Un projet de développement durable

Respect de l'environnement

Le projet de l'Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert se démarque par l'intégration, dès la conception, de mesures environnementales qui tiennent compte des préoccupations du milieu d'accueil.

En effet, grâce à une combinaison de digues et de canaux qui facilitent l'écoulement de l'eau, la création des biefs Rupert a entraîné un ennoiement minimal du territoire. Aussi, un important débit réservé écologique et des seuils sur la Rupert permettent de protéger les habitats du poisson, de préserver le paysage et de maintenir la navigation ainsi que les activités pratiquées sur le territoire. Autre fait à signaler : la participation des Cris à toutes les étapes de réalisation du projet, de la conception jusqu'au suivi environnemental.

Protéger le milieu humain et le patrimoine

Notre suivi

Le suivi consiste à évaluer les conditions de navigation en embarcation motorisée, en canot et en kayak dans les rivières Rupert, Lemare et Nemiscau, les biefs Rupert et les lacs Boyd et Sakami. Hydro-Québec suit les débits et les niveaux des plans d'eau modifiés avant et après la dérivation. Elle apporte au besoin les mesures correctives nécessaires au maintien de la navigabilité des cours d'eau.

Nos actions Nos raisons d'agir

Restitution d'un débit réservé de 29 % en aval du barrage de la Rupert.

Le débit réservé réduit la baisse du niveau de l'eau en aval du barrage de la Rupert et permet de maintenir la navigation.

Restitution d'un débit équivalent au débit naturel des rivières Lemare et Nemiscau.

Les ouvrages hydrauliques assurent le maintien des niveaux d'eau sur les rivières Lemare et Nemiscau.

Aménagement de huit ouvrages hydrauliques.

Les ouvrages hydrauliques ont permis de rehausser le niveau de l'eau et de conserver la navigation sur le cours aval de la rivière.

Mesures pour rendre les biefs navigables et sécuritaires :

  • Déboisement de corridors de navigation.
  • Aménagement de rampes de mise à l'eau.
  • Aménagement de portages près des ouvrages.
  • Installation d'une signalisation près des ouvrages.
  • Installation d'estacades en amont du tunnel de transfert, en amont de l'évacuateur de crues de la Rupert et en amont de l'ouvrage de restitution de la Lemare.

La création des biefs a modifié la navigation dans ce secteur.

Mesures pour rendre le secteur à débit réduit navigable et sécuritaire :

  • Aménagement de rampes de mise à l'eau.
  • Aménagement de portages.
  • Production d'une carte de navigation de la rivière.

Grâce au débit réservé et aux huit ouvrages hydrauliques, la rivière Rupert à débit réduit restera navigable sur toute sa longueur. Cependant, les parcours seront modifiés dans les tronçons de rivière qui ne sont pas influencés par les ouvrages hydrauliques.

Mesures pour faciliter la navigation et l'accès aux rives dans le secteur à débit augmenté :

  • Ramassage des débris ligneux avec les Cris.
  • Production d'une carte des couloirs de navigation.

L'augmentation du débit risque de provoquer l'accumulation des débris ligneux dans certaines baies.

Chasse, pêche et trappage

Notre suivi

Le programme de suivi se déroulera sur une période pouvant atteindre 15 années après la dérivation de la Rupert et permettra de voir comment les mesures d'atténuation mises en place avec les utilisateurs leur permettront d'adapter leurs activités de chasse, de pêche et de trappage aux nouvelles conditions du milieu.

Nos actions Nos raisons d'agir

Mise en place avec les Cris de mesures pour permettre aux utilisateurs de terrains de trappage touchés par le projet de poursuivre leurs activités d'exploitation :

  • Remplacement de campements cris.

  • Aménagement d'accès (sentiers de VTT et de motoneige, rampes de mise à l'eau, portages).
  • Signalisation de sites de campement et de sentiers de motoneige.
  • Aménagement de 10 hectares de milieux humides et d'étangs qui offrent des zones de repos pour la sauvagine et constituent de bons sites de chasse.
  • Réaménagement du site de pêche à l'épuisette du cisco de Smokey Hill.

Le projet touche un peu plus de 12 % des terrains de trappage exploités par les Cris (36 sur 286). Ces derniers devront réorganiser leurs activités de chasse, de pêche et de trappage.

Certains campements sont situés dans les biefs ou dans des secteurs qui ont fait l'objet de travaux.

