Réponses à vos questions

Pourquoi une nouvelle interconnexion ?

Le projet vise à accroître la capacité d’exportation d’électricité vers le réseau de la Nouvelle-Angleterre. Les exportations d’Hydro-Québec sur les marchés externes sont rentables et les résultats de ces ventes profitent à l’ensemble de la collectivité québécoise.

Quels tracés ont été étudiés ?

Les études environnementales ont permis de démontrer que la solution de moindre impact consiste à juxtaposer la ligne projetée à la ligne à 450 kV des Cantons–Nouvelle-Angleterre existante. Toutefois, étant donné que cette dernière se rend au Vermont, la ligne projetée devra s’en détacher dans sa portion sud pour rejoindre le point de traversée de la frontière entre le Québec et le New Hampshire.

L’étude du tracé se divise en deux parties : une première section où la ligne est parallèle à la ligne à 450 kV existante et une deuxième section où différentes variantes de tracé sont étudiées. Ces variantes rejoignent le point de traversée de la frontière dont Hydro-Québec a convenu avec son partenaire américain Northern Pass Transmission (NPT).

Pourquoi ne pas avoir considéré une ligne souterraine ?

On a opté pour une ligne aérienne, plutôt que souterraine, en considérant des critères environnementaux, techniques et économiques.

L’option souterraine a été examinée pour la portion sud du tracé, mais n’a pas été retenue pour différentes raisons :

  • les coûts de construction et de réparation nettement plus élevés, soit environ quatre fois plus élevés ;
  • la nécessité de construire un poste de liaison aérosouterraine à chacune des extrémités du tracé dans la portion sud ;
  • la durée de vie plus courte d’un câble souterrain, soit 40 ans, comparativement à 80 ans pour une ligne aérienne.
Ligne aérienne - durée de vie : 80 ans. Capacité supérieure. Rétablissement plus rapide en cas de panne. Ligne souterraine - durée de vie : 40 ans. 4 à 10 fois plus coûteux. Entretien et réparation complexes. Installations supplémentaires aux extrémités.

Pourquoi avoir retenu le poste des Cantons comme point de départ ?

Le poste des Cantons a été retenu comme point de départ pour la nouvelle interconnexion compte tenu de sa situation géographique, de sa robustesse et de l’espace disponible pour l’installation des nouveaux équipements de conversion.

  • Il s’agit du poste de transport à 735 kV situé le plus près de la frontière avec le New Hampshire, ce qui a pour effet que la ligne à construire sera la plus courte possible.
  • Le poste des Cantons est solidement raccordé au réseau de transport par trois lignes à 735 kV, assurant ainsi l’alimentation fiable de l’interconnexion.

Quels sont les critères de localisation de la ligne projetée ?

Les principaux critères pris en compte pour l’élaboration des différents tracés étudiés sont les suivants :

  • favoriser dans la mesure du possible la juxtaposition à la ligne à 450 kV existante ;
  • éviter de passer près des résidences isolées et éviter les noyaux villageois ;
  • éviter dans la mesure du possible les éléments sensibles du milieu comme les espaces cultivés, les érablières exploitées, les écosystèmes forestiers exceptionnels, les habitats des espèces fauniques et floristiques à statut particulier, les milieux humides et les sites récréotouristiques ;
  • éviter les hauteurs du massif du mont Hereford ;
  • éviter les sites offrant des points de vue panoramiques et les espaces ouverts ;
  • optimiser la conception de la ligne en vue de l’intégrer harmonieusement au milieu.

Y aura-t-il des expropriations ?

Hydro-Québec privilégie les ententes de gré à gré avec les propriétaires et dans plus de 95 % des cas, il y a effectivement entente.

Les producteurs agricoles touchés par le projet seront compensés selon les dispositions de l’Entente sur le passage des lignes de transport en milieux agricole et forestier signée entre Hydro-Québec et l’UPA.

Des compensations sont versées uniquement aux propriétaires chez qui Hydro-Québec doit obtenir une servitude pour le passage d’une ligne électrique.

Quel sera l’impact de ce projet sur le paysage ?

La méthode d’évaluation environnementale des projets de lignes utilisée par Hydro-Québec comprend une étude détaillée du paysage. Cette étude vise la caractérisation des différents types de paysages de la zone d’étude d’un projet afin de déterminer les paysages les plus sensibles au passage d’une ligne.

Différents critères de localisation permettent par la suite d’intégrer le mieux possible la ligne dans son milieu :

  • rechercher les arrière-plans visuels qui permettent une bonne absorption visuelle de la ligne ;
  • mettre à profit les écrans visuels en place ;
  • tirer profit de la topographie, etc.

Le choix judicieux de l’emplacement de chacun des pylônes et du type de support selon le milieu traversé peut également faciliter l’intégration visuelle d’une ligne dans un milieu donné.

