La centrale nucléaire de Gentilly-2

Installation de gestion des déchets radioactifs solides

Les centrales nucléaires produisent divers types de déchets radioactifs solides qui se distinguent principalement par leur degré de radioactivité. Les déchets de faible et de moyenne activité sont entreposés sur le site de la centrale dans l'aire de stockage des déchets radioactifs et, depuis 2009, dans la nouvelle installation de gestion des déchets radioactifs solides. Le combustible irradié est quant à lui entreposé dans l'aire de stockage à sec. La bonne gestion de ces déchets est un élément essentiel de l'exploitation d'une centrale nucléaire. Elle fait appel à des procédures de radioprotection rigoureuses visant à assurer la protection du personnel, de la population et de l'environnement.

L'exploitation des installations de stockage des déchets radioactifs de la centrale de Gentilly-2 est également soumis à un permis associé de conditions dont le respect est surveillé de près par la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Aire de stockage à sec du combustible irradié (ASSCI)

Le combustible irradié qui est retiré du réacteur séjourne au moins sept ans dans la piscine de stockage adjacente avant d'être entreposé dans des modules de stockage à sec CANSTOR situés à l'intérieur du périmètre surveillé de la centrale.

Les sept modules CANSTOR en exploitation à la centrale de Gentilly-2 à la fin de 2009 contenaient 78 000 grappes de combustible. Deux nouveaux modules ont été construits au cours de l'année.

Installation de gestion des déchets radioactifs solides (IGDRS)

Les déchets faiblement et moyennement radioactifs sont désormais stockés dans l'installation de gestion des déchets radioactifs solides (IGDRS).

En 2009, Hydro-Québec a poursuivi ses efforts en vue de réduire le volume des déchets radioactifs solides produits dans le cadre de l'exploitation et de la maintenance de la centrale de Gentilly-2. L'acquisition d'un compacteur de barils a permis de réduire le volume occupé par 600 barils non réutilisables. Au total, 114 m3 d'espace ont ainsi été récupérés, soit l'équivalent de dix conteneurs maritimes de 6 m (20 pi).

Gestion à long terme du combustible irradié

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN), dont Hydro-Québec est membre, a vu le jour en 2002, en vertu de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire. Elle a été chargée d'élaborer et de mettre en œuvre une méthode de gestion à long terme du combustible irradié au Canada qui soit socialement acceptable, techniquement sûre, écologiquement responsable et économiquement viable.

En 2007, le ministre des Ressources naturelles du Canada a approuvé la méthode de gestion recommandée par la SGDN, appelée Gestion adaptative progressive (GAP), qui allie une méthode technique et un système de gestion pouvant s'adapter tant aux changements technologiques et scientifiques qu'à l'évolution des politiques publiques. Sur le plan technique, l'objectif ultime de la GAP est le confinement et l'isolement du combustible nucléaire irradié dans un dépôt géologique en profondeur.

En 2009, la SGDN a amorcé une consultation publique invitant tous les Canadiens à s'exprimer sur le processus de sélection d'un site pour la mise en œuvre de la GAP. La consultation a mené la SGDN à Trois-Rivières, à Montréal et à Québec au cours de l'été 2009.

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