En juillet 2015, en réponse à la Stratégie gouvernementale de développement durable 2015-2020 [PDF 2,6 Mo], nous avons fait paraître notre troisième Plan d’action de développement durable [PDF 515 Ko]. Par nos actions, nous voulons contribuer à la mise en œuvre de cette stratégie, de la Stratégie pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires et de l’Agenda 21 de la culture du Québec.

Suivi du plan d’action de développement durable 2015-2020

  • Action associée à la mise en œuvre de la Stratégie pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires.
  • Action associée à la mise en œuvre de l’Agenda 21 de la culture du Québec.

Action 1 : Réaliser des projets hydroélectriques

Indicateur Puissance cumulée disponible liée à la réalisation du complexe de la Romaine

  • Cible 2015 : 640 MW
  • Cible 2016 : 910 MW
  • Cible 2017 : 1305 MW
  • Cible 2018 : 1305 MW
  • Cible 2019 : 1305 MW
  • Cible 2020 : 1550 MW
  • Résultat 2017 : 1305 MW

En 2017, les travaux de construction du complexe de la Romaine, en Minganie, ont progressé rapidement (Côte-Nord). En septembre, nos équipes mettaient en service les deux groupes turbines-alternateurs de la centrale de la Romaine-3 (395 MW), puis intégraient au réseau la production d'électricité. Rappelons que les centrales de la Romaine-2 et de la Romaine-1 sont en exploitation depuis 2014 et 2015 respectivement.

À la centrale de la Romaine-3, nous avons terminé l’excavation du canal de fuite et le bétonnage du bouchon de la galerie de dérivation. Nous avons effectué la mise en eau du réservoir ainsi que le ramassage des débris ligneux sur le réservoir.

Au site de la Romaine-4 (245 MW), nous avons achevé l’excavation de la dérivation provisoire, de même que la construction de la rampe de mise à l’eau aval. Les rampes d’accès sont en place, en vue de la reprise des travaux d’excavation de la centrale en 2018. Les travaux correcteurs de la route principale ont eu lieu. La centrale produira ses premiers mégawatts dès 2020.

Les mises en service du poste de la Romaine-3 ainsi que de la ligne de la Romaine-3–Romaine-4 et de la ligne de la Romaine-4–Montagnais se sont terminées en septembre. Les travaux de construction du poste de la Romaine-4 devraient débuter en 2018.

Action 2 : Augmenter la puissance de centrales hydroélectriques existantes

Indicateur Gains cumulés au titre de la puissance additionnelle disponible à la pointe

  • Cible en puissance 2015 : 36 MW
  • Cible en puissance 2016 : 42 MW
  • Cible en puissance 2017 : 54 MW
  • Cible en puissance 2018 : 60 MW
  • Cible en puissance 2019 : 60 MW
  • Cible en puissance 2020 : 60 MW
  • Résultat 2017 : 55 MW

En Abitibi-Témiscamingue, les centrales de Rapide-2 et de Rapide-7 ont chacune enregistré des gains en puissance de 3 MW à la pointe de l’hiver 2016-2017, à la suite du remplacement d’une de leurs roues de turbine. La réfection de ces équipements permet en outre de produire 12 GWh d’énergie additionnelle chaque année. Quant à la centrale des Rapides-des-Quinze, qui a fait l’objet de travaux semblables, elle a enregistré un gain en puissance de 6,6 MW durant la même période. L’amélioration des performances permet de produire 23,8 GWh d’énergie additionnelle chaque année. Le projet se poursuivra avec le remplacement d’autres roues.

Action 3 : Poursuivre les actions en efficacité énergétique

Indicateur Nouvelles économies d’énergie annuelles (GWh)

  • Cible 2015 – 2020 : 500 GWh
  • Résultat 2017 : 524 GWh

Grâce à la participation des clients aux différents programmes en efficacité énergétique, les économies d’énergie en 2017 ont atteint 524 GWh, soit 203 GWh pour le marché résidentiel (y compris les réseaux autonomes) et 321 GWh pour le marché d’affaires. Dans le cadre du programme Gestion de la demande de puissance, nous estimons à 282 MW la diminution de la demande de puissance sur la période 2017-2018, en raison principalement de la participation de la clientèle commerciale et institutionnelle.

Ces résultats reflètent nos priorités actuelles, soit maintenir les économies récurrentes obtenues à ce jour, augmenter l’effet de la gestion de la demande de puissance et poursuivre les efforts en efficacité énergétique.

