Histoire d’Hydro-Québec

Un parcours marqué par l’audace

Amorcée dans les années 1940, l’histoire d’Hydro-Québec est jalonnée de réalisations audacieuses dictées par la volonté de valoriser l’immense potentiel hydraulique du Québec. Et cela, malgré les défis du climat et de la géographie. Quelques faits saillants :

1944 : Création de la Commission hydroélectrique de Québec

Le 14 avril, le gouvernement du Québec adopte une loi qui exproprie les actifs électriques et gaziers de la Montreal Light, Heat and Power Company Consolidated (MLH&P) et en confie la propriété et la gestion à la Commission hydroélectrique de Québec, en abrégé, Hydro-Québec.

1944-1959 : Développement du parc de production

Au cours de cette période, Hydro-Québec construit en succession la deuxième section de la centrale de Beauharnois, la centrale de Carillon, la troisième section de la centrale de Beauharnois et les centrales Bersimis-1 et Bersimis-2. En 1959, elle entreprend les travaux de construction du complexe
Manic-Outardes.

1962 : Un nouveau siège social

Les employés d’Hydro-Québec quittent le « Power Building », immeuble situé à l’angle des rues
Saint-Antoine (autrefois rue Craig) et Saint-Urbain et dont la société d’État a hérité de la MLH&P en 1944. Le nouveau siège social d’Hydro-Québec, au 75, boulevard René-Lévesque Ouest (autrefois boulevard Dorchester Ouest), est inauguré le 8 juin 1962.

1963 : Deuxième phase de la nationalisation de l’électricité

Le 1er mai, à la suite d’une offre publique d’achat (OPA), Hydro-Québec fait l’acquisition de distributeurs privés d’électricité. Quarante-cinq des quarante-six coopératives d’électricité ainsi que de nombreux réseaux municipaux acceptent aussi l’offre qui leur est faite par la suite.

1965 : Gentilly-1

Hydro-Québec conclut une entente avec Énergie atomique du Canada Limitée (EACL) en vue de la construction d’une centrale nucléaire expérimentale, la centrale de Gentilly-1. Par la suite,
Hydro-Québec se dotera aussi d’une centrale nucléaire commerciale, Gentilly-2. Un moratoire, édicté en 1980, mettra en veilleuse la construction de nouvelles centrales nucléaires au Québec. La centrale de Gentilly-2 cessera sa production le 28 décembre 2012.

1965 : Lignes à 735 kV, une première mondiale

Les lignes à 735 kV mises en service par Hydro-Québec en 1965 – les premières sur la planète – sont capables de transporter deux fois plus de courant que les lignes à 315 kV alors utilisées.

1967 : Création de l’Institut de recherche en électricité d’Hydro-Québec (IREQ)

Hydro-Québec se dote d’un centre de recherche de calibre international pour tirer profit des progrès de la technologie. Il sera inauguré en 1970 à Varennes, dans la région de Montréal.

1968 : Effervescence au complexe Manic-Outardes

Hydro-Québec mène à terme les travaux de construction de ce qui devait devenir alors le plus grand barrage à voûtes et contreforts multiples du monde. À l’origine, ce barrage devait être baptisé barrage Manicouagan-5. On l’a plutôt nommé barrage Daniel-Johnson, en mémoire du premier ministre du Québec de l’époque, qui est décédé sur les lieux, la veille de la date prévue de l’inauguration, en 1968. Dans ces circonstances, l’inauguration a été reportée à l’année suivante.

On assiste aussi à d’autres premières mondiales au complexe Manic-Outardes : le gigantesque barrage à joints évidés Manic-2 ainsi que le barrage Manic-3 et son double mur d’étanchéité, qui plonge à une profondeur de plus de 120 mètres dans le lit de la rivière Manicouagan.

1969 : Signature d’un contrat avec la Churchill Falls (Labrador) Corporation [CF(L)Co]

Selon les termes d’un contrat intervenu entre CF(L)Co et Hydro-Québec, cette dernière dispose de la quasi–totalité de la production de la centrale des Churchill Falls, et ce, jusqu’en 2041.

1971 : Lancement du « projet du siècle »

Hydro-Québec donne le coup d’envoi à l’aménagement du complexe La Grande, à la Baie-James. Elle confie la gestion du projet à la Société d’énergie de la Baie James, qui deviendra par la suite une filiale à part entière de l’entreprise. Après la mise en service de la centrale Laforge-2 en 1996, La Grande demeurera longtemps le plus vaste complexe de production hydroélectrique du monde.

1975 : Signature de la Convention de la Baie James et du Nord québécois

Hydro-Québec signe un pacte social sans précédent, établissant les droits et les obligations des Cris et des Inuits, et des autres parties en cause, ainsi que les modalités qui doivent régir le développement des ressources du territoire de la Baie-James.