Hydro-Québec met en œuvre diverses mesures d’atténuation en vue de favoriser une meilleure intégration de ses nouveaux équipements. Des mesures sont appliquées dès la conception du projet, comme le choix des pylônes et leur répartition. À ce chapitre, dans le présent projet, la juxtaposition des pylônes sera privilégiée lorsque les deux lignes sont parallèles, particulièrement en milieu ouvert.

Quel sera l’impact sur la forêt communautaire Hereford ?

La forêt Hereford, d’une superficie de plus de 5 400 ha, est traversée par la portion sud du tracé et n’a pu être évitée. L’équipe de projet a élaboré le tracé en tenant compte des éléments sensibles de ce milieu ainsi que des obligations et restrictions prescrites par la servitude de conservation dans un souci d’intégration et de réduction des impacts. Elle a également mis en place une table d’information et d’échange avec les représentants des organismes Forêt Hereford et Conservation de la nature Canada.

Cette table poursuit les objectifs suivants :

  • discuter des aspects techniques, environnementaux et sociaux du projet afin d’assurer un partage des préoccupations communes de manière continue et de favoriser la recherche de solutions qui feront consensus ;
  • veiller à ce que la construction et l’exploitation de la nouvelle ligne s’effectuent en conformité avec les normes applicables, en tenant compte des préoccupations du milieu et dans le respect des obligations des organismes Forêt Hereford et Conservation de la nature Canada.

Le projet sera-t-il soumis au BAPE ?

Oui. La ligne de transport est soumise à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement prévue au chapitre 1 de la Loi sur la qualité de l’environnement, étant donné qu’elle est d’une tension de plus de 315 kV et d’une longueur de plus de 2 km. Cela signifie que la Direction des évaluations environnementales du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) a analysé l’étude d’impact sur l’environnement déposée par Hydro-Québec et a consulté les ministères concernés. L’étude d’impact a été jugée recevable par le ministre et elle est maintenant publique.

À l’automne 2016, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a tenu une audience publique sur le projet d’interconnexion Québec-New Hampshire. La première partie a permis aux commissaires du BAPE et au public de questionner Hydro-Québec sur le projet. Au cours de la deuxième partie, le public était invité à donner son avis sur le projet.

Le BAPE déposera son rapport au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, qui le rendra public d’ici le 25 mars 2017.

Il est possible d’obtenir toutes les informations relatives à l’audience sur le site Web du BAPE.

De quelle façon sont intégrées les préoccupations exprimées lors des activités de consultation du public ?

Les préoccupations exprimées lors des activités de consultation menées par Hydro-Québec pendant l’élaboration du projet ont été intégrées aux études et aux analyses et ont permis à l’entreprise de proposer la solution la mieux adaptée. Elles ont été présentées dans l’étude d’impact sur l’environnement qu’Hydro-Québec a déposée auprès du MDDELCC.

Des rencontres particulières avec les propriétaires directement touchés par le projet sont actuellement en cours et visent à traiter de certaines particularités et à réduire les impacts au minimum.

De quelle façon les citoyens peuvent-ils transmettre leurs questions ou leurs préoccupations relatives au projet ?

Il est toujours possible de transmettre ses questions et ses préoccupations en utilisant la ligne Info-projets, au 1 877 653-1139, ou en écrivant au quebecnewhampshire@hydro.qc.ca.

Ce projet fera-t-il augmenter la facture d’électricité des Québécois ?

L’investissement associé à ce projet n’aura pas d’impact sur les tarifs d’électricité des Québécois.

Il s’agit d’un investissement dont le coût sera couvert par Hydro-Québec Production, une division non réglementée de l’entreprise. Hydro-Québec Production souhaite se doter d’une ligne supplémentaire vers un marché d’exportation.

Pourquoi une ligne à courant continu ?

Le courant continu est un courant électrique unidirectionnel, c’est-à-dire que les électrons se déplacent toujours dans le même sens, comme dans une pile où une réaction chimique engendre un mouvement d’électrons qui se déplacent dans un seul sens dans le conducteur, du pôle négatif vers le pôle positif. Dans le cas du courant alternatif, les électrons se déplacent dans un mouvement de va-et-vient.

La technologie permettant de transporter le courant continu n’est pas d’usage courant. Toutefois, cette technologie est utilisée pour raccorder des réseaux qui ne sont pas en synchronisme, comme c’est le cas du réseau de transport québécois et du réseau de la Nouvelle-Angleterre. De plus, elle peut être avantageuse pour transporter de l’électricité sur de longues distances. Rappelons que le point d’arrivée de la ligne à courant continu, soit le poste de Franklin, dans le sud du New Hampshire, est situé à environ 245 km de la frontière du Québec et des États-Unis.

Comprendre l’électricité : le courant continu

Est-ce qu’Hydro-Québec va tenir les propriétaires touchés au courant de l’avancement du projet ?