Action 4 : Poursuivre les efforts dans le domaine de l’électrification des transports au Québec

Indicateur Nombre de bornes de recharge du Circuit électrique en service et nombre de régions desservies

Indicateur Ententes de partenariat de recherche-développement

Indicateur Nombre de brevets détenus

  • Cible 2020 : 2 500 bornes
  • Résultat 2017 : 1 271 bornes/16 régions
  • Résultat 2017 : 5 ententes
  • Résultat 2017 : 552 brevet

Lancé en 2012, le Circuit électrique regroupe 251 partenaires et compte 1 271 bornes de recharge au Québec. Au 31 décembre 2017, il existait 1 175 bornes à 240 V et 96 bornes à 400 V (recharge rapide) dans 16 des 17 régions administratives du Québec. Le Circuit électrique a été prolongé jusqu’en Ontario, avec l’ajout de huit bornes à 240 V et dix bornes à 400 V le long d’autoroutes et dans la ville d’Ottawa.

Créé en 2017, le Centre d’excellence en électrification des transports et en stockage d’énergie regroupe les activités de R-D sur les matériaux de batteries et de commercialisation des brevets afférents. Ces travaux portent sur les composants physiques de batteries lithium-ion à forte densité de puissance et d’énergie destinées aux véhicules électriques et aux systèmes de stockage d’énergie de grande capacité. Parmi les ententes de partenariat industriel en vigueur, cinq ont trait à l’électrification des transports. Hydro-Québec possède également 552 brevets liés au stockage et à la conversion d’énergie.

Action 5 : Mieux faire connaître les connaissances acquises lors des études environnementales réalisées par Hydro-Québec

Indicateur Nombre de documents publiés sur le Web

  • Cible 2015 – 2020 : 2 documents publiés sur le Web
  • Résultat 2017 : 7 documents publiés sur le Web

Dans le cadre de nos projets, nous réalisons des études d’impact sur l’environnement depuis de nombreuses années. Les sept publications suivantes ont paru en 2017 :

  • Synthèse des connaissances sur le patrimoine bâti et technologique. Résultats des inventaires réalisés depuis 2003 et recommandations.
  • Bilan des études de suivi du milieu humain en phase d’exploitation – Utilisation du territoire par les autochtones, Phase 2 – Analyse. Synthèse des suivis de l'utilisation du territoire par les communautés autochtones, en présence d’aménagements hydroélectriques.
  • Saltwater Intrusion in the Baie de Rupert, James Bay. Article de vulgarisation sur les connaissances acquises et les résultats du suivi de l'intrusion saline dans la baie de Rupert, comportant un volet sur le savoir traditionnel autochtone.
  • If you build it, will they come? Spawning habitat remediation for sturgeon. Article portant sur les connaissances acquises et les résultats du suivi des aménagements réalisés pour l'esturgeon sur la rivière Rupert.
  • Long term follow-up of pCO2, pCH4 and emissions from Eastmain 1 boreal reservoir, and the Rupert diversion bays, Canada. Article scientifique portant sur l’effet de la dérivation partielle de la rivière Rupert sur le bilan des émissions de gaz à effet de serre du réservoir de l’Eastmain 1.
  • Monitoring saltwater intrusion in Rupert Bay, Québec, Canada, after the partial diversion of a major tributary. Article scientifique portant sur l'état des connaissances sur l'intrusion saline dans la rivière Rupert après un suivi de huit ans.
  • Intensity and duration of effects of impoundment on mercury levels in fishes of hydroelectric reservoirs in northern Québec (Canada). Synthèse des connaissances et des résultats du suivi du mercure dans la chair des poissons des réservoirs du complexe La Grande.

Action 6 : Poursuivre la protection et la mise en valeur du patrimoine bâti, technologique et intangible de l'entreprise

Indicateur Nombre de mesures réalisées d’ici 2020

  • Cible 2020 : 2 mesures
  • Résultat 2017 : 3 mesures

En 2017, nous avons publié un premier cahier du patrimoine sur la centrale de Beauharnois, présentant des éléments de l’histoire du lieu ainsi que de son patrimoine bâti et technologique. Cette publication est disponible au centre d'interprétation de la centrale. (Montérégie)

Action 7 : Renforcer les pratiques de gestion écoresponsable

Indicateur Émissions annuelles de GES du parc de véhicules légers (t éq. CO2)

  • Cible 2015 : 25 360 t éq. CO2
  • Cible 2016 : 25 360 t éq. CO2
  • Cible 2017 : 24 733 t éq. CO2
  • Cible 2018 : 24 590 t éq. CO2
  • Cible 2019 : 24 446 t éq. CO2
  • Cible 2020 : 24 302 t éq. CO2
  • Résultat 2017 : 21 532 t éq. CO2

Les émissions de GES du parc de véhicules légers ont diminué de 25,1 % par rapport à 2009 et de 5,8 % par rapport à 2016 (22 852 t éq. CO2). Ce résultat s’explique par une baisse de la consommation de carburant de plus de 500 000 litres par rapport à l’année précédente. Au 31 décembre, notre parc de véhicules comptait 5 174 véhicules, dont 1 571 véhicules lourds. Les émissions de GES des véhicules lourds ont diminué de 0,2 % par rapport à 2009, mais ont augmenté de 2,8 % par rapport à 2016 (28 718 t éq. CO2). Au cours de l'année, nous avons acquis 20 nouveaux véhicules lourds et enregistré une hausse de 9 % des kilomètres parcourus.

