Une source d’énergie propre
et renouvelable

Propre et renouvelable, l’hydroélectricité s’inscrit parmi les solutions à privilégier pour lutter contre les changements climatiques en Amérique du Nord.

De plus, Hydro-Québec soutient le développement d’autres sources d’énergie renouvelables comme l’éolien.

Grâce à ses choix énergétiques, le Québec affiche un bilan extrêmement favorable en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre. La filière hydroélectrique québécoise n’entraîne aucun rejet toxique et génère très peu d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

L’hydroélectricité : une ressource abondante qui se renouvelle

Hydro-Québec a su mettre en valeur l’immense richesse hydraulique du Québec, qui compte 500 000 lacs et 4 500 rivières. Elle a aménagé 75 rivières à des fins de production d’électricité, ce qui lui permet d’exploiter :

  • 62 centrales hydroélectriques
  • 27 grands réservoirs
  • 668 barrages
  • 99 ouvrages régulateurs

Tout cela, l’entreprise le fait en se souciant de préserver la qualité des plans d’eau et d’en partager l’utilisation. En misant sur une ressource renouvelable, Hydro-Québec s’assure de répondre aux besoins d’énergie des générations présentes et futures, tout en préservant l’environnement.

En plus de générer très peu d’émissions de GES et de ne créer aucun rejet toxique, l’eau qu’utilise la filière hydroélectrique québécoise pour produire de l’électricité retourne en totalité à la rivière, et sa qualité demeure la même.

Le cycle de l’eau

Par cycle de l’eau, on entend les transferts d’eau continuels qui s’opèrent entre les grands réservoirs d’eau à l’état liquide (océans, fleuves, rivières et lacs, nappes souterraines), solide (glaciers) et gazeux (atmosphère). Le moteur du cycle de l’eau est le soleil, dont la chaleur entraîne l’évaporation de l’eau. La vapeur d’eau s’élève dans l’atmosphère où elle se condense sur des particules en suspension pour former les nuages. Les gouttelettes et les cristaux qui forment les nuages s’amalgament et s’alourdissent progressivement pour retomber au sol sous forme de pluie ou de neige. Une bonne partie de cette eau retourne dans les océans en passant par les rivières et les fleuves.

Et le cycle recommence.

Illustration montrant un cours d’eau réchauffé par le soleil. Une série de flèches en enchaînement continu fait voir le cycle constitué par l’évaporation, la condensation et les précipitations.

L’hydroélectricité reconnue mondialement comme source d’énergie renouvelable

Reconnaissance officielle par 154 pays

En 2004, la Conférence internationale sur les énergies renouvelables de Bonn, en Allemagne, a réuni des officiels et autres représentants de 154 pays. En faisaient notamment partie l’Australie, la Suisse, l’Espagne, la Norvège, le Mexique, le Japon, la Chine, l’Italie, le Vietnam, le Danemark, la France, les États-Unis et le Canada. Les participants ont reconnu que les énergies renouvelables englobaient : l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’hydroélectricité, la biomasse (y compris les biocarburants) et la géothermie.

Reconnaissance officielle par de grandes organisations

  • À la 33e Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, tenue en septembre 2009, les participants ont convenu que l’hydroélectricité est une source d’énergie renouvelable et qu’elle devrait être reconnue comme telle dans les lois fédérales.
  • En novembre 2010, la National Association of Regulatory Utility Commissioners (NARUC), qui regroupe les organismes américains de réglementation des services publics tels que l’énergie, les télécommunications, l’eau et le transport, a reconnu que l’hydroélectricité est une source d’énergie propre et renouvelable.
  • L’Energy Information Administration du Department of Energy américain classe l’hydroélectricité parmi les sources d’énergies renouvelables. Les États-Unis produisent 9 % de leur énergie à partir de sources renouvelables, dont 35 % d’hydroélectricité.

Reconnaissance légale par le Vermont

Le 4 juin 2010, le Vermont a adopté une loi intitulée An Act Relating to Renewable Energy. Cette loi reconnaît l’hydroélectricité comme une forme d’énergie propre et renouvelable, quelle que soit la puissance de l’installation de production.