Dans le cadre du présent projet, Hydro-Québec a réalisé, au printemps 2015, des rencontres avec les différents publics concernés afin de présenter les variantes de tracé à l’étude et de recueillir les commentaires et les préoccupations du milieu d’accueil.

Deux activités portes ouvertes ont eu lieu au début de juin 2015 et ont permis de connaître les préoccupations des résidents puis de répondre à leurs questions.

Hydro-Québec a également tenu des rencontres d’information sur la solution retenue à la fin de l’été 2015, dont une activité portes ouvertes au début de septembre. Ces rencontres ont permis de répondre aux préoccupations exprimées en juin par les propriétaires touchés et les résidents qui se sont intéressés au projet.

Deux autres activités portes ouvertes ont été tenues en septembre 2016, toujours dans le but de répondre aux questions des propriétaires touchés par le projet.

Hydro-Québec s’assurera d’ailleurs de les tenir informés tout au long du projet, que ce soit par le biais de communications écrites, d’appels téléphoniques ou de rencontres particulières, selon le besoin.

Quelles sont les méthodes de maîtrise de la végétation appliquées près des lignes de transport ?

L'entretien des emprises vise à réduire les risques de pannes d’électricité et à permettre un accès sécuritaire et rapide aux installations. Cet entretien préventif est réalisé en conformité avec les normes gouvernementales, notamment le Code de gestion des pesticides.

Le travail consiste à traiter certaines zones par la coupe mécanique et d’autres, par l’utilisation sélective de phytocides. Hydro-Québec privilégie le bon mode d’intervention, au bon endroit et au bon moment.

Maîtrise de la végétation / Transport

Quelles sont les compensations prévues pour les propriétaires touchés par la ligne ?

Hydro-Québec privilégie les ententes de gré à gré avec les propriétaires et, dans plus de 95 % des cas, réussit à conclure une entente.

Les producteurs agricoles touchés par le projet seront compensés selon les paramètres de l’Entente Hydro-Québec–UPA sur le passage des lignes de transport en milieux agricole et forestier.

Des compensations sont versées uniquement aux propriétaires chez qui Hydro-Québec doit obtenir une servitude pour le passage d'une ligne électrique.

Est-ce que l’ajout de cette nouvelle ligne peut créer des problèmes de tensions parasites ?

Dans la très grande majorité des cas de tensions parasites, le problème est lié à l’installation électrique du client. Il est extrêmement rare qu’une ligne à haute tension en courant alternatif ou en courant continu induise des tensions parasites. S’il advenait que la nouvelle ligne soit mise en cause, Hydro-Québec apporterait les correctifs pour régler le problème.

Pour plus d’information sur le phénomène des tensions parasites, nous vous invitons à consulter le guide pratique Les tensions parasites à la ferme.

Quels sont les effets d’une ligne à courant continu sur la santé humaine ou animale ?

Il n’y a pas d’effets néfastes connus de l’exposition aux champs magnétiques statiques de faible intensité, tels que le champ magnétique terrestre (de l’ordre de 50 microteslas [µT]) ou encore les champs de moindre intensité mesurés près des lignes à courant continu.

La limite recommandée par la Commission internationale de protection contre le rayonnement non ionisant (ICNIRP) pour l’exposition aux champs magnétiques statiques est de 400 000 µT pour l’exposition continue du grand public. Selon la configuration de ce projet, les émissions du champ magnétique de cette ligne à courant continu n’excéderont pas 55 µT, en tenant compte du champ magnétique terrestre.

L’ionisation de l’air à proximité des conducteurs de ligne haute tension à courant continu produit des ions qui s’éloignent de l’emprise en présence de vent. Toutefois, comme mentionné précédemment, la concentration d’ions étant faible, cette exposition ne pose pas problèmes pour la santé humaine ou animale.

Études concluantes sur la santé animale

Les effets sur la santé animale de l’exposition aux champs électrique et magnétiques (CÉM) des lignes haute tension à courant continu ont fait l’objet d’études concluantes. Le bilan de quinze années d’étude indique qu’aucun désordre biologique ne peut être attribuable à l’exposition du bétail aux CÉM générés par les lignes à haute tension.

Le Minnesota Environmental Quality Board a fait analyser les données de la banque de la Dairy Herd Improvement Association, données recueillies trois ans avant et trois ans après la mise en service d’une ligne haute tension à courant continu de 400 kV et portant sur 24 000 vaches laitières. L’analyse n’a pas révélé d’effet sur la production ou la qualité du lait et sur le taux d’avortement des vaches.

L’Oregon State University a évalué des animaux de boucherie exposés à une ligne haute tension à courant continu de 500 kV. L’échantillon étudié, qui contenait 200 vaches et 200 veaux ainsi que 12 taureaux, a été suivi pendant 30 mois consécutifs. L’étude n’a pas révélé d’effet sur la santé, la fertilité, la production et le comportement des animaux d’élevage.

Plus d’information

Champs électriques et magnétiques – En bref

Organisation mondiale de la santé