1981 : Création de Nouveler

Nouveler est chargée de développer de nouvelles sources d’énergie et de faire la promotion de l’efficacité énergétique. À la suite d’une restructuration en 1997, Nouveler deviendra Hydro-Québec CapiTech, une société de capital de risque. Cette filiale à part entière d’Hydro-Québec est toujours en activité.

1984 : Première politique d’environnement d’Hydro-Québec

À compter de 1995, Hydro-Québec publie son Rapport de performance environnementale devenu, depuis, le Rapport sur le développement durable.

1987 : Inauguration du Laboratoire des technologies électrochimiques et des électrotechnologies (LTEE), à Shawinigan

La mission du laboratoire consiste à soutenir le développement des applications industrielles de l’électricité. En mai 2002, il prendra le nom de Laboratoire des technologies de l’énergie (LTE). Il fait partie de l’institut de recherche d’Hydro-Québec, l’IREQ.

1994 : Début des travaux du barrage de la Sainte-Marguerite-3

Sa hauteur de chute atteint un niveau exceptionnel de 330 mètres, soit l’équivalent de sept fois la hauteur des chutes du Niagara.

1996 : Création de la Régie de l’énergie

Le gouvernement du Québec met sur pied la Régie de l’énergie, un organisme responsable de l’encadrement réglementaire du transport et de la distribution de l’énergie.

1997 : Ouverture des marchés de gros de l’électricité en Amérique du Nord

Hydro-Québec rend son réseau de transport accessible à tous les intervenants sur les marchés
nord-américains. Elle crée la division Hydro-Québec TransÉnergie qui a pour mission d’offrir à l’ensemble de la clientèle un service de transport fiable et de qualité. H.Q. Energy Services (U.S.) Inc., filiale à part entière d’Hydro-Québec, obtient un permis de négociant en gros sur les marchés américains.

2000 : Un bénéfice net de 1 milliard

Pour la première fois, le bénéfice net d’Hydro-Québec passe la barre du milliard de dollars
(1 078 000 000 $)

2001-2002 : Création de nouvelles divisions

L’entreprise compte désormais quatre grandes divisions. À Hydro-Québec TransÉnergie (créée en 1997) s’ajoutent Hydro-Québec Distribution, Hydro-Québec Production et Hydro-Québec Équipement. Au début de 2002, la division Hydro-Québec Distribution dépose son premier plan d’approvisionnement auprès de la Régie de l’énergie.

2001 : Plan global en efficacité énergétique

Hydro-Québec présente son Plan global en efficacité énergétique, un ensemble de programmes et d’outils pour aider ses clients à réduire leur consommation.

2002 : Signature d’une entente historique : la Paix des Braves

Le 7 février, la signature d’une entente historique entre le gouvernement du Québec et le Grand Conseil des Cris ouvre la voie à deux projets hydroélectriques d’importance à la
Baie-James : l’aménagement de l’Eastmain-1 et celui de l’Eastmain-1-A avec dérivation partielle de la rivière Rupert.

2005 : Mise en service de la centrale de la Toulnustouc

Le barrage et la digue de la centrale de Toulnustouc, située au nord de Baie-Comeau, ont été réalisés selon la technique du masque amont en béton, technique peu habituelle au Québec.

2007 : Mise en service de la centrale de la Péribonka

Cette centrale de 405 MW est située dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

2009 : Mise en service d’une nouvelle interconnexion avec l’Ontario

Cette interconnexion d’une capacité de 1 250 MW vise à favoriser les échanges entre le Québec et l’Ontario et à sécuriser l’alimentation de l’Outaouais.

2010 : Le robot LineScout reçoit le prix Edison

Développé en collaboration avec l’IREQ, le robot LineScout a été mis en service en 2006. Cet outil perfectionné inspecte les lignes de transport sous tension difficiles d’accès. Hydro-Québec et la British Columbia Transmission Corporation, avec qui la société collabore pour faire évoluer ce robot, remportent le prix Edison 2010 pour la contribution de cette technologie au progrès de l’industrie de l’électricité.

2012 : Inauguration du Circuit électrique

Le 30 mars 2012 marque l’inauguration officielle du premier réseau de bornes de recharge publiques pour véhicules électriques du Québec et du Canada. Alimentées en énergie propre et renouvelable, les bornes à 240 V du Circuit électrique sont disponibles pour recharger des véhicules électriques dans plusieurs stationnements des régions métropolitaines de Québec et de Montréal.

2012 : Inauguration de la centrale de l’Eastmain-1-A

Le 28 juin 2012, la centrale hydroélectrique de l’Eastmain-1-A est inaugurée. Elle peut produire annuellement 2,3 TWh d’énergie, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de plus de 135 000 foyers.

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