Le projet a modifié la configuration de certains plans d'eau, le réseau routier et les sentiers de motoneige. Aussi les utilisateurs ont modifié certains trajets qu'ils utilisent en motoneige ou en embarcation pour exploiter leur terrain ou se rendre à leurs campements.

La perte de certains sites de chasse causée par l'inondation des biefs et la réduction de débit sur la Rupert ont perturbé les activités de chasse à l'oie des Cris.

La réduction de débit de la Rupert a modifié les conditions de pêche à Smokey Hill.

Calendrier des mesures d'atténuation
Déplacement de campements, construction d'accès, mesures pour la chasse et la pêche : 2007 à 2011.

Aspects sociaux cris

Notre suivi

Le suivi comprenait l'efficacité des mesures prises pour favoriser l'intégration des travailleurs cris et pour harmoniser les relations entre les travailleurs et les communautés. Il abordera également des sujets comme le cheminement professionnel et la formation.

Nos actions Nos raisons d'agir

Mise en place de mesures pour faciliter l'intégration des travailleurs cris dans les différents campements de construction en collaboration avec les entrepreneurs et les organismes cris.

Mise en place de mesures permettant d'harmoniser les relations entre les travailleurs et les communautés cries.

Aider les travailleurs cris, éloignés de leurs familles pendant plusieurs semaines, à s'adapter à un milieu de vie fort différent de leurs communautés d'origine.

Encadrer les échanges entre les travailleurs et les communautés cries habituellement isolées.

Parmi les mesures mises en œuvre, on a embauché des conseillers cris et construit un shaputuan pour la tenue d'activités sociales et de repas traditionnels cris.

Calendrier des mesures d'atténuation
Mesures d'intégration des travailleurs cris : 2007 à 2011.
Comité de relations avec les communautés : 2007 à 2011.

Eau potable de Waskaganish

Notre suivi

Hydro-Québec est soucieuse de maintenir les usages de l'eau dans les rivières fortement utilisées par les Cris. Un suivi de la couleur, de la turbidité et des matières en suspension est effectué sur la Rupert et la Nemiscau, principalement aux endroits où sont concentrés les campements cris et à Waskaganish.

Nos actions Nos raisons d'agir

Construction d'une nouvelle usine d'eau potable à Waskaganish pour répondre aux besoins de la communauté jusqu'à l'horizon 2025.

La capacité de l'usine d'eau potable ne pouvant faire faire face aux besoins futurs de la communauté.

Pêche et chasse sportives

Notre suivi

On a effectué un suivi annuel des activités de pêche et de chasse sportives des travailleurs de 2007 à 2011 afin d'en déterminer les caractéristiques et d'établir si des modifications aux modalités ou aux mesures incitatives qui les encadraient étaient requises pour réduire les impacts.

Le suivi évalue aussi la satisfaction des maîtres de trappage cris concernés à l'égard de ces mesures.

Nos actions Nos raisons d'agir

Gestion par la Société Weh-Sees Indohoun des activités de chasse et pêche sur un territoire de 16 656 km2 comprenant la majorité des campements des travailleurs.

À l'extérieur de ce territoire, mise en place de mesures visant à inciter les travailleurs à déclarer de façon volontaire leurs captures et lieux de pêche.

Éviter la surexploitation des ressources fauniques par les travailleurs qui pratiquent la chasse et la pêche sportives ainsi que les conflits avec les utilisateurs cris du territoire pouvant en découler.

Les études réalisées dans le cadre du suivi du projet de l'Eastmain-1 ont démontré qu'il s'agit d'une mesure efficace et appréciée des Cris pour éviter la surexploitation des ressources fauniques.

Calendrier des mesures d'atténuation
Mesures d'encadrement de la chasse et de la pêche sportives des travailleurs : 2009 à 2011.

Mercure et santé

Notre suivi

Afin de gérer le risque associé à la consommation de poissons, nous assurons le suivi de la teneur en mercure dans la chair des principales espèces consommées par les pêcheurs sportifs et les Cris. Ce suivi se poursuivra jusqu'à ce que les teneurs permettent une fréquence de consommation comparable à celle qui prévalait avant le projet.

Un protocole de suivi détaillé a été proposé aux intervenants concernés aux fins de discussion et de mise en œuvre.

