Élagage

L’élagage consiste à couper des branches pour assurer le dégagement sécuritaire des fils moyenne tension. L’élagage se fait surtout en milieu aménagé (villes, banlieues, villages). C’est la méthode qui modifie le moins possible la végétation. Cette intervention préserve les habitats naturels, ce qui maintient la biodiversité.

Ces intervention sont toutefois difficiles, dangereuses et coûteuses. Elles doivent être répétées à intervalles réguliers (de trois à six ans). Cela représente une tâche récurrente gigantesque, la croissance de certaines branches pouvant atteindre deux mètres par année ! Autre désavantage : l’arbre élagué perd son port naturel.

Déroulement des travaux d’élagage

Un élagueur mandaté par Hydro-Québec coupe les branches des arbres et ramasse les résidus.

S’il s’agit d’arbres non ornementaux (par exemple une forêt en bordure de route), la largeur du dégagement sera plus grande et les résidus pourront être laissés sur place, éparpillés sur le sol ou entassés en andains (petits monticules) pour favoriser le maintien de la biodiversité.

Il n’y a aucuns frais pour le propriétaire des arbres.

Chaque année, Hydro-Québec élague les arbres dans près de 150 000 portées de ligne
(une portée est la portion d’une ligne aérienne qui relie deux poteaux consécutifs). C’est une tâche
récurrente gigantesque dont nous pouvons collectivement réduire l’ampleur en choisissant des arbres qui,
en grandissant, ne s’approcheront pas trop des fils moyenne tension.

Votre rôle pour éviter les accidents et les pannes électriques

Si vous projetez de planter un arbre à proximité d’une ligne de distribution, évitez les désagréments : choisissez-le pour qu’il ne s’approche pas des fils moyenne tension lorsqu’il sera à maturité en utilisant l’outil Choisir le bon arbre ou arbuste.

Déboisement

Cette méthode est réservée aux zones forestières. Le déboisement consiste à couper les arbres à grand déploiement au ras du sol tout en conservant les espèces de végétaux qui, en croissant, ne risquent pas de s’approcher trop près des fils moyenne tension. Cette méthode a l’avantage de conserver un couvert végétal diversifié qui sert d’habitat à des espèces variées d’animaux.

Le déboisement se fait à des intervalles pouvant aller de six à douze ans.

Chaque année, Hydro-Québec déboise plus de 20 000 portées de ligne (une portée est la
portion d’une ligne aérienne qui relie deux poteaux consécutifs).

Déroulement des travaux de déboisement

Un déboiseur mandaté par Hydro-Québec coupe les arbres et ramasse ou non les résidus, selon le cas. Ceux-ci peuvent être déchiquetés (avec ou sans récupération), éparpillés sur le sol ou entassés en andains (petits monticules) pour favoriser le maintien de la biodiversité. Il n’y a aucuns frais pour le propriétaire des arbres.

Bois et branches laissés au sol

Le bois et les branches résiduels ont un rôle à jouer dans la conservation de la biodiversité. Ces résidus, déchiquetés ou non, peuvent être éparpillés sur le sol. En se décomposant, ils apportent de la matière organique aux sols, qui en ont grand besoin compte tenu des courtes saisons de décomposition associées aux températures froides du Québec.

Entassés en petits monticules appelés andains, les résidus procurent un habitat durable pour la faune et les invertébrés.

Le bois mort de fort diamètre favorise la germination de certaines espèces végétales et joue un rôle dans la rétention de l’eau et le contrôle de l’érosion.

Bande de terrain sous une ligne ayant fait l’objet d’un déboisement sélectif. On remarque, en bordure de l’espace déboisé, des petits monticules de bois mort qu’on appelle andains.
Lorsque les arbres compatibles avec le réseau sont conservés et que les branches sont laissées sur place en andains, ce mileu devient un habitat attirant pour le bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis). Il peut s’y nourrir, s’y réfugier et même y nicher.

Conservation des chicots

Les chicots, ces troncs d’arbres morts ou mourants toujours debout, jouent un rôle crucial dans les écosystèmes, car le bois mort attire champignons et insectes. Au fil du temps, ces organismes créent des cavités où de petits mammifères se réfugient pour mettre bas ou se protéger des prédateurs. Les chicots en viennent à abriter une grande variété d’espèces : champignons, plantes, invertébrés, oiseaux et petits mammifères. C’est pour cette raison qu’Hydro-Québec recommande la conservation des chicots, dans la mesure où les critères de sécurité sont rigoureusement respectés.

Conservation d’un petit chicot de sapin après un travail de déboisement sous une ligne de distribution.

Coupe d’arbres fragilisés

Cette méthode consiste à couper les arbres fragiles ou vulnérables qui sont susceptibles de tomber sur les lignes de distribution (arbre partiellement déraciné, endommagé après une tempête, etc.).

La planification de ces opérations repose sur le repérage des arbres à risque. Cette tâche complexe est réservée aux spécialistes de l’arboriculture.

Un ingénieur forestier d’Hydro-Québec évalue la résistance mécanique d’un thuya occidental (cèdre)
présentant une fente longitudinale et des indices de présence de carie du bois près de sa souche.

Déroulement des travaux pour la coupe d’arbres fragilisés

Un arboriculteur mandaté par Hydro-Québec coupe les arbres et ramasse ou non les résidus, selon le cas. Ceux-ci peuvent être déchiquetés (avec ou sans récupération), mis en tas ou répandus sur le sol. Le bois commercial n’est pas déchiqueté : on le laisse sur place pour permettre son utilisation (bois de chauffage, par exemple). Il n’y a aucuns frais pour le propriétaire des arbres.

Abattage ou élagage pour rétablir le service d’électricité

À la suite d’événements climatiques (vent, verglas, neige) ou d’accidents qui ont entraîné des pannes, Hydro-Québec effectue les travaux d’élagage ou d’abattage d’arbres nécessaires pour être en mesure de rétablir le service d’électricité en toute sécurité et de prévenir la récurrence de pannes.

Déroulement des travaux d’abattage ou d’élagage pour rétablir le service d’électricité

Hydro-Québec ou un arboriculteur mandaté par Hydro-Québec effectue les travaux sans frais pour le propriétaire de l’arbre, mais ne ramasse pas les résidus. C’est la municipalité ou le propriétaire qui doit s’en occuper.