Un projet de développement durable
Le projet de l'Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert se démarque par l'intégration, dès la conception, de mesures environnementales qui tiennent compte des préoccupations du milieu d'accueil.
En effet, grâce à une combinaison de digues et de canaux qui faciliteront l'écoulement de l'eau, la création des biefs Rupert entraînera un ennoiement minimal du territoire. Aussi, un important débit réservé écologique et des seuils prévus sur la Rupert permettront de protéger les habitats du poisson, de préserver le paysage et de maintenir la navigation ainsi que les activités pratiquées sur le territoire. Autre fait à signaler : la participation des Cris à toutes les étapes de réalisation du projet, de la conception jusqu'au suivi environnemental.
Notre suivi
Le suivi consistera à évaluer les conditions de navigation en embarcation motorisée, en canot et en kayak dans les rivières Rupert, Lemare et Nemiscau, les biefs Rupert et les lacs Boyd et Sakami. Hydro-Québec suivra les débits et les niveaux des plans d'eau modifiés avant et après la dérivation. Elle apportera au besoin les mesures correctives nécessaires au maintien de la navigabilité des cours d'eau.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Restitution d'un débit réservé de 29 % en aval du barrage de la Rupert. |
Le débit réservé réduira la baisse du niveau de l'eau en aval du barrage de la Rupert et permettra de maintenir la navigation. |
Restitution d'un débit équivalent au débit naturel des rivières Lemare et Nemiscau. |
Les ouvrages hydrauliques assurent le maintien des niveaux d'eau sur les rivières Lemare et Nemiscau. |
Aménagement de huit ouvrages hydrauliques. |
Les ouvrages hydrauliques permettront de rehausser le niveau de l'eau et d'améliorer la navigation dans les tronçons contrôlés par les seuils. |
Aménagement d'un passage sécuritaire pour contourner les zones de travaux. |
La construction entravera la navigation aux divers chantiers en eau. |
Mesures pour rendre les biefs navigables et sécuritaires :
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La création des biefs modifiera la navigation dans ce secteur.
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Mesures pour rendre le secteur à débit réduit navigable et sécuritaire :
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Grâce au débit réservé et aux huit ouvrages hydrauliques, la rivière Rupert à débit réduit restera navigable sur toute sa longueur. Cependant, les parcours seront modifiés dans les tronçons de rivière qui ne sont pas influencés par les ouvrages hydrauliques. |
Mesures pour faciliter la navigation et l'accès aux rives dans le secteur à débit augmenté :
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L'augmentation du débit risque de provoquer l'accumulation des débris ligneux dans certaines baies. |
Notre suivi
Le programme de suivi se déroulera sur une période pouvant atteindre 15 années après la dérivation de la Rupert et permettra de voir comment les mesures d'atténuation mises en place avec les utilisateurs leur permettront d'adapter leurs activités de chasse, de pêche et de trappage aux nouvelles conditions du milieu.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Mise en place avec les Cris de mesures pour permettre aux utilisateurs de terrains de trappage touchés par le projet de poursuivre leurs activités d'exploitation :
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Le projet touchera un peu plus de 12 % des terrains de trappage exploités par les Cris (36 sur 286). Ces derniers devront réorganiser leurs activités de chasse, de pêche et de trappage. Certains campements sont situés dans les futurs biefs ou dans des secteurs qui feront l'objet de travaux.
Le projet modifiera la configuration de certains plans d'eau, le réseau routier et les sentiers de motoneige. Aussi les utilisateurs devront-ils modifier certains trajets qu'ils utilisent en motoneige ou en embarcation pour exploiter leur terrain ou se rendre à leurs campements. La perte de certains sites de chasse causée par l'inondation des biefs et la réduction de débit sur la Rupert perturberont les activités de chasse à l'oie des Cris.
La réduction de débit de la Rupert modifiera les conditions de pêche à Smokey Hill. |
Calendrier des mesures d'atténuation |
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Notre suivi
Le suivi comprendra l'efficacité des mesures prises pour favoriser l'intégration des travailleurs cris et pour harmoniser les relations entre les travailleurs et les communautés. Il abordera également des sujets comme le cheminement professionnel et la formation.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Mise en place de mesures pour faciliter l'intégration des travailleurs cris dans les différents campements de construction en collaboration avec les entrepreneurs et les organismes cris. Mise en place de mesures permettant d'harmoniser les relations entre les travailleurs et les communautés cries.