Nos actions Nos raisons d'agir
  • Mesure de la quantité de mercure dans la chair des poissons séjournant dans les biefs Rupert, les tronçons aval des rivières Rupert, Lemare et Nemiscau, le secteur en aval de la centrale de l'Eastmain-1-A ainsi que le réservoir Opinaca.
  • Production d'un guide alimentaire sur les habitudes de consommation à adopter, en collaboration avec les autorités régionales en santé publique.
  • Accès à des plans d'eau de remplacement.

Ces mesures permettront aux utilisateurs du territoire de continuer à consommer du poisson sans s'exposer aux effets indésirables du mercure.

La création des biefs a entraîné la submersion d'une grande quantité de matières organiques terrestres dont la décomposition bactérienne a eu effet de libérer du méthylmercure. Assimilée par tous les organismes aquatiques, cette forme de mercure s'accumule tout au long de la chaîne alimentaire.

La hausse prévue des concentrations de mercure est temporaire. La teneur en mercure dans la chair des poissons augmentera dans les biefs et, dans une moindre mesure, dans les rivières Nemiscau, Lemare et Rupert en aval des ouvrages de restitution. La concentration atteindra un pic de 3 à 10 ans après la mise en eau des biefs, puis diminuera pour revenir à la normale au bout de 10 à 30 ans, selon les espèces. Les teneurs en mercure seront plus élevées chez les espèces piscivores, comme le grand brochet, le touladi et le doré jaune, que chez les espèces qui se nourrissent d'insectes, de plancton ou de benthos, comme le grand corégone et l'esturgeon.

Archéologie
Nos actions Nos raisons d'agir
  • Poursuite de l'inventaire archéologique amorcé en 2002.
  • Fouilles des sites archéologiques découverts.

Ce programme archéologique a permis :

  • d'améliorer les connaissances sur l'histoire de l'occupation et des modalités d'utilisation de ce territoire et de ses ressources à travers les âges ;
  • de récupérer et préserver des objets témoins de la présence humaine et d'obtenir des informations inédites pour interpréter les phénomènes observés ;
  • d'enrichir la connaissance général du patrimoine culturel et archéologique du territoire.

Les Cris et, dans la mesure du possible, les membres des familles concernées ont participé avec les équipes d'archéologues aux activités sur le terrain.

De plus, dans le cadre de la Convention Boumhounan, Hydro-Québec a créé un fond géré par la Société Niskamoon pour le développement et la mise en valeur du patrimoine archéologique et culturel des Cris. Ces recherches archéologiques complètent celles d'Hydro-Québec.


Pointe de projectile fabriquée en quartzite
de Mistassini.


Petite boîte à allumettes en fer datant
de la fin du XIXe siècle début XXe.

Les travaux liés à la construction de l'aménagement hydroélectrique ont entraîné la disparition de sites archéologiques.

Amorcés en 2002, les inventaires ont servi à repérer les sites archéologiques, et les fouilles entreprises en 2007 ont permis la découverte d'outils lithiques, de tessons de céramique amérindienne, de perles de verre, etc.


Dégagement manuel des horizons du sol
à l'aide d'une truelle.


Dégagement de structures de combustion
dont la plus ancienne date d'environ 3 800 ans.


Fouille sur la rivière Lemare. On observe
les différents horizons du sol.

Calendrier des mesures d'atténuation
Inventaires archéologiques : 2007 et 2008.
Fouilles archéologiques : 2007 à 2010.

Foresterie

Notre suivi

Après la mise en eau des biefs, un suivi annuel sur l'évolution du déboisement par les agents naturels (abaissement de la couverture de glace, vague, vent) et le déplacement des débris ligneux sera réalisé sur une période de six ans.

Nos actions Nos raisons d'agir

Dans les biefs Rupert

  • Déboisement dans les biefs Rupert totalisant près de 60 km2 principalement exécuté par des entreprises cries et par les trappeurs cris touchés par le projet.
  • Récupération du bois marchand sur près de 9 km2. Ce bois est mis à la disposition de la scierie des Cris de Waswanipi en conformité avec l'engagement pris dans la Convention Boumhounan.

Améliorer la navigation, l'accessibilité des rives, la sécurité des usagers, la qualité du paysage et l'écoulement des eaux.

Diminuer la perte de la ressource forestière en tenant compte de l'accessibilité du bois et de la rentabilité liée à sa récupération.