Par la suite, Hydro-Québec a signé, en août, un contrat d’approvisionnement à long terme (2012-2038) avec deux importants distributeurs d’électricité du Vermont.

Une source faiblement émettrice de gaz à effet de serre (GES)

La filière hydroélectrique québécoise est une source faiblement émettrice de GES et n’entraîne aucun rejet toxique.

Le bilan enviable du Québec grâce à l’hydroélectricité

Toute forme de production d’électricité entraîne directement ou indirectement l’émission de GES. Toutefois, la filière hydroélectrique se classe parmi les plus faiblement émettrices par kilowattheure produit.

Émission de GES des différentes filières de production d’électricité

Émission de GES des différentes filières de production d’électricité (en grammes équivalents CO<sub>2</sub> par kWh). Hydraulique au fil de l’eau : 4. Nucléaire : 6. Éolien : 9. Hydraulique avec réservoir : 10. Solaire photovoltaïque : 38. Thermique – gaz naturel : 422. Thermique – charbon : 957.

Une centrale hydroélectrique avec réservoir située en zone nordique émet 10 grammes de dioxyde de carbone (CO2) par kilowattheure produit. C’est la même quantité que son équivalent éolien et quatre fois moins que son équivalent solaire avec panneaux photovoltaïques, en raison notamment des procédés de fabrication utilisés pour les éoliennes et les panneaux solaires. Une centrale hydroélectrique produit 100 fois moins de GES qu’une centrale au charbon.

Quant aux émissions de méthane, elles ne constituent pas un enjeu au Québec, car l’eau des réservoirs boréaux comme ceux d’Hydro-Québec est froide et elle est rebrassée et réoxygénée régulièrement. Étant donné la teneur en oxygène supérieure de l’eau, une moins grande quantité de méthane est émise.

En 2011, l’électricité produite au Québec représentait 32 % de la production totale d’électricité canadienne de toutes sources, mais comptait pour moins de 1 % des émissions de GES attribuables aux entreprises d’électricité du pays.

Émissions de GES liées au secteur de l’électricité

Émission de GES liées au secteur électrique. Toutes les filières énergétiques, à des degrés divers et à différentes étapes de leur cycle de vie, contribuent à l’émission de gaz à effet de serre. La production d’énergie est à l’origine de 33 % des productions de GES des États-Unis, 20 % en Alberta, 9 % en Ontario et moins de 1 % au Québec. Note: Les données canadiennes englobent les émissions de GES liées à la production d’électricité et à la production de chaleur. Les données américaines concernent uniquement la production d’électricité. Mentionnons toutefois que la contribution de la production de chaleur aux émissions du secteur de l’électricité des États-Unis est très faible.

Toujours en 2011, le secteur de l’électricité a généré au Québec moins de 1 % des émissions de GES comparativement à 45 % (36 millions de tonnes) pour le secteur des transports. Grâce à une production d’électricité de source renouvelable de l’ordre de 98 %, tous producteurs confondus, le Québec affichait les émissions de GES les plus faibles du Canada, soit 10 tonnes par habitant.

Des exportations d’énergie propre

Hydro-Québec exporte une énergie propre et renouvelable à l’extérieur du Québec. Les perspectives à moyen et à long terme des ventes à l’exportation sont très favorables pour l’hydroélectricité, car les énergies renouvelables sont appelées à jouer un rôle essentiel dans une croissance économique qui intègre des objectifs de réduction des émissions de GES.

En 2012, les émissions de CO2 évitées de cette manière ont atteint 16 millions de tonnes. C’est l’équivalent des émissions annuelles de 4 millions de véhicules, soit presque l’équivalent des émissions annuelles de l’ensemble des automobiles et des camions.


Carte - Production d’électricité au Canada et aux États-Unis

Carte illustrant les différentes sources de production d’électricité au Canada et aux États-Unis et les émissions de gaz à effet de serre s’y rattachant.

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