Exportations

Voici les réponses aux questions les plus fréquemment posées au sujet d’Hydro-Québec. Pour toute question concernant HQUS, veuillez communiquer avec nous.

L’hydroélectricité produite au Québec est-elle à émission zéro ?

Toute production d’électricité génère une certaine quantité d’émissions de gaz à effet de serre.

L’hydroélectricité québécoise est l’une des filières énergétiques les moins émettrices par kWh produit.

D’après une étude fondée sur une analyse du cycle de vie sur une période de 100 ans publiée en 2014 par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), les émissions de GES issues de l’hydroélectricité québécoise sont très faibles :

  • similaires à celles de l’énergie éolienne ;
  • 5 fois moins élevées que celles de l’énergie solaire photovoltaïque ;
  • 50 fois moins élevées que celles du gaz naturel ;
  • 70 fois moins élevées que celles du charbon.

Consulter le rapport sur la comparaison des filières de production d'électricité et des bouquets d'énergie électrique :

Parmi les énergies renouvelables et faibles émettrices de GES, l’hydroélectricité est la seule qui bénéficie d’une production continue – toutes les autres sont de sources intermittentes.

De plus, l’hydroélectricité du Québec ne produit aucun rejet toxique ni aucun des polluants à l’origine des pluies acides et du smog.

En savoir plus sur le rôle d'Hydro-Québec dans la lutte contre les changements climatiques

Quelle quantité d’énergie Hydro-Québec vend-elle aux marchés hors Québec ?

Année après année, Hydro-Québec offre quelque 25 à 30 TWh à la vente sur les marchés hors Québec. Environ la moitié de cette quantité est vendue à la Nouvelle-Angleterre, entre 25 et 30 % sont vendus à l’État de New York, et les autres marchés hors Québec se partagent le reste.

Les volumes exacts vendus sur les marchés de gros sont fonction des ressources hydrauliques disponibles d’une année à l’autre, de la capacité de transport propre à chaque marché et de la stratégie de vente d’Hydro-Québec.

L’hydroélectricité québécoise est-elle bon marché ?

L’hydroélectricité québécoise affiche des prix concurrentiels par rapport à l’électricité produite à partir d’autres sources, y compris des sources propres et le gaz naturel.

Le développement hydroélectrique sous-entend un financement initial important, mais les coûts d’exploitation permanents sont très bas, ce qui permet de fournir une électricité à un coût très stable et prévisible à long terme. Certaines des installations d’Hydro-Québec sont en exploitation depuis plus de 100 ans.

L’accroissement des importations d’hydroélectricité québécoise entraîne une réduction de la demande de gaz naturel, ce qui peut contribuer à atténuer la volatilité des prix, surtout l’hiver.

En quoi l’importation d’électricité d’Hydro-Québec est-elle avantageuse pour les clients de la Nouvelle-Angleterre ou de l’État de New York ?

L’accroissement des importations d’hydroélectricité en Nouvelle-Angleterre et dans l’État de New York comporte de nombreux avantages, notamment :

  • Réduction des prix de gros de l’électricité sur les marchés d’exportation.
  • Atténuation de la volatilité des prix du fait d’une dépendance moins forte à l’égard du gaz naturel.
  • Contribution à l’atteinte par les régions de leurs cibles de réduction des GES et d’intégration des énergies renouvelables.

L’hydroélectricité est l’une des filières énergétiques les moins émettrices de GES. En outre, les exportations d’Hydro-Québec vers d’autres marchés remplacent une partie de la production des centrales thermiques, ce qui permet d’éviter des émissions de GES.

En 2015 seulement, plus de 7,4 millions de tonnes d’émissions de CO2 ont pu être évitées, soit l’équivalent de 25 % des émissions des centrales thermiques de la Nouvelle-Angleterre, ou aux émissions de 1,85 million de véhicules.

Hydro-Québec peut-elle livrer de l’électricité à la Nouvelle-Angleterre pendant l’hiver, période de pointe pour le réseau québécois ?

Même pendant les périodes de pointe au Québec, Hydro-Québec livre toujours en Nouvelle-Angleterre des volumes d’électricité bien supérieurs à ses obligations contractuelles.

Pour l’hiver 2013-2014, Hydro-Québec a livré, en moyenne, plus de 1 700 MW par heure (pendant les heures de pointe) à la Nouvelle-Angleterre.

Pour la période du 2 au 9 janvier 2015, les exportations d’Hydro-Québec dans cette région ont atteint en moyenne plus de 1 600 MW par heure. Même lorsque la demande québécoise était à son niveau le plus élevé au cours de la saison hivernale 2014-2015 (demande d’environ 38 700 MW le 8 janvier), 900 MW par heure ont été livrés à la Nouvelle-Angleterre. Ce niveau excède de beaucoup l’obligation de puissance de 300 MW à laquelle Hydro-Québec était alors assujettie vis-à-vis de cette région. Par ailleurs, pendant l’hiver 2015-2016, Hydro-Québec a livré en moyenne plus de 1 700 MW à la Nouvelle-Angleterre.

