d'isolateurs : les isolateurs rigides et
les éléments de chaîne.
L'isolateur
rigide (figure 1) est relié au support par une ferrure
qui, très souvent, est une tige. Le conducteur est fixé
directement à l'isolateur à l'aide d'un fil d'attache.
Les isolateurs rigides à tige comportent une ou plusieurs cloches
assemblées de façon permanente. Il existe également
des isolateurs rigides à socle constitués d'une
ou de plusieurs pièces en céramique ou en matériau
synthétique, assemblées de façon permanente sur
un socle métallique. Les isolateurs à tige sont
utilisés, en position verticale, horizontale ou oblique, pour
les lignes de distribution, de même que pour les lignes télégraphiques
et téléphoniques. Ainsi, les poulies (que l'on
nomme à tort isolateurs-bobines) sont généralement
montées en position horizontale.
L'élément
de chaîne est relié à d'autres éléments,
à la pince de suspension du conducteur ou au support de façon
flexible, par un assemblage à rotule et logement de rotule
(ball and socket) ou à chape et tenon. Il existe
deux types principaux d'isolateurs suspendus : les isolateurs
à capot et tige (figure 2) et les isolateurs à long
fût (figure 3). Dans le cas des isolateurs à capot et
tige, chaque élément est constitué d'un capot,
d'une partie isolante en forme de jupe et d'une tige. L'isolateur
à long fût est constitué d'un bâton cylindrique
en céramique, muni d'ailettes, à chaque extrémité
duquel est fixée une pièce métallique de liaison.
Les isolateurs suspendus sont utilisés pour les lignes de transport.
Un ensemble de
plusieurs éléments de chaîne forme une chaîne
d'isolateurs. Les chaînes verticales ou obliques suspendent
les conducteurs aux pylônes d'alignement ; on les appelle
chaînes de suspension ou chaînes d'alignement
(figure 4). Une chaîne de suspension peut être simple
(4.1), double (4.2), en A (4.3) ou en V (4.4).
Les chaînes horizontales relient les conducteurs aux pylônes
d'ancrage ; on les appelle chaînes d'ancrage (figure 5).
Une chaîne d'ancrage peut être simple ou double.
Les isolateurs
sont munis de différents accessoires tels que les dispositifs
de fixation des isolateurs aux pylônes, les pinces, les pièces
de garde et contrepoids.

Examinons
l'agencement d'une chaîne de suspension simple constituée
d'isolateurs à capot et tige. On trouve d'abord les organes de
liaison entre les isolateurs et la charpente du pylône. Ils comprennent
deux éléments : l'étrier de fixation (figure
6), qui peut être remplacé par une chape, et la rotule
à oeil qui, elle, fait la liaison entre l'étrier et
le premier isolateur. À la suite du dernier isolateur, on trouve
la pince de suspension ou pince d'alignement (figure 7).
Cette pièce, destinée à supporter un conducteur,
comporte essentiellement une gouttière métallique plus ou
moins évasée et s'accroche au moyen d'accessoires de fixation
sous la chaîne d'isolateurs. On trouve enfin les pièces de
garde qui ont pour rôle principal d'éloigner l'arc de contournement
de la chaîne. Ces pièces de garde comprennent les cornes
de garde (figure 7) et les anneaux de garde ou anneaux pare-effluve(s)
(figure 8), dont l'usage est plutôt limité aux lignes à
très haute tension.
Dans le cas des
chaînes doubles, on place un palonnier (figure 9) entre
les pylônes et les files d'isolateurs ou entre les files d'isolateurs
et les conducteurs. Le palonnier est une pièce métallique,
généralement de forme triangulaire, permettant d'attacher
plusieurs files d'isolateurs ou plusieurs conducteurs en un seul point
de fixation. La disposition des pièces de garde est la même
que sur les chaînes simples.
Dans le cas des
chaînes d'ancrage (simple ou double), on utilise une pince
d'ancrage pour supporter le conducteur. Il s'agit d'un dispositif
destiné à soutenir la tension mécanique du conducteur.
Un autre accessoire,
le contrepoids (figure 7), est une masse constituée d'un
ou de plusieurs éléments ayant la forme de galettes
et servant à diminuer le soulèvement de la chaîne
de suspension et, par conséquent, à limiter l'amplitude
du balancement.
Marie Archambault
Chronique Pour bien se comprendre d'Hydro-Presse, mi-novembre
1979.
Refonte : Marie Archambault
Sources consultées
AVRIL, Charles, Construction des lignes aériennes à
haute tension, 1974.
CIGRÉ, Vocabulaire des lignes aériennes.
Encyclopédie des sciences industrielles Quillet, Électricité
Électronique Applications.
HAUTEFEUILLE, Pierre, PORCHERON, Yves, « Lignes aériennes », Techniques
de l'ingénieur, Électrotechnique.
VINET, Louise, Vocabulaire anglais-français et français-anglais
des lignes de transport d'électricité, 1976.
Reproduction autorisée avec mention de la source.
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