Le Québec, l’Ontario et la Californie participent au marché du carbone de la Western Climate initiative. Les marchés du Québec et de la Californie sont officiellement liés depuis le 1er janvier 2014, et une première enchère commune avec l’Ontario a eu lieu en 2018. Le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES du Québec (SPEDE) oblige les émetteurs de plus de 25 kt éq. CO2, dont Hydro-Québec, à compenser leurs émissions conformément aux modalités établies.

À signaler en 2017

  • Émissions évitées par les exportations nettes d’électricité : 8 362 305 t éq. CO2 (7 953 810 t éq. CO2 en 2016).
  • Émissions atmosphériques associées à la production et aux achats d’électricité nettement moindres au Québec que la moyenne des émissions des autres provinces canadiennes et des États américains voisins : 210 944 t CO2/TWh (378 fois moins), 412 t SO2/TWh (155 fois moins) et 2 539 t NOX/TWh (287 fois moins). Nous mettons à jour tous les ans une fiche intitulée Approvisionnements énergétiques et émissions atmosphériques [PDF X,X Ko] destinée aux clients industriels qui effectuent un bilan carbone.
  • Réponse aux appels de propositions lancés par les États du Massachusetts en vue d’une réduction de leurs émissions de GES, et de New York pour l’achat d’énergie renouvelable.
  • Début de la mise à jour de la Politique de gestion de l’exercice des droits de vote du Régime de retraite d’Hydro-Québec, pour y intégrer les meilleures pratiques. Cette politique est un outil important pour l’investissement responsable du Régime, qui vise notamment à contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique en demandant entre autres une transparence accrue des sociétés dans lesquelles il investit. La quasi-totalité des gestionnaires externes avec lesquels fait affaire la Caisse de retraite est signataire des Principes pour l’investissement responsable établis par l’ONU en 2006.
  • Diffusion d’une calculatrice Tarifs et GES destinée aux centres de données pour mesurer les émissions évitées ainsi que la consommation indirecte d’eau, en fonction de la consommation du client et de son emplacement.
  • Acquisition de véhicules électriques à la centrale Jean-Lesage – projet pilote de transport des employés. (Manicouagan)

Bilan carbone – évolution depuis 1990

Globalement, les émissions de GES ont beaucoup diminué depuis 1990. Les émissions directes ont chuté de 79 %. La principale source directe reste la production d’électricité à partir de combustibles fossiles des centrales des réseaux autonomes. Bien que la proportion des sources d’émission demeure comparable, le volume d’émission a, quant à lui, beaucoup diminué. La baisse de 85 % des centrales thermiques s’explique principalement par la fermeture de sept centrales.

Les émissions indirectes ont diminué considérablement depuis 1990. Les émissions des niveaux 2 et 3 ont chuté de 95 %. La principale source indirecte reste les achats d’électricité, bien que les émissions associées à ces achats aient baissé considérablement, soit de 97 %.

Émissions de GES liées aux activités d’Hydro-Québec – 2017
Catégorie Activités Émissions
(t éq. CO2)
Sources directes (niveau 1)
Centrale Centrales thermiques 227 936
Source mobile Parc de véhicules 51 063
Flotte d’avions d’Hydro-Québec 13 569
Utilitaires (motoneige, tracteur, souffleuse, etc.) 927
Chariots élévateurs au gaz propane 89
Utilisation de combustibles Génératrices pour l’entretien du réseau 3 869
Génératrices d’urgence et de chantier 525
Chauffage des locaux 458
Autres utilisations Équipements contenant du CF4 et du SF6 21 832
Aérosols 412
Équipements contenant des HFC 990
Compensateurs synchrones 24
Sources indirectes (niveau 2)
Pertes électriques Pertes électriques liées au transport et à la distribution d’électricité 7 890
Sources indirectes (niveau 3)
Sources indirectes Achats d’électricité 108 400
Déplacements d’affaires – véhicules personnels des employés 5 581
Véhicules loués à long terme 1 227
Déplacements d’affaires – trains 12
Déplacements d’affaires – avions commerciaux 932
Hélicoptères 3 982
Avions nolisés 4 876
Cycle de vie des combustibles 50 851
Émissions totales
Émissions totales Sources directes niveau 1 321 694
Sources indirectes niveau 2 7 890
Sources indirectes niveau 3 175 861
Sources directes et indirectes 505 444
Émissions évités (Exportations nettes d'électricité) 8 362 305

Les émissions de GES liées aux activités d’Hydro-Québec représentent 0,6 % des émissions du Québec.

L’utilisation de données arrondies explique tout écart entre le total et la somme des données.

Les émissions évitées

Chaque année, Hydro-Québec échange de l'électricité avec les réseaux voisins, autant au Canada qu'aux États-Unis et, depuis plusieurs années, elle en exporte plus qu'elle n'en importe. Les entreprises avec lesquelles elle fait affaire exploitent différents types de filières de production, dont certaines (charbon, mazout, gaz) génèrent plus d’émissions atmosphériques que d’autres (hydraulique, nucléaire, autres énergies renouvelables). Les importations d'électricité d’Hydro-Québec entraînent donc des émissions atmosphériques chez ses partenaires canadiens et américains, tandis que ses exportations permettent d’éviter des émissions chez les entreprises clientes.

Calcul des émissions évitées

Le calcul des émissions évitées se fonde sur les facteurs d’émission prescrits par le Règlement sur la déclaration obligatoire de certaines émissions de contaminants dans l’atmosphère. Ce règlement établit un facteur d’émission pour chaque marché de l’électricité avec lequel Hydro-Québec fait affaire. Pour faire le calcul des émissions évitées, on applique le facteur d’émission à la quantité d’électricité exportée nette dans le marché correspondant et on tient compte des émissions du Québec associées à ces exportations nettes.

En 2017, les quantités d’émissions évitées par les exportations nettes d’électricité correspondent aux quantités d’émissions directes d’Hydro-Québec des 17 dernières années.

Émissions évitées par les exportations nettes d’électricité : Ce graphique montre que les exportations ainsi que les émissions évitées de 2014 à 2016 (kt éq. CO2). 2014 :6 227, 2015 : 7 374, 2016 : 7 954, 2017 : 8 362.

L’écart favorable a tendance à diminuer en raison d'une utilisation de nouvelles sources d'approvisionnement générant moins d’émissions de GES dans le nord-est des États-Unis.

Émissions atmosphériques générées par les activités de production d’électricité d’origine thermique d’Hydro-québec. Les graphiques montrent que les émissions atmosphériques d’Hydro-Québec proviennent principalement des centrales thermiques qui alimentent les réseaux autonomes. Les émissions des centrales reliées au réseau principal sont celles de la centrale de Bécancour servant lors des périodes de pointe.

Les émissions proviennent principalement des centrales thermiques des réseaux autonomes. Seule la centrale thermique de Bécancour alimente le réseau principal en période de pointe. Les variations des émissions de GES, de SO2 et de NOx s’expliquent par les variations annuelles de la production des centrales thermiques.

Voir aussi