Hydro-Québec a déposé auprès de la Régie de l’énergie l’État d’avancement 2017 de son Plan d’approvisionnement 2017-2026. Cette version à jour intègre les besoins en énergie et en puissance à satisfaire, avant le développement de nouveaux marchés et l’arrivée de nouveaux clients, par exemple les centres de données.

Une hausse des besoins énergétiques est prévue à l'horizon 2026, mais elle est insuffisante pour éliminer complètement les surplus d’électricité. Le programme Gestion de la demande de puissance permettra d’atténuer l’effet de la hausse anticipée des besoins sans pour autant réduire le déficit de puissance.

Pour les réseaux autonomes, Hydro-Québec poursuit la planification de leur conversion à des énergies vertes en vue de réduire ses coûts d’approvisionnement et d’atténuer son empreinte environnementale.

Suivant sa stratégie d'approvisionnement en puissance, Hydro-Québec prévoit diverses interventions pour réduire ou déplacer la consommation d'électricité en période de pointe. Pour la clientèle résidentielle, l’entreprise utilise des programmes qui ciblent les chauffe-eau à trois éléments et les systèmes biénergie. Pour la clientèle d’affaires, elle compte sur son programme Gestion de la demande de puissance.

Vidéo : La demande de pointe

La demande d’électricité est cyclique et connaît des pointes qui surviennent lorsque la consommation de l’ensemble de nos clients augmente subitement. La demande est plus forte les matins et les fins d’après-midi, lorsque les gens rentrent du travail et préparent le repas. Puisqu’au Québec la plupart des maisons sont chauffées à l’électricité, nous faisons face à notre plus grand défi lors des grands froids d’hiver : la pointe hivernale, le moment où la demande est la plus forte de l’année.

Puissance et énergie

La puissance électrique s’exprime en watts (W) et elle équivaut à la capacité de répondre instantanément à une demande. À titre d’illustration, la capacité d’accueil d’un restaurant correspondrait au nombre de ses tables.

L’énergie pour sa part équivaut au travail accompli ou pouvant être accompli dans un temps donné. Elle s’exprime en wattheures (Wh). Pour reprendre l’exemple du restaurant, l’énergie correspondrait au nombre de repas pouvant être servis en une heure, une semaine ou un an.

Aux heures de pointe, même si la quantité de nourriture est suffisante, le restaurant peut manquer de tables. Il se crée alors des files d’attente. Le réseau électrique n’a pas cette possibilité : il doit en tout temps satisfaire la demande en puissance. Si la pointe de consommation est trop forte, il faut réduire la demande (ce que permettent les options d’électricité interruptible) ou acheter de la puissance additionnelle des réseaux voisins. Dans un contexte de production d’électricité presque totalement d’origine hydraulique comme celui d’Hydro-Québec, la réserve énergétique est constituée par les réservoirs qui permettent une gestion pluriannuelle des stocks.

À signaler en 2017

  • Gains en puissance de 900 MW à l'hiver 2017-2018 obtenus auprès des clients de moyenne et de grande puissance qui se sont prévalus de l'option d'électricité interruptible. Pour les prochains hivers, des gains de 1 000 MW sont visés.
  • Validation de la faisabilité technique de la télécommande des systèmes de chauffage biénergie dans le cadre du projet pilote de biénergie interruptible pour la clientèle résidentielle.
  • Poursuite du projet de démonstration de charges interruptibles résidentielles de chauffage à plinthes à l’hiver 2017-2018. Certaines mesures, telles que des détecteurs d’occupation, seront appliquées chez les participants afin d’en évaluer les gains en énergie.

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