Notre parc compte 150 véhicules légers hybrides ou rechargeables. Nous voulons que ce nombre grimpe à d’ici 2020. Au nombre des véhicules lourds, notre parc compte cinq camions nacelles et onze camions-fourgons équipés d’un groupe électrogène d’appoint rechargeable, qui sert à alimenter divers outillages et remplace la génératrice qui équipe habituellement ce type de véhicule. Un processus d’acquisition de 26 nouveaux camions-fourgons avec système hybride est en cours.

Les déplacements d’affaires des membres de la Haute direction ont généré quelque 40 t éq. CO2 en 2017. Ces émissions ont été compensées par l’achat de crédits de carbone.

Indicateur Nombre d’appels effectués en vidéoconférence annuellement

  • Cible 2015 : 4 360 vidéoconférences
  • Cible 2016 : 4 430 vidéoconférences
  • Cible 2017 : 4 500 vidéoconférences
  • Cible 2018 : 4 580 vidéoconférences
  • Cible 2019 : 4 650 vidéoconférences
  • Cible 2020 : 4 720 vidéoconférences
  • Résultat 2017 : 12 247 vidéoconférences

La cible d’appels en vidéoconférence établie pour 2020 est déjà dépassée – c’est un outil qui permet de réduire les coûts, les déplacements et les émissions de GES. Le déploiement de la vidéoconférence se poursuivra au cours des prochaines années, de même que les efforts de sensibilisation du personnel à l’utilisation de ce moyen de communication. Quant au déploiement de l’application de communication unifiée permettant, entre autres, de faire du partage d’écran avec des collègues, il est terminé sur la majorité des postes informatiques de travail.

Indicateur Proportion d’imprimantes munies de la fonction d’impression écosécurisée

  • Cible 2020 : 15 %
  • Résultat 2017 : 16 %

Le service d’impression écosécurisée permet d’optimiser le parc d’imprimantes, de réduire la consommation de papier et de fournitures et d’assurer une confidentialité accrue. En 2017, il a généré une économie de papier de 10 %. Notre parc d’imprimantes compte 542 imprimantes écosécurisées (370 en 2016) sur un total de 3 383 imprimantes (3 238 en 2016). Parmi ces dernières, 1 741 imprimantes sont écosécurisables.

Action 8 : Poursuivre les mesures visant à prendre en compte et à protéger la biodiversité et les services écosystémiques

Indicateur Nombre de mesures novatrices appliquées annuellement pour prendre en compte et protéger la biodiversité et les services écosystémiques

  • Cible 2015 – 2020 : 5
  • Résultat 2017 : 5

Conformément aux orientations gouvernementales, nous poursuivons nos efforts dans la prise en compte et la protection de la biodiversité et des services écosystémiques. Nous avons mis de l’avant cinq actions novatrices en 2017 :

  1. Utilisation de semences indigènes pour l’ensemencement de prairies dans des milieux humides aménagés dans le secteur du complexe de la Romaine, en remplacement des mélanges habituels qu’on trouve sur le marché.
  2. Suivi télémétrique de l’aigle royal pour examiner l’impact de la construction du complexe de la Romaine sur l’utilisation de son habitat, notamment pour ce qui est de l’aménagement d’une plateforme d’héliport et d’une sablière.
  3. Déploiement d’un plan d’action pour inventorier, transporter et valoriser les résidus de frêne en vue de limiter la propagation de l’agrile du frêne. D’après l’inventaire réalisé sur les terrains de 43 bâtiments administratifs dans des zones réglementées, 9 000 frênes sont répartis sur les terrains de 23 bâtiments administratifs, dont 90 % sont en terrains boisés. Plus de 300 frênes ont été abattus et une centaine ont été traités.
  4. Réalisation d’inventaires acoustiques pour établir la diversité des chauves-souris, leurs populations étant en déclin, ou vérifier la présence de grives de Bicknell sur le site de projets. Sept espèces de chauves-souris ont été inventoriées.
  5. Obtention des traits fonctionnels pour l’ensemble des arbres du répertoire des arbres et arbustes du Québec. Cela permettra de mettre à jour le Répertoire des arbres et arbustes ornementaux pour mieux protéger la biodiversité.

