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Hydro-Québec
utilise des engins élévateurs à nacelle
pour la construction et l'entretien des lignes aériennes.
Qu'entend-on
par nacelle ? Est-ce l'ensemble de l'appareil ? Est-ce l'endroit où
le monteur ou l'élagueur prend place ? Est-ce à la fois
l'un et l'autre ? La nacelle1, que les Hydro-Québécois
appellent à tort bassicot ou panier, c'est uniquement
la partie de l'appareil qui sert à rapprocher le monteur
ou l'élagueur des conducteurs. Quant à l'appareil
lui-même, c'est un engin élévateur à nacelle,
ou plus simplement un élévateur à nacelle.
Lorsque l'élévateur
comporte deux nacelles, il ne faut pas dire une nacelle double,
mais un élévateur à nacelles. Seule la marque
du pluriel renseigne le lecteur. La nacelle double est une nacelle
à deux places.
L'élévateur
à nacelle est constitué de deux parties principales :
le véhicule2 et l'élévateur3
proprement dit.
Le véhicule
est formé du châssis et de la carrosserie.
Au châssis sont rattachés les stabilisateurs4,
tandis que la carrosserie comprend la cabine5 et les
coffres de rangement6.
L'élévateur
repose sur le châssis du véhicule par l'intermédiaire
du faux châssis. Une couronne de rotation assure
le mouvement de la nacelle ; elle est surmontée de la tourelle7
à laquelle est attaché le bras articulé8.
Attention ! Ce n'est pas un mât ni une flèche
mais un bras (le terme flèche appartient au vocabulaire
des grues). Le bras articulé se décompose à
son tour en deux parties : le bras inférieur9
et le bras supérieur10 . Enfin, l'élévateur
se termine par la ou les nacelles isolantes. Pour accroître
l'isolation de la nacelle, le constructeur a prévu une doublure
amovible, qui s'adapte parfaitement à l'intérieur
de la nacelle.
En résumé,
nous avons donc un engin élévateur à nacelle
(ou élévateur à nacelle) qui comporte à
l'extrémité de son bras supérieur une ou deux nacelles.
Voilà qui élimine bien des ambiguïtés.
Pauline Jourdain
Chronique Pour bien se comprendre d'Hydro-Presse, fin juin 1977.
Sources consultées
Contacts électriques, no 87, janvier, 1971.
Engins et outillages pour travaux électriques, Egi (marque
déposée).
L'Usine Nouvelle, édition mensuelle, mars 1977.
Vigilance, no 53, mars 1976.
Reproduction autorisée avec mention de la source.
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