Le terme déclassement désigne le processus qui encadre la mise hors service définitive d’une installation nucléaire et la restauration du site de l’installation dans un état final prédéterminé. Ce processus comprend la mise à l’arrêt garanti du réacteur, puis la décontamination et le démantèlement des installations.

Les installations de Gentilly-2 appartiennent à Hydro-Québec. Elles sont situées sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dans la municipalité de Bécancour, à environ 15 kilomètres à l’est de la ville de Trois-Rivières. Le site héberge l’ancienne centrale nucléaire de Gentilly-2 et des installations de stockage de déchets.

Le 20 septembre 2012, le gouvernement du Québec a annoncé qu’il renonçait à la réfection de la centrale de Gentilly-2 et procéderait à la fermeture définitive de cette installation arrivée en fin de vie.

La centrale de Gentilly-2, d’une puissance installée de 675 MW, est équipée d’un réacteur CANDU (CANada Deutérium Uranium). Mise en service en 1983, elle a cessé ses activités le 28 décembre 2012, après 29 ans d’exploitation selon les normes de sûreté et de sécurité les plus exigeantes en ce qui a trait à la protection de l’environnement, des travailleurs et de la population.

Le processus de déclassement de la centrale de Gentilly-2 comporte quatre étapes. La préparation à la dormance, qui couvre le déchargement du réacteur et la désactivation des systèmes ; la période de dormance, soit le stockage à sec du combustible irradié pendant une quarantaine d’années ; le démantèlement des installations ; et enfin, la remise en état du site.

Échéancier des principales activités de déclassement [PDF 111 Ko]

Vidéo : Activités liées au déclassement des installations de Gentilly-2

Vidéo présentée par Hydro-Québec lors de la réunion publique de la Commission canadienne de sûreté nucléaire du 17 décembre 2014. Cette vidéo fait le bilan des activités de déclassement des installations de Gentilly-2 réalisées en 2013 et en 2014.

Prévention et sûreté

Au Canada, le secteur nucléaire est réglementé par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). La CCSN applique un régime d’autorisation qui oblige les demandeurs et les titulaires de permis d’activités nucléaires à démontrer que leurs activités répondent aux exigences des lois, de la réglementation et des normes relatives à la sûreté nucléaire.

Comme c’est le cas pour toutes ses installations, Hydro-Québec a élaboré un Plan de mesures d’urgence pour la centrale de Gentilly-2. Ce plan a été mis à jour après l’annonce de la fermeture de la centrale. Il définit notamment un mécanisme de liaison entre l’Organisation régionale de la sécurité civile et Hydro-Québec pour assurer la coordination des interventions hors site et sur site en cas de besoin.

Sécurité du site

Le site de Gentilly-2 continuera d’être géré conformément à des normes strictes en matière de sûreté et de sécurité. De fait, la Commission canadienne de sûreté nucléaire a validé le programme de sécurisation du site et s’assure qu’il est mis en œuvre en conformité avec la réglementation.

Législation

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente le cycle de vie complet des centrales nucléaires. Elle veille à ce que les activités de déclassement respectent les exigences de la réglementation en ce qui concerne la protection des travailleurs, de la population et de l’environnement.

Hydro-Québec rend compte de ses activités de déclassement, notamment dans le cadre des audiences et des réunions publiques de la CCSN, qui sont webdiffusées. De plus, des inspecteurs de la CCSN surveillent le déroulement des opérations sur le site des installations de Gentilly-2.