Installations de Gentilly-2

Installations de gestion des déchets radioactifs solides et du combustible irradié

Les centrales nucléaires produisent divers types de déchets radioactifs solides et du combustible irradié qui se distinguent principalement par leur degré de radioactivité. Les déchets de faible et de moyenne activité sont entreposés sur le site de la centrale dans l'aire de stockage des déchets radioactifs et, depuis 2009, dans la nouvelle installation de gestion des déchets radioactifs solides. Le combustible irradié est quant à lui entreposé dans l'aire de stockage à sec. La gestion conforme des déchets radioactifs et du combustible nucléaire irradié fait appel à des procédures de radioprotection et à une surveillance environnementale rigoureuses visant à assurer la protection du personnel, de la population et de l'environnement.

l'exploitation des installations de stockage des déchets radioactifs de Gentilly-2 est également soumise à un permis assorti de conditions dont le respect est surveillé de près par la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Aire de stockage des déchets radioactifs (ASDR)

L’aire de stockage de l’ASDR fut la première aménagée sur le site, pour l’entreposage des déchets radioactifs solides. Bien qu’elle ait été moins utilisée au cours des dernières années, cette aire offre toujours un espace de stockage résiduel pour certains types de déchets de moyenne activité. La surveillance environnementale y est toujours réalisée, en conformité des conditions d’exploitation.

Installation de gestion des déchets radioactifs solides (IGDRS)

Les déchets faiblement et moyennement radioactifs sont désormais stockés dans l'installation de gestion des déchets radioactifs solides (IGDRS). Cette récente installation de stockage de déchets radioactifs solides a été construite en deux phases distinctes et compte plusieurs enceintes hors-sol.

Dans le cadre des activités maintenues à Gentilly-2, Hydro-Québec poursuit ses efforts en vue de réduire à la source le volume des déchets radioactifs solides produits. Aussi, certains équipements permettent la compaction des déchets radioactifs générés, avant leur transfert aux enceintes de stockage. Un volet important de la surveillance environnementale est dédié à cette nouvelle installation.

Aire de stockage à sec du combustible irradié (ASSCI)

Le combustible nucléaire irradié retiré du cœur du réacteur de Gentilly-2 en 2013, séjourne dans une piscine de stockage pour une période d’environ sept ans. Il sera ensuite transféré dans les modules de stockage à sec CANSTOR, tous situés à l'intérieur du périmètre sécurisé de la centrale.

En fin d’année 2015, les neuf modules CANSTOR en exploitation à la centrale de Gentilly-2 contenaient un peu plus de 100 000 grappes de combustible nucléaire irradié. Deux nouveaux modules CANSTOR seront bientôt construits pour permettre de compléter le stockage à sec des quelques 30 000 grappes qui demeurent toujours en piscine à ce jour. La surveillance environnementale couvre également cette installation.

Pour en savoir plus sur la construction des CANSTOR 10 et 11

Gestion à long terme du combustible irradié

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN), dont Hydro-Québec est membre, a vu le jour en 2002, en vertu de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire. Elle a été chargée d'élaborer et de mettre en œuvre une méthode de gestion à long terme du combustible irradié au Canada qui soit socialement acceptable, techniquement sûre, écologiquement responsable et économiquement viable.

En 2007, le ministre des Ressources naturelles du Canada a approuvé la méthode de gestion recommandée par la SGDN, appelée Gestion adaptative progressive (GAP), qui allie une méthode technique et un système de gestion pouvant s'adapter tant aux changements technologiques et scientifiques qu'à l'évolution des politiques publiques. Sur le plan technique, l'objectif ultime de la GAP est le confinement et l'isolement du combustible nucléaire irradié dans un dépôt géologique en profondeur.

En 2009, la SGDN avait amorcé une consultation publique invitant tous les Canadiens à s'exprimer sur le processus de sélection d'un site pour la mise en oeuvre de la GAP. Cette consultation avait alors mené la SGDN à Trois-Rivières, à Montréal et à Québec. À la suite d'une consultation de deux ans auprès des Canadiens, le processus de sélection d'un site a été lancé. La SGDN est maintenant entrée dans le processus d'évaluation préliminaire de l'aptitude de chacun des neuf différents sites toujours à l'étude.

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