Le Québec, l’Ontario et la Californie participent au marché du carbone de la Western Climate initiative. Les marchés du Québec et de la Californie sont officiellement liés depuis le 1er janvier 2014 et une première enchère commune avec l’Ontario est prévue au début 2018. Le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de GES du Québec (SPEDE) oblige les émetteurs de plus de 25 kt éq. CO2, dont Hydro-Québec, à compenser leurs émissions conformément aux modalités établies.

Le SPEDE accorde à l’émetteur les droits d’émission correspondant aux tonnes de GES qu’il peut émettre sur une période donnée. À la fin de chaque période, les émetteurs doivent déclarer leurs émissions et utiliser des droits d’émission pour les couvrir financièrement. D’année en année, la limite est abaissée afin de réduire les émissions de GES.

Dans le cadre de ses activités, Hydro-Québec est assujettie au SPEDE pour trois sources d’émission :

  • la centrale thermique au mazout des Îles-de-la-Madeleine ;
  • les achats d’électricité hors Québec, surtout de source thermique ;
  • certains équipements de transport pouvant laisser s’échapper des gaz isolants (SF6 et CF4).

Faits saillants en 2016

  • Émissions évitées grâce aux exportations nettes d’électricité : 7 953 810 t éq. CO2 (7 373 851 t éq. CO2 en 2015).
  • Émissions atmosphériques attribuables à la production et aux achats d’électricité au Québec nettement moindres que la moyenne des émissions des autres provinces canadiennes et des États américains voisins : 360 t CO2/TWh (569 fois moins), 3,1 t SO2/TWh (150 fois moins) et 7,5 t NOx/TWh (281 fois moins). Nous mettons à jour annuellement la fiche Approvisionnements énergétiques et émissions atmosphériques, utilisée par les clients industriels pour effectuer leur bilan carbone.
  • Examen par les gestionnaires du régime de retraite d’Hydro-Québec de tous les portefeuilles d’actions (9 G$) sous l’angle des émissions de GES dans le but de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Éventuellement, les résultats de cet exercice seront intégrés à la politique d’investissement responsable de l’entreprise. La majorité des gestionnaires externes du régime sont signataires des Principes pour l’investissement responsable établis par l’ONU en 2006.
  • Préparation d’une réponse à l’appel de propositions qui sera lancé par le Massachusetts en 2017 pour l’achat d’hydroélectricité.
  • Plantation d’arbres et d’arbustes sur l’un de nos terrains dans le secteur industriel d'Anjou afin de réduire les îlots de chaleur et d'améliorer la qualité du milieu de travail de nos employés. Cette opération de verdissement a été menée conjointement par Hydro-Québec, le Conseil régional de l’environnement de Montréal, la Soverdi et l'arrondissement d'Anjou dans le cadre du programme ILEAU.
  • En décembre, obtention d’un certificat de reconnaissance Pro-mobilité durable, catégorie Leader, par Voyagez futé pour nos actions en mobilité durable auprès de nos employés et nos clients.

Bilan carbone – évolution depuis 1990

Globalement, nos émissions de GES ont énormément diminué depuis 1990. Les émissions de sources directes ont chuté de 78 %. La première source directe reste la production d’électricité à partir de combustibles fossiles. Bien que la proportion des sources d’émission demeure comparable, le volume d’émission a, quant à lui, beaucoup diminué. La baisse de 85 % s’explique principalement par la fermeture de sept centrales thermiques.

Nos émissions de GES de sources indirectes ont diminué considérablement depuis 1990. Les émissions des niveaux 2 et 3 ont chuté de 96 %. La première source indirecte reste nos achats d’électricité. Cependant, les émissions associées ont beaucoup baissé, soit de 98 %.

Émissions de GES liées aux activités d’Hydro-Québec – 2016
Catégorie Activités Émissions
(t éq. CO2)
Sources directes (niveau 1)
Centrale Centrales thermiques 227 249
Source mobile Parc de véhicules 51 571
Flotte d’avions d’Hydro-Québec 13 485
Utilitaires (ex. : motoneige, tracteur, souffleuse) 899
Chariots élévateurs au propane 81
Utