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Chroniques
Voici des chroniques portant sur la terminologie du domaine de l'électricité ou de celui des barrages.
Des appellations qui tombent pile


Les achats d'Hydro-Québec couvrent une gamme impressionnante de matériel, des transformateurs aux gommes à effacer... Un inventaire d'environ 100 000 articles nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise. Pour des raisons d'économie, de sécurité, et pour atteindre à l'efficacité des communications entre les fournisseurs, les acheteurs et tous les usagers, on fait appel à un mécanisme bien connue : la normalisation.

À Hydro-Québec, un Comité du matériel à normaliser veille à ce que chaque article soit décrit avec précision et porte une appellation appropriée, mais une seule.

Nous aimerions faire connaître les résultats de quelques-uns des travaux effectués dans le cadre de la normalisation et montrer aux lecteurs le type de changements apportés à la suite de ces études.

Sectionneurs et interrupteurs

Au chapitre des sectionneurs et des interrupteurs, on a convenu de remplacer autosectionneur par interrupteur à commande automatique et les différents types d'autosectionneurs en conséquence. Désormais, on parlera donc d'interrupteurs « Durabute » ou « VBM » plutôt que d'autosectionneurs. De même, l'autosectionneur réenclenchant est devenu un interrupteur à refermeture automatique.

Après recherches et discussions, on a défini sectionneur-interrupteur de la façon suivante : Appareil de connexion composé de deux éléments : un sectionneur et une chambre de coupure. En position de fermeture, les contacts de la chambre de coupure ne supportent aucun courant.

Cette précision a permis de supprimer les expressions interrupteur sous charge et sectionneur-rupteur, toutes deux utilisées au préalable pour désigner le même appareil.

Pour un groupe donné de l'entreprise, le sectionneur-rupteur désignait un autre type d'appareil, qui se définit ainsi : Appareil de connexion composé de deux éléments : une chambre de coupure et un sectionneur. En position de fermeture, les contacts de la chambre de coupure et le sectionneur supportent des courants dans les conditions normales du circuit.

Dorénavant, cet appareil portera le nom d'interrupteur-sectionneur.

En outre, Hydro-Québec a décidé de remplacer monophasé par unipolaire et triphasé par tripolaire pour qualifier les sectionneurs et les interrupteurs.

L'électricité en boîte

Par ailleurs, un autre sous-comité a établi des distinctions pertinentes entre les mots pile, batterie et accumulateur. La pile, générateur d'électricité qui transforme au cours d'une réaction irréversible l'énergie chimique en énergie électrique, diffère de l'accumulateur qui est un élément électrolytique à réactions réversibles recevant, lors de la charge, de l'énergie électrique qu'il emmagasine sous forme d'énergie chimique pour la restituer en partie, à la décharge, sous forme de courant électrique.

La batterie est un ensemble de dispositifs de même type (accumulateurs, condensateurs, piles, etc.) couplés de façon à agir simultanément. Ainsi, la batterie d'automobile n'est rien d'autre qu'un ensemble d'accumulateurs reliés électriquement en série, ce qui constitue une batterie d'accumulateurs. L'ensemble de piles reliées les unes aux autres par la pression d'un ressort (dans une lampe de poche, un appareil-photo, etc.) constitue une batterie portative, une batterie de piles.

Il importe de préciser que la notion de réversibilité de réaction qui différencie l'accumulateur de la pile nous amène à conclure que les piles susceptibles de se recharger sans difficulté particulière prennent le nom d'accumulateurs.

Etc., etc.

Beaucoup d'autres articles ont fait l'objet d'études analogues : certains instruments de mesure (hydromètre, densimètre et pèse-acide), des matériels de protection contre les chutes (descendeur, descenseur et parachute), ainsi qu'un bon nombre d'appareils ou d'accessoires servant à l'éclairage extérieur.

La normalisation a donc permis de régler une certaine quantité de problèmes. Elle a contribué à supprimer environ 50 000 articles du fichier stock initial qui en contenait 150 000.




Nicole April
Chronique Pour bien se comprendre d'Hydro-Presse, fin février 1985.



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