Déboisement : 2007 à 2009

Paysage

Notre suivi

Après le dérivation partielle de la Rupert, Hydro-Québec a évalué l'incidence de la réduction du débit sur la qualité paysagère de la Rupert et sur la perception des utilisateurs de la rivière et défini, au besoin, des mesures d'atténuation.

Nos actions Nos raisons d'agir

Huit ouvrages hydrauliques

En plus de protéger les habitats du poisson et de faciliter la navigation, les huit ouvrages hydrauliques ont permis de conserver les niveaux d'eau moyens sur près de la moitié du tronçon à débit réduit de la Rupert et de maintenir ainsi l'aspect naturel du paysage dans ces secteurs.

La dérivation d'environ la moitié du débit de la Rupert a modifié le paysage de la rivière.

Rapides

Intervention au besoin pour améliorer l'aspect visuel des rapides Oatmeal et de ceux de Smokey Hill après la dérivation afin de maintenir l'intérêt paysager des rapides de deux lieux d'observation.

La diminution du débit et des vitesses de la Rupert a changé l'aspect visuel des rapides.

Belvédères et panneaux d'interprétation

  • Mise en place d'un belvédère et de panneaux d'interprétation au site du barrage de la Rupert.
  • Mise en place de panneaux d'interprétation aux rampes de mise à l'eau des biefs Rupert.

  • Mettre en valeur les ouvrages.
  • Mettre en valeur les connaissances acquises sur le territoire.

Calendrier des mesures d'atténuation et de mise en valeur
Ouvrages hydrauliques : 2009 et 2010.
Belvédère et panneaux : 2009 à 2011.

Protéger la diversité des espèces et le milieu naturel

Poissons

Notre suivi

Le suivi des populations de poissons vise à vérifier le maintien de la diversité et de l'abondance des espèces ainsi que l'efficacité des frayères aménagées et du débit réservé. Si le suivi révèle un impact imprévu ou un impact sous-évalué, cet impact sera étudié conjointement avec les Cris et les autorités compétentes et des mesures correctives sont rapidement prises.

Le suivi dans le secteur des biefs et le tronçon à débit réduit de la Rupert porte sur :

  • la dynamique de la population de poissons ;
  • l'utilisation des frayères existantes et aménagées ;
  • la dérive larvaire du cisco et de l'esturgeon ;
  • la régénération des herbiers aquatiques ;
  • l'accessibilité pour les poissons des tributaires des plans d'eau modifiés ;
  • l'accessibilité des chenaux de montaison aux seuils des PK 223 et 290.

Le suivi dans le secteur à débit augmenté porte sur :

  • l'utilisation des frayères aménagées en aval de la centrale de la Sarcelle ;
  • la pérennité de la frayère existante à l'embouchure de la rivière Boyd.
Nos actions Nos raisons d'agir

Dans le tronçon à débit réduit de la Rupert

Restitution d'un débit réservé de 29 % en aval du barrage de la Rupert.

Le débit réservé permet de protéger la grande majorité des frayères à esturgeon jaune, à grand corégone, à doré, à meuniers et à brochet.

Aménagement d'un tapis granulaire au PK 20,4.

Protéger la frayère à cisco anadrome, cette espèce frayant chaque automne en aval des rapides de Smokey Hill.

Aménagement de sept ouvrages hydroliques.

Protéger surtout les habitats d'alimentation et d'alevinage des poissons.

Aménagement :

  • de quatre frayères utilisables par diverses espèces près des seuils des PK 110, 170 et 223 et en aval du barrage de la Rupert ;
  • d'une frayère à esturgeon jaune près du seuil du PK 290 ;
  • de plusieurs frayères à omble de fontaine dans des tributaires de la Rupert.

Malgré la construction des seuils en aval du barrage de la Rupert, la réduction du débit entraîne une perte d'habitat. L'aménagement de frayères a permis d'assurer la pérennité des espèces présentes.

Production et ensemencement de jeunes esturgeons :

  • plus de 10 000 annuellement ;
  • introduction dans la rivière Rupert, en aval du lac Nemiscau.

La diminution de débit risquait de réduire la productivité de l'esturgeon.

L'ensemencement permet d'améliorer le succès de reproduction de l'espèce dans un site où il y a déjà eu abondance.

Dans les biefs Rupert

Aménagement de :

  • trois frayères à touladi ;
  • deux frayères à esturgeon jaune ;
  • plusieurs frayères utilisables par diverses espèces.