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Aider les travailleurs cris, éloignés de leurs familles pendant plusieurs semaines, à s'adapter à un milieu de vie fort différent de leurs communautés d'origine. Encadrer les échanges entre les travailleurs et les communautés cries habituellement isolées. Parmi les mesures mises en œuvre, on a embauché des conseillers cris et construit un shaputuan pour la tenue d'activités sociales et de repas traditionnels cris. |
Calendrier des mesures d'atténuation |
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Notre suivi
Hydro-Québec est soucieuse de maintenir les usages de l'eau dans les rivières fortement utilisées par les Cris. Un suivi de la couleur, de la turbidité et des matières en suspension sera effectué sur la Rupert et la Nemiscau, principalement aux endroits où sont concentrés les campements cris et à Waskaganish.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Construction d'une nouvelle usine d'eau potable à Waskaganish pour répondre aux besoins de la communauté jusqu'à l'horizon 2025. |
La capacité de l'usine d'eau potable actuelle ne peut faire faire face aux besoins futurs de la communauté. |
Notre suivi
On effectuera un suivi annuel des activités de pêche et de chasse sportives des travailleurs de 2007 à 2011 afin d'en déterminer les caractéristiques et d'établir si des modifications aux modalités ou aux mesures incitatives qui les encadrent sont requises pour réduire les impacts.
Le suivi évaluera aussi la satisfaction des maîtres de trappage cris concernés à l'égard de ces mesures.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Gestion par la Société Weh-Sees Indohoun des activités de chasse et pêche sur un territoire de 16 656 km2 comprenant la majorité des campements des travailleurs. À l'extérieur de ce territoire, mise en place de mesures visant à inciter les travailleurs à déclarer de façon volontaire leurs captures et lieux de pêche.
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Éviter la surexploitation des ressources fauniques par les travailleurs qui pratiquent la chasse et la pêche sportives ainsi que les conflits avec les utilisateurs cris du territoire pouvant en découler. Les études de suivi réalisées dans le cadre du suivi du projet de l'Eastmain-1 ont démontré qu'il s'agit d'une mesure efficace et appréciée des Cris pour éviter la surexploitation des ressources fauniques.
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Calendrier des mesures d'atténuation |
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Notre suivi
Afin de gérer le risque associé à la consommation de poissons, nous ferons le suivi de la teneur en mercure dans la chair des principales espèces consommées par les pêcheurs sportifs et les Cris. Ce suivi se poursuivra jusqu'à ce que les teneurs permettent une fréquence de consommation comparable à celle qui prévaut actuellement.
Un protocole de suivi détaillé sera proposé aux intervenants concernés aux fins de discussion et de mise en œuvre.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Ces mesures permettront aux utilisateurs du territoire de continuer à consommer du poisson sans s'exposer aux effets indésirables du mercure.
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La création des biefs entraînera la submersion d'une grande quantité de matières organiques terrestres dont la décomposition bactérienne aura pour effet de libérer du méthylmercure. Assimilée par tous les organismes aquatiques, cette forme de mercure s'accumule tout au long de la chaîne alimentaire. La hausse prévue des concentrations de mercure sera temporaire. La teneur en mercure dans la chair des poissons augmentera dans les biefs et, dans une moindre mesure, dans les rivières Nemiscau, Lemare et Rupert en aval des ouvrages de restitution. La concentration atteindra un pic de 3 à 10 ans après la mise en eau des biefs, puis diminuera pour revenir à la normale au bout de 10 à 30 ans, selon les espèces. Les teneurs en mercure seront plus élevées chez les espèces piscivores, comme le grand brochet, le touladi et le doré jaune, que chez les espèces qui se nourrissent d'insectes, de plancton ou de benthos, comme le grand corégone et l'esturgeon.
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| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Ce programme archéologique permettra :
Les Cris et, dans la mesure du possible, les membres des familles concernées participent avec les équipes d'archéologues aux activités sur le terrain. De plus, dans le cadre de la Convention Boumhounan, Hydro-Québec a créé un fond géré par la Société Niskamoon pour le développement et la mise en valeur du patrimoine archéologique et culturel des Cris. Ces recherches archéologiques complètent celles d'Hydro-Québec.
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Les travaux liés à la construction de l'aménagement hydroélectrique entraîneront la disparition de sites archéologiques. Amorcés en 2002, les inventaires ont servi à repérer les sites archéologiques, et les fouilles entreprises en 2007 ont permis la découverte d'outils lithiques, de tessons de céramique amérindienne, de perles de verre, etc.
