Que signifie le terme déclassement ?

Le déclassement est le processus qui encadre la mise hors service définitive d’une installation nucléaire et la restauration du site de l’installation dans un état final prédéterminé. Ce processus comprend la mise à l’arrêt garanti du réacteur, puis la décontamination et le démantèlement des installations.

Comment se déroule le déclassement de la centrale de Gentilly-2 ?

Le processus de déclassement comporte quatre étapes : la préparation à la dormance, qui couvre le déchargement du réacteur et la désactivation des systèmes ; la période de dormance, soit le stockage du combustible pendant une quarantaine d’années ; le démantèlement des installations ; et enfin, la remise en état du site.

Qu’est-il advenu du personnel de la centrale ?

Hydro-Québec a respecté ses obligations aux termes des conventions collectives en vigueur. En date du 31 octobre 2016, tous les employés excédentaires (595) avaient été réaffectés ailleurs dans l’entreprise, dont 60 % dans la même région. Un certain nombre ont toutefois décidé de quitter l’organisation.

Comment le site de l’ancienne centrale est-t-il sécurisé ?

Hydro-Québec continue d’assurer la sécurité du site en conformité avec la réglementation en vigueur.

Les déchets resteront sur le site pendant combien de temps ?

Les déchets seront entreposés dans les enceintes de l’installation de gestion des déchets radioactifs solides. Les grappes de combustible seront transférées dans les modules CANSTOR au terme d’un séjour d’environ sept ans dans la piscine de stockage. Suivant le plan de stockage géologique de la Société de gestion des déchets nucléaires, le transfert des grappes de combustible de Gentilly-2 dans un site d’entreposage définitif débutera à la fin de la période de dormance, soit vers 2050, pour se terminer vers 2064.

Les opérations de déclassement peuvent-elles avoir un impact sur l’environnement ou sur la santé de la population riveraine ?

Les opérations de déclassement sont assujetties à des normes de sûreté et de sécurité strictes et font l’objet d’un suivi environnemental rigoureux. Hydro-Québec respecte les exigences de la réglementation, comme elle l’a toujours fait en phase d’exploitation. Le suivi environnemental de la centrale a d’ailleurs démontré que l’exploitation n’avait pas eu d’impact sur l’environnement ni d’incidence sur la santé du personnel et de la population. Par exemple, le rayonnement attribuable aux installations de Gentilly-2 à la centrale est tellement faible qu’il se confond totalement avec la radioactivité naturelle.

Comment peut-on être sûr que les travaux seront faits selon les meilleures pratiques et dans les règles ?

La Commission canadienne de sûreté nucléaire réglemente le cycle de vie complet des centrales nucléaires. Elle veille donc à ce que les opérations de déclassement respectent les exigences de la réglementation en ce qui concerne la protection des travailleurs, de la population et de l’environnement. Hydro-Québec respectera la réglementation comme elle l’a fait pendant toute la durée de l’exploitation de la centrale.

Dans combien de temps le terrain sera-t-il revenu à son état initial ?

Le site sera remis en état après les opérations de démantèlement, soit à l’horizon 2060.

Pourrait-on redémarrer la centrale si le Québec changeait de politique énergétique ?

Le prolongement de la vie utile de la centrale de Gentilly-2 aurait nécessité des travaux de réfection complexes et de grande envergure. Après analyse, il est apparu que la fermeture définitive de la centrale était beaucoup plus avantageuse sur le plan financier. Le gouvernement du Québec a annoncé sa décision en septembre 2012, et Hydro-Québec a lancé les opérations de déclassement en janvier 2013.

Comment puis-je en savoir davantage ?