La création d'un nouveau plan d'eau de 346 km2 entraîne globalement un gain d'habitat pour le poisson. Cependant, des frayères ont été ennoyées. Elles seront remplacées pour maintenir la reproduction et la diversité des poissons dans le secteur.

Calendrier des mesures d'atténuation
Aménagements de frayères : 2009 et 2010.
Production et ensemencement de jeunes esturgeons : 2008 à 2012.

Esturgeon jaune : une grande longévité
Esturgeon jaune

L'esturgeon jaune est une espèce d'intérêt particulier. En région nordique, ce poisson peut vivre plus de 80 ans. L'âge de la première reproduction est environ 25 ans chez les mâles et environ 30 à 40 ans chez les femelles. La fréquence de reproduction est d'environ 6 ans pour les mâles et de 10 ans pour les femelles. L'esturgeon jaune est une espèce d'un grand intérêt écologique, qui est susceptible d'être désignée vulnérable. Cette espèce très prisée ne peut être pêchée que par les Cris sur le territoire de la Baie-James.

Cisco de lac anadrome
Cisco de lac anadrome

La population anadrome de ciscos de lac s'alimente dans la baie de Rupert et la baie James durant le printemps et une bonne partie de l'été. Une partie importante de celle-ci remonte la partie inférieure de la Rupert en août et en septembre pour venir frayer en aval des rapides de Smokey Hill. La grande frayère à cisco de Smokey Hill, sur la rivière Rupert, est peu affectée par le projet grâce au débit réservé et à la présence d'un tapis en enrochement. Celui-ci permet de maintenir les niveaux d'eau sur plus de trois kilomètres de la frayère.

Oiseaux

Notre suivi

Le programme de suivi des oiseaux comprend des inventaires aériens et au sol dans différents secteurs permettant de vérifier l'ampleur des impacts sur la sauvagine, sur les oiseaux de proie, sur les oiseaux forestiers et sur les espèces à statut particulier. Il sert aussi à établir l'utilisation des plateformes de nidification et des étangs aménagés.

Nos actions Nos raisons d'agir

Dans les biefs Rupert

Mise en place, en périphérie des biefs Rupert, de plateformes de nidification pour la chouette lapone et, au besoin, pour le balbuzard pêcheur et le pygargue à tête blanche.

Création de quelques étangs dans une tourbière boisée au nord du bief aval pour favoriser la reproduction de la mouette de Bonaparte.

La création des biefs a ennoyé des sites de nidification de certaines espèces d'oiseaux.

Calendrier des mesures d'atténuation
Mise en place des plateformes : 2010.
Création des étangs : 2009.

Orignal et caribou

Notre suivi

Après la mise en eau des biefs, Hydro-Québec assure le suivi de l'abondance et de la densité des orignaux et des caribous dans le secteur des biefs.

Nos actions Nos raisons d'agir

Dans les biefs Rupert

Survols héliportés pour suivre le déplacement de la faune terrestre et, au besoin, sauvetage des animaux en péril.

La mise en eau des biefs contraint les orignaux et les caribous à contourner les zones ennoyées.

Calendrier des mesures d'atténuation
Surveillance : décembre 2009.

Castors et ours

Notre suivi

Pendant la mise en eau, Hydro-Québec a fait plusieurs survols héliportés pour suivre le déplacement de la faune terrestre et, au besoin, intervenir auprès des animaux en péril. Quelques années après la mise en eau, Hydro-Québec fera un inventaire des colonies de castors qui se seront établies sur les rives des nouveaux plans d'eau.

Nos actions Nos raisons d'agir

Dans les biefs Rupert et dans le tronçon à débit réduit de la Rupert

Avant la mise en eau, trappage intensif ou déplacement par les maîtres de trappage des castors et des ours qui se trouvent dans les zones inondées ou exondées d'après les inventaires réalisés préalablement.

La création des biefs Rupert, la construction
des routes, des campements et des divers ouvrages ainsi que l'exondation des berges de la Rupert a pu entraîner la perte de la ressource.

Calendrier des mesures d'atténuation
Inventaire, piégeage ou déplacement des castors : 2007 à 2009.
Piégeage ou déplacement des ours : 2009.