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Calendrier des mesures d'atténuation |
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Notre suivi
Après la mise en eau des biefs, un suivi annuel sur l'évolution du déboisement par les agents naturels (abaissement de la couverture de glace, vague, vent) et le déplacement des débris ligneux sera réalisé sur une période de six ans.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Dans les biefs Rupert
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Améliorer la navigation, l'accessibilité des rives, la sécurité des usagers, la qualité du paysage et l'écoulement des eaux. Diminuer la perte de la ressource forestière en tenant compte de l'accessibilité du bois et de la rentabilité liée à sa récupération. |
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Déboisement : 2007 à 2009 |
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Notre suivi
Après le dérivation partielle de la Rupert, Hydro-Québec évaluera l'incidence de la réduction du débit sur la qualité paysagère de la Rupert et sur la perception des utilisateurs de la rivière et définira, au besoin, des mesures d'atténuation.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Huit ouvrages hydrauliques |
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En plus de protéger les habitats du poisson et de faciliter la navigation, les huit ouvrages hydrauliques permettront de conserver les niveaux d'eau moyens sur près de la moitié du tronçon à débit réduit de la Rupert et de maintenir ainsi l'aspect naturel du paysage dans ces secteurs. |
La dérivation d'environ la moitié du débit de la Rupert modifiera le paysage de la rivière. |
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Rapides |
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Intervention au besoin pour améliorer l'aspect visuel des rapides Oatmeal et de ceux de Smokey Hill après la dérivation afin de maintenir l'intérêt paysager des rapides de deux lieux d'observation. |
La diminution du débit et des vitesses de la Rupert changera l'aspect visuel des rapides. |
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Belvédères et panneaux d'interprétation
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Calendrier des mesures d'atténuation et de mise en valeur |
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Notre suivi
Le suivi des populations de poissons nous vise à vérifier le maintien de la diversité et de l'abondance des espèces ainsi que l'efficacité des frayères aménagées et du débit réservé. Si le suivi révèle un impact imprévu ou un impact sous-évalué, cet impact sera étudié conjointement avec les Cris et les autorités compétentes et des mesures correctives seront rapidement prises.
Le suivi dans le secteur des biefs et le tronçon à débit réduit de la Rupert porte sur :
Le suivi dans le secteur à débit augmenté porte sur :
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Dans le tronçon à débit réduit de la Rupert |
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Restitution d'un débit réservé de 29 % en aval du barrage de la Rupert. |
Le débit réservé permettra de protéger la grande majorité des frayères à esturgeon jaune, à grand corégone, à doré, à meuniers et à brochet. |
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Aménagement d'un tapis granulaire au PK 20,4. |
Protéger la frayère à cisco anadrome, cette espèce frayant chaque automne en aval des rapides de Smokey Hill. |
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Aménagement de sept seuils. |
Protéger surtout les habitats d'alimentation et d'alevinage des poissons. |
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Aménagement :
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Malgré la construction des seuils en aval du barrage de la Rupert, la réduction du débit entraînera une perte d'habitat. L'aménagement de frayères permettra d'assurer la pérennité des espèces présentes. |
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Production et ensemencement de jeunes esturgeons :
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La diminution de débit risque de réduire la productivité de l'esturgeon. L'ensemencement permettra d'améliorer le succès de reproduction de l'espèce dans un site où il y a déjà eu abondance. |
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Dans les biefs Rupert |
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Aménagement de :
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La création d'un nouveau plan d'eau de 346 km2 entraînera globalement un gain d'habitat pour le poisson. Cependant, des frayères seront ennoyées. Elles seront remplacées pour maintenir la reproduction et la diversité des poissons dans le secteur. |
Calendrier des mesures d'atténuation |
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L'esturgeon jaune est une espèce d'intérêt particulier. En région nordique, ce poisson peut vivre plus de 80 ans. L'âge de la première reproduction est environ 25 ans chez les mâles et environ 30 à 40 ans chez les femelles. La fréquence de reproduction est d'environ 6 ans pour les mâles et de 10 ans pour les femelles. L'esturgeon jaune est une espèce d'un grand intérêt écologique, qui est susceptible d'être désignée vulnérable. Cette espèce très prisée ne peut être pêchée que par les Cris sur le territoire de la Baie-James.