Action 9 : Optimiser la prise en compte des principes de développement durable dans les projets et activités

Indicateur Nombre de projets ou activités ayant fait l’objet d’une analyse annuellement

  • Cible 2015 – 2020 : 1
  • Résultat 2017 : 1

Nous appliquons depuis longtemps les principes du développement durable dans nos projets et activités, notamment les projets de construction et de réhabilitation et les activités d’exploitation et de maintenance. Chaque projet est soumis aux conditions suivantes : la rentabilité, l’acceptabilité environnementale et l’accueil favorable des populations locales. Tenant compte de la volonté gouvernementale de renforcer l’application des principes de développement durable aux actions structurantes, nous procédons graduellement à une analyse de nos projets et activités significatifs sous l’angle des principes du développement durable.

En 2017, nous avons effectué l’analyse spécifique du projet de réfection de la digue de la centrale des Cèdres. Nous avons constaté que 15 des 16 principes de développement durable de la Loi sur le développement durable du Québec sont appliqués.

Mentionnons que ce projet de réfection tient compte notamment de la santé et de la qualité de vie des populations riveraines, de la protection de l’environnement et de la participation des collectivités locales. De plus, il comporte de nombreuses mesures d’atténuation.

Action 10 : Favoriser l'intégration et l'accueil favorable des équipements du réseau d’Hydro-Québec

Indicateur Proportion de MRC auprès desquelles le programme d’information à été diffusé (%)

  • Cible 2020 : 90 %
  • Résultat 2017 : 18 %

Nous avons commencé à déployer dans le Bas-Saint-Laurent, au Saguenay–Lac-Saint-Jean et en Abitibi-Témiscamingue un programme d’information auprès des instances municipales (aménagistes et urbanistes) pour mieux faire connaître le réseau électrique et la place qu’il occupe dans le développement du territoire. Ce programme permet d’améliorer les connaissances et les approches à préconiser lors de l’élaboration des instruments de planification et d’aménagement du territoire, tels que les plans métropolitains, les schémas d’aménagement et de développement et les plans d’urbanisme.

Action 11 : Intégrer la notion de cycle de vie à la démarche d'innovation

Indicateur Nombre de projets dans lesquels les principes de développement durable et d’éco-innovation ont été appliqués

  • Cible 2015 – 2020 : 1
  • Résultat 2017 : 1

Pour réduire notre empreinte environnementale et augmenter l’acceptabilité sociale de nos innovations technologiques, nous intégrons les principes de développement durable à notre démarche d’innovation. En 2017, ce fut le cas dans un projet de recherche sur le traitement des sols contaminés.

En présence d’une contamination mixte (contaminants organiques et inorganiques), la réhabilitation des sites pollués est problématique. Ces contaminants aux propriétés physicochimiques très différentes requièrent une intervention en plusieurs étapes, ce qui est coûteux. La manière de faire actuelle est la suivante : on excave les sols, on les soumet à un traitement thermique pour dégrader les composés organiques et on les enfouit en raison de leur teneur résiduelle en contaminants inorganiques.

Notre projet de recherche visait principalement à développer une stratégie de traitement des sols contaminés qui soit efficace, économiquement viable et respectueuse de l’environnement. Nous avions envisagé au départ une analyse du cycle de vie comparative, qui s’est avérée impossible étant donné l’absence de données sur la filière thermique. Nous avons alors effectué une comparaison qualitative de la filière thermique et de la filière de traitement développée par l’Institut national de la recherche scientifique (IRNS) sous trois aspects, soit l’impact sur l’environnement, l’acceptabilité sociale et la santé humaine. Le nouveau traitement de l’INRS semble plus avantageux sur les plans environnemental et social comme sur les plans technique et économique.

Nous avons tout de même réalisé une analyse du cycle de vie pour déterminer quelles étapes du traitement de l’INRS présentaient le plus d’impacts potentiels sur l’environnement. Ce procédé emploie des produits chimiques, mais utilise la même eau à chaque étape, ce qui vient réduire son empreinte environnementale.

Action 12 : Maintenir l'état des connaissances sur l'analyse du cycle de vie de l’électricité distribuée au Québec

Indicateur Nombre de mises à jour des données d’inventaire du cycle de vie du bouquet d’énergie électrique du Québec par année

  • Cible 2015 – 2020 : 1
  • Résultat 2017 : 1

Les données de 2015 relatives à la composition du bouquet d’énergie électrique du Québec ont été communiquées au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) pour être intégrées à la banque de données d’inventaire du cycle de vie québécoise BD-ICV et à la banque internationale de données ecoinvent. Ces banques permettent aux entreprises québécoises de tirer avantage de la propreté du bouquet d’énergie électrique du Québec et d’utiliser l’analyse du cycle de vie à plusieurs fins : empreinte carbone, déclarations de GES, écoconception, marketing, déclarations environnementales de produits, achats écoresponsables, etc.

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