Espèces à statut particulier

Caribou forestier

Au cours des dernières années, les chercheurs ont défini trois écotypes du caribou : le montagnard, présent dans les monts Chics-Chocs en Gaspésie et les monts Torngat qui bordent l'est de la baie d'Ungava, le toundrique, qui migre annuellement sur des milliers de kilomètres et qui met bas dans la toundra, et le forestier, qui vit toute l'année en hardes isolées, sédentaires et peu nombreuses dans la forêt boréale.

Le caribou forestier est une espèce vulnérable au Québec. Les biefs Rupert sont dans une zone où le caribou forestier et le caribou toundrique se mélangent. Certains hivers, des hardes de caribous toundriques descendent jusqu'aux biefs pour repartir au mois d'avril mettre bas plus au nord. La présence de caribous forestiers au printemps et en été indiquerait que la région est fréquentée par cette espèce. Cependant, on connaît mal leur abondance et leurs sites de mise bas dans le secteur. Un suivi particulier est effectué sur cette espèce.

Oiseaux à statut particulier

Le secteur des biefs est fréquenté par le hibou des marais, le pygargue à tête blanche et la mouette de Bonaparte. L'habitat de nidification de quelques couples de mouettes a été modifié par la création du bief aval. Pour atténuer cet impact, on a excavé des mares dans une tourbière boisée avoisinante. On a recensé treize espèces d'oiseaux rares ou vulnérables dans la baie de Rupert, notamment la barge marbrée, la grue du Canada, le râle jaune et le bruant de Nelson. Ces espèces n'ont pas été touchées par le projet. Deux nids de barge marbrée ont été découverts en juin 2003 dans les habitats riverains de la baie. Il s'agit des premiers nids de cette espèce répertoriés au Québec.

Rainette faux-grillon boréale

La rainette faux-grillon boréale est un petit amphibien dont la taille, à l'âge adulte, est inférieure à 4 cm. Sa présence au Québec a été officiellement validée pour la première fois lors des inventaires menés dans le cadre du projet, l'espèce ayant été observée dans les hauts marais littoraux de la baie de Rupert. Le projet n'a pas d'impact sur cette espèce.

Espèces floristiques à statut particulier

On a inventorié quatre plantes susceptibles d'être désignées vulnérables au Québec dans la bande de 2 km bordant la rivière Rupert : Gratiola aurea f. pusilla, Hieracium robinsonii, Hudsonia tomentosa et Canadanthus modestus. Seulement quelques individus de gratiola aurait été touchés par la réduction du débit et cette espèce fait l'objet d'une attention particulière dans le suivi.

Berges

Notre suivi

Un suivi de la stabilité des berges est réalisé le long du tronçon à débit réduit de la rivière Rupert, à la prise d'eau de Waskaganish et le long du tronçon estuarien de la Grande Rivière.

Le suivi comporte des relevés des berges et une évaluation de leur évolution à partir de l'état de référence ainsi qu'une vérification de l'efficacité de nos interventions.

Nos actions Nos raisons d'agir

En aval du barrage de la Rupert

Ensemencement de graminées dans les secteurs exondés plus sensibles pour limiter les risques d'érosion.

Prolongement des enrochements existants à la prise d'eau de Waskaganish pour protéger l'intégrité de celle-ci.

Malgré la diminution des débits, il reste des secteurs sensibles à l'érosion, notamment les nouvelles berges exondées.

Présence de talus instables proches de la prise d'eau.

Dans l'estuaire de la Grande Rivière

Mise en place d'un tapis granulaire dans les portions des rives sensibles à l'érosion entre la centrale La Grande-1 et Chisasibi pour stabiliser le bas du talus.

L'augmentation du débit dans l'estuaire de la Grande Rivière a pu contribuer à accentuer l'érosion actuelle des rives.

Calendrier des mesures d'atténuation
Stabilisation des berges de la Rupert : 2010 et 2011.
Stabilisation des berges de l'estuaire de la Grande Rivière : 2007 à 2009.

Assurer la surveillance

Environnement au chantier

Construction : 2007 à 2012

L'utilisation d'au moins six campements de travailleurs a témoigné de l'envergure du projet :

  • trois campements existants : Eastmain, Nemiscau et le relais routier du km 257 ;
  • trois nouveaux campements : Rupert, Sarcelle et Oujeck.

Notre équipe de surveillance

Une équipe permanente de surveillants de chantier comprenant une dizaine de personnes ont veillé, entre autres, à ce que :

  • les travaux soient exécutés en conformité avec les conditions de plus de 1 000 autorisations émises par les différents ministères ainsi qu'avec les exigences légales et autres exigences environnementales ;
  • les entrepreneurs et les employés soient informés et sensibilisés quant à leurs responsabilités en matière de protection de l'environnement ;
  • les travaux soient réalisés de manière à perturber le moins possible les activités des utilisateurs cris du territoire.

