Les déchets de faible et de moyenne activités sont entreposés dans les installations de déchets, soit dans l’aire de stockage des déchets radioactifs et, depuis 2009, dans une nouvelle installation de gestion des déchets radioactifs solides. Le combustible irradié est entreposé dans l’aire de stockage à sec. La gestion des déchets radioactifs et du combustible irradié met en œuvre des procédures de radioprotection et de surveillance environnementale rigoureuses visant à assurer la protection du personnel, de la population et de l’environnement.

Depuis juin 2016, l’exploitation des installations de stockage de déchets radioactifs de Gentilly-2 fait partie intégrante du permis de déclassement obtenu auprès de la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Une surveillance environnementale est assurée auprès de toutes ces installations de stockage.

Aire de stockage des déchets radioactifs (ASDR)

L’ASDR a été construite à la même époque que la centrale, aux fins de l’entreposage des déchets radioactifs solides. Moins utilisée depuis quelques années, elle offre encore de l’espace pour l’entreposage de certains types de déchets de moyenne activité.

Installation de gestion des déchets radioactifs solides (IGDRS)

Depuis 2009, les déchets faiblement et moyennement radioactifs sont majoritairement entreposés dans l’IGDRS. Cette installation, qui a été construite en deux phases distinctes, compte plusieurs enceintes hors sol.

Dans le cadre des activités de déclassement menées à Gentilly-2, Hydro-Québec poursuit ses efforts en vue de réduire à la source le volume des déchets radioactifs solides générés sur le site. Aussi, une portion importante des déchets radioactifs est compactée avant leur transfert dans les enceintes de stockage.

Aire de stockage à sec du combustible irradié (ASSCI)

Le combustible nucléaire irradié a été retiré du cœur du réacteur de Gentilly-2 en 2013. Il devra séjourner en piscine pendant environ sept ans. Au terme de cette période, le combustible sera transféré dans les modules de stockage à sec CANSTOR, à l’intérieur du périmètre sécurisé de la centrale. On compte 11 modules CANSTOR sur le site de Gentilly-2, dont les deux derniers ont été mis en service à l’hiver 2017.

D’ici 2020, un total de près de 130 000 grappes de combustible irradié seront confinées à l’intérieur des modules.

Gestion à long terme du combustible irradié

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN), dont Hydro-Québec est membre, a vu le jour en 2002, aux termes de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire. Sa mission : élaborer et mettre en œuvre une méthode socialement acceptable, techniquement sûre, écologiquement responsable et économiquement viable pour la gestion à long terme du combustible irradié au Canada.

En 2007, le ministre des Ressources naturelles du Canada a approuvé la méthode de stockage recommandée par la SGDN, appelée Gestion adaptative progressive (GAP). La GAP se présente à la fois comme une méthode technique et un système de gestion qui pourront être modulés au vu des progrès de la science et de la technologie ou suivant l’évolution des politiques publiques. L’objectif ultime de la GAP est le confinement et l’isolement du combustible nucléaire irradié dans un dépôt géologique en profondeur.

En 2008, la SGDN a organisé une consultation nationale en vue de définir le processus qui serait utilisé pour sélectionner un site de stockage géologique. Le processus proposé au terme de cet exercice a fait l’objet de consultations en 2009. Entre autres, la SGDN a tenu des séances d’information dans quatre provinces canadiennes, dont le Québec (Montréal, Trois-Rivières et Québec). Le processus de sélection retenu a été lancé en 2010. Une vingtaine de propositions ont été examinées, et la SGDN procède actuellement à l’évaluation préliminaire des neuf sites qui sont encore en lice.