La population anadrome de ciscos de lac s'alimente dans la baie de Rupert et la baie James durant le printemps et une bonne partie de l'été. Une partie importante de celle-ci remonte la partie inférieure de la Rupert en août et en septembre pour venir frayer en aval des rapides de Smokey Hill. La grande frayère à cisco de Smokey Hill, sur la rivière Rupert, sera peu affectée par le projet grâce au débit réservé et à la présence d'un tapis en enrochement. Celui-ci permettra de maintenir les niveaux d'eau sur plus de trois kilomètres de la frayère.
Notre suivi
Le programme de suivi des oiseaux comprendra des inventaires aériens et au sol dans différents secteurs permettant de vérifier l'ampleur des impacts sur la sauvagine, sur les oiseaux de proie, sur les oiseaux forestiers et sur les espèces à statut particulier. Il servira aussi à établir l'utilisation des plateformes de nidification et des étangs aménagés.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Dans les biefs Rupert |
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Mise en place, en périphérie des biefs Rupert, de plateformes de nidification pour la chouette lapone et, au besoin, pour le balbuzard pêcheur et le pygargue à tête blanche.
Création de quelques étangs dans une tourbière boisée au nord du bief aval pour favoriser la reproduction de la mouette de Bonaparte. |
La création des biefs ennoiera des sites de nidification de plusieurs espèces d'oiseaux.
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Calendrier des mesures d'atténuation |
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Notre suivi
Après la mise en eau des biefs, Hydro-Québec fera un suivi de l'abondance et de la densité des orignaux et des caribous dans le secteur des biefs.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Dans les biefs Rupert |
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Survols héliportés pour suivre le déplacement de la faune terrestre et, au besoin, sauvetage des animaux en péril.
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La mise en eau des biefs contraindra les orignaux et les caribous à contourner les zones ennoyées. |
Calendrier des mesures d'atténuation |
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Notre suivi
Pendant la mise en eau, Hydro-Québec fera plusieurs survols héliportés pour suivre le déplacement de la faune terrestre et, au besoin, interviendra auprès des animaux en péril. Quelques années après la mise en eau, Hydro-Québec fera un inventaire des colonies de castors qui se seront établies sur les rives des nouveaux plans d'eau.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Dans les biefs Rupert et dans le tronçon à débit réduit de la Rupert |
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Avant la mise en eau, trappage intensif ou déplacement par les maîtres de trappage des castors et des ours qui se trouvent dans les zones inondées ou exondées d'après les inventaires réalisés préalablement.
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La création des biefs Rupert, la construction
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Calendrier des mesures d'atténuation |
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Caribou forestier |
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Au cours des dernières années, les chercheurs ont défini trois écotypes du caribou : le montagnard, présent dans les monts Chics-Chocs en Gaspésie et les monts Torngat qui bordent l'est de la baie d'Ungava, le toundrique, qui migre annuellement sur des milliers de kilomètres et qui met bas dans la toundra, et le forestier, qui vit toute l'année en hardes isolées, sédentaires et peu nombreuses dans la forêt boréale. Le caribou forestier est une espèce vulnérable au Québec. Les biefs Rupert sont dans une zone où le caribou forestier et le caribou toundrique se mélangent. Certains hivers, des hardes de caribous toundriques descendent jusqu'aux biefs pour repartir au mois d'avril mettre bas plus au nord. La présence de caribous forestiers au printemps et en été indiquerait que la région est fréquentée par cette espèce. Cependant, on connaît mal leur abondance et leurs sites de mise bas dans le secteur. Un suivi particulier sera effectué sur cette espèce. |
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Oiseaux à statut particulier |
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Le secteur des biefs est fréquenté par le hibou des marais, le pygargue à tête blanche et la mouette de Bonaparte. L'habitat de nidification de quelques couples de mouettes sera modifié par la création du bief aval. Pour atténuer cet impact, on prévoit excaver des mares dans une tourbière boisée avoisinante. On a recensé treize espèces d'oiseaux rares ou vulnérables dans la baie de Rupert, notamment la barge marbrée, la grue du Canada, le râle jaune et le bruant de Nelson. Ces espèces ne seront pas touchées par le projet. Deux nids de barge marbrée ont été découverts en juin 2003 dans les habitats riverains de la baie. Il s'agit des premiers nids de cette espèce répertoriés au Québec. |
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Rainette faux-grillon boréale |
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La rainette faux-grillon boréale est un petit amphibien dont la taille, à l'âge adulte, est inférieure à 4 cm. Sa présence au Québec a été officiellement validée pour la première fois lors des inventaires menés dans le cadre du projet, l'espèce ayant été observée dans les hauts marais littoraux de la baie de Rupert. Le projet n'aura pas d'impact sur cette espèce. |
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Espèces floristiques à statut particulier |
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On a inventorié quatre plantes susceptibles d'être désignées vulnérables au Québec dans la bande de 2 km bordant la rivière Rupert : Gratiola aurea f. pusilla, Hieracium robinsonii, Hudsonia tomentosa et Canadanthus modestus. Seulement quelques individus de gratiola aurea seront touchés par la réduction du débit et cette espèce fera l'objet d'une attention particulière dans le suivi. |
Notre suivi
Un suivi de la stabilité des berges est prévu le long du tronçon à débit réduit de la rivière Rupert, à la prise d'eau de Waskaganish et le long du tronçon estuarien de la Grande Rivière.