La direction Projets de l'Eastmain de la SEBJ est certifiée ISO 14001 depuis 2003 pour son système de gestion environnementale. Son certificat a été renouvelé en 2006 suivant la nouvelle norme ISO 14001:2004.

Les points surveillés étaient les suivants :

  • alimentation en eau potable ;
  • traitement des eaux usées ;
  • matières résiduelles ;
  • matières récupérables et matières résiduelles dangereuses ;
  • contaminants.
Nos actions Nos raisons d'agir

Eau potable

Application intensive et régulière d'un programme d'échantillonnage et d'analyse de l'eau pour que les travailleurs des différents campements consomment une eau d'excellente qualité.

Assurer la qualité de vie et la protection de la santé des travailleurs.

Eaux usées

Vérification chaque mois de l'efficacité du système de traitement des eaux usées provenant des campements au moyen de biodisques, de bioréacteurs ou de tourbières.

Protéger le milieu récepteur et respecter en tout temps les normes de rejet dans l'environnement.

Matières résiduelles

Collecte et transport des matières résiduelles, excluant les matières dangereuses, vers des lieux d'enfouissement en tranchée.

Protéger le milieu récepteur.

Matières récupérables et matières résiduelles dangereuses

Récupération du papier, du carton, du métal et des pneus et transport vers des centres de récupération et de recyclage.

Récupération de toutes les matières dangereuses résiduelles (principalement les huiles usées) et transport hors du territoire de la Baie-James.

Préserver la qualité de l'environnement.

Contaminants

Communication d'un plan d'intervention en cas de déversement accidentel de contaminants dans l'environnement à l'ensemble des travailleurs du chantier pour permettre une intervention rapide et confiner le produit déversé.

Protéger le milieu.

Remise en état des sites
Nos actions Nos raisons d'agir

Remise en état de carrières, de sablières, d'aires d'élimination des matériaux d'excavation, d'aires d'entrepreneurs, d'aires de travaux, de campements et de routes temporaires.

  • Plantation d'environ 5,8 millions d'arbustes.
  • Ensemencement d'environ 400 ha de terrain.
  • Permettre à la nature de se réinstaller le plus rapidement possible.
  • Améliorer la qualité du paysage.
  • Créer, lorsque les conditions le permettent, de nouveaux habitats pour la faune, dont des aires de repos pour les bernaches du Canada en période de migration.

Calendrier des activités
Travaux : 2008 à 2012.

Assurer le suivi environnemental

Objectifs
  • Vérifier l'évolution du milieu et l’efficacité des mesures d’atténuation et apporter les correctifs nécessaires.
  • Éviter ou atténuer les impacts qui n'auraient pas été prévus.
  • Acquérir des connaissances pour améliorer les projets futurs.

Éléments faisant l'objet d'un suivi environnemental

Milieu physique
Hydrologie et hydraulique
Érosion des berges
Régime sédimentaire
Température de l'eau
Couverure de glace
Qualité de l'eau

Milieu biologique
Poisson
Végétation
Faune terrestre et semi-aquatique
Oiseaux

Milieu humain
Environnement social et culturel des communautés cries
Santé publique et mercure
Activités de chasse, de pêche et de trappage des communautés cries
Chasse et pêche sportives
Activités récréotouristiques
Navigation
Paysage
Retombées économiques et programmes de formation

Éléments dont on a tenu compte à l'étape de conception

  • Ennoiement minimal du territoire.
  • Instauration d'un régime de débits réservés écologiques au point de coupure de la rivière Rupert.
  • Maintien d'un débit équivalent au débit naturel des rivières Lemare et Nemiscau.
  • Aménagement d'ouvrages hydrauliques sur la rivière Rupert pour protéger les communautés de poissons et leurs habitats, préserver le caractère naturel de la rivière et maintenir la navigation et l'utilisation du territoire sur certains de ses tronçons.
  • Conservation des niveaux naturels des lacs Mesgouez, Champion et maintien du niveau du lac Nemiscau.
  • Garantie de l'approvisionnement en eau potable de Waskaganish.
  • Respect du niveau conventionné du lac Sakami.

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