Si Hydro-Québec avait accès à une capacité de transport additionnelle, elle pourrait livrer encore plus d’énergie à la Nouvelle-Angleterre pendant ces périodes.

Hydro-Québec remplit ses obligations contractuelles avec autant de fiabilité qu’elle en démontre dans ses livraisons sur le territoire québécois. La signature de contrats avec Hydro-Québec est donc l’un des moyens pour la Nouvelle-Angleterre de s’assurer de livraisons fermes.

Hydro-Québec a-t-elle déraciné des populations autochtones lors de la construction de ses aménagements ?

Hydro-Québec met tout en œuvre pour préserver les différents types d’usages du territoire, favoriser la poursuite des activités traditionnelles et s’assurer que les populations autochtones bénéficient des retombées économiques des projets. Depuis 1975, Hydro-Québec a signé plus de 30 ententes avec des nations et communautés autochtones, et est un leader parmi les entreprises canadiennes sur le plan des relations avec ces communautés.

La Société s’assure que les populations autochtones participent à toutes les phases de ses projets. Cette approche suppose l’existence de relations basées sur le respect des intérêts, des valeurs et de la culture des différentes communautés autochtones.

À titre d’exemple, la planification et la construction du complexe de l’Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert ont été réalisées en partenariat avec les communautés cries. Des efforts particuliers ont été déployés afin de maximiser la participation des maîtres de trappage cris (qui sont responsables de la gestion des ressources fauniques et des activités de récolte) à l’élaboration et à la planification des mesures d’atténuation. De plus, Hydro-Québec a confié la réalisation de plusieurs de ces mesures aux maîtres de trappage, générant ainsi des retombées économiques additionnelles pour les Cris. Cet engagement actif a permis aux maîtres de trappage de se réapproprier plus rapidement l’usage du territoire, et donc de poursuivre leurs activités traditionnelles.

Le mercure libéré dans les lacs et les cours d’eau représente-t-il un danger pour la santé des populations autochtones ?

Bien qu’il soit vrai que la teneur en mercure dans la chair des poissons augmente après la création d’un réservoir, il s’agit d’un phénomène temporaire bien connu et bien géré. Aucun cas d’empoisonnement au mercure attribuable à la consommation de poisson n’a été répertorié au Québec.

Dans les années 1980, Hydro-Québec a mis sur pied un programme de recherche avec divers spécialistes réputés pour étudier la question du mercure dans les réservoirs hydroélectriques. Par conséquent, la Société possède une expertise considérable sur le sujet.

En savoir plus sur la question du mercure dans les réservoirs hydroélectriques

Les communautés locales tirent-elles des avantages économiques de ces projets hydroélectriques ?

Hydro-Québec veille à ce que ses activités d’exploitation et ses projets d’infrastructure profitent aux régions qui les accueillent.

Chaque année, les activités et projets d’Hydro-Québec génèrent des milliards de dollars en retombées et soutiennent des milliers d’emplois. Les chantiers en cours de réalisation contribuent fortement au dynamisme de plusieurs économies régionales.

Par exemple, entre 2012 et 2016, l’effectif au plus fort des travaux du complexe de la Romaine aura dépassé 2 000 travailleurs, dont la majorité de la région.

La Société a recours à divers mécanismes pour maximiser ces retombées, notamment des clauses contractuelles favorisant la sous-traitance régionale et la création de comités des retombées économiques régionales.

En savoir plus sur l’investissement dans les communautés

Les nouveaux projets hydroélectriques en développement au Canada causent-ils des dommages à l’environnement ?

Hydro-Québec applique les principes du développement durable à toutes les étapes de ses projets, de la planification à l’exploitation, en passant par la réalisation. Pour obtenir le feu vert, chaque projet d’Hydro-Québec doit satisfaire à trois conditions : la rentabilité, l’acceptabilité environnementale et l’accueil favorable des populations locales.

Hydro-Québec se préoccupe de la protection de l’environnement depuis 40 ans et fait figure de précurseur dans ce domaine. La Société met tout en œuvre pour atténuer l’impact de ses installations tout au long de leur cycle de vie et pour préserver les usages des territoires touchés par ses activités.

Les projets d’Hydro-Québec font l’objet d’évaluations environnementales rigoureuses, à l’échelle provinciale et nationale, dans une optique de prévention, d’atténuation et de compensation de leurs impacts.

Par exemple, dans le cas du complexe de la Romaine, le budget lié à l’environnement – études, suivis et mesures d’atténuation – dépassera 320 M$ CA. Hydro-Québec prévoit entre autres mener un ambitieux programme de suivi qui s’échelonnera jusqu’en 2040… soit 20 ans après la mise en service de la dernière centrale.

Ce suivi permettra de vérifier l’efficacité des mesures d’atténuation et de veiller à ce que les ajustements nécessaires soient apportés.

En savoir plus sur la gestion des impacts environnementaux