Le suivi comportera des relevés des berges et une évaluation de leur évolution à partir de l'état de référence ainsi qu'une vérification de l'efficacité de nos interventions.
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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En aval du barrage de la Rupert |
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Ensemencement de graminées dans les secteurs exondés plus sensibles pour limiter les risques d'érosion. Prolongement des enrochements existants à la prise d'eau de Waskaganish pour protéger l'intégrité de celle-ci. |
Malgré la diminution des débits, il restera des secteurs sensibles à l'érosion, notamment les nouvelles berges exondées. Présence de talus instables proches de la prise d'eau. |
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Dans l'estuaire de la Grande Rivière |
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Mise en place d'un tapis granulaire dans les portions des rives sensibles à l'érosion entre la centrale La Grande-1 et Chisasibi pour stabiliser le bas du talus. |
L'augmentation du débit dans l'estuaire de la Grande Rivière pourrait contribuer à accentuer l'érosion actuelle des rives. |
Calendrier des mesures d'atténuation |
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Construction : 2007 à 2012
L'utilisation d'au moins six campements de travailleurs témoigne de l'envergure du projet :
Notre équipe de surveillance
Une équipe permanente de surveillants de chantier comprenant une dizaine de personnes veille, entre autres, à ce que :
La direction Projets de l'Eastmain de la SEBJ est certifiée ISO 14001 depuis 2003 pour son système de gestion environnementale. Son certificat a été renouvelé en 2006 suivant la nouvelle norme ISO 14001:2004.
Les points à surveiller sont les suivants :
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Eau potable |
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Application intensive et régulière d'un programme d'échantillonnage et d'analyse de l'eau pour que les travailleurs des différents campements consomment une eau d'excellente qualité. |
Assurer la qualité de vie et la protection de la santé des travailleurs. |
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Eaux usées |
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Vérification chaque mois de l'efficacité du système de traitement des eaux usées provenant des campements au moyen de biodisques, de bioréacteurs ou de tourbières. |
Protéger le milieu récepteur et respecter en tout temps les normes de rejet dans l'environnement. |
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Matières résiduelles |
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Collecte et transport des matières résiduelles, excluant les matières dangereuses, vers des lieux d'enfouissement en tranchée. |
Protéger le milieu récepteur. |
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Matières récupérables et matières résiduelles dangereuses |
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Récupération du papier, du carton, du métal et des pneus et transport vers des centres de récupération et de recyclage. Récupération de toutes les matières dangereuses résiduelles (principalement les huiles usées) et transport hors du territoire de la Baie-James. |
Préserver la qualité de l'environnement.
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Contaminants |
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Communication d'un plan d'intervention en cas de déversement accidentel de contaminants dans l'environnement à l'ensemble des travailleurs du chantier pour permettre une intervention rapide et confiner le produit déversé. |
Protéger le milieu. |
| Nos actions | Nos raisons d'agir |
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Remise en état de carrières, de sablières, d'aires d'élimination des matériaux d'excavation, d'aires d'entrepreneurs, d'aires de travaux, de campements et de routes temporaires.
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Calendrier des activités |
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Éléments du milieu qui feront l'objet d'un suivi
Milieu physique
Hydrologie et hydraulique
Érosion des berges
Régime sédimentaire
Régime thermique
Régime des glaces
Milieu humain
Environnement social, économique et culturel des communautés cries
Qualité de l'eau
Santé publique et mercure
Activités de chasse, de pêche et de trappage des communautés cries
Chasse et pêche sportives et activités récréotouristiques
Navigation
Paysage
Archéologie
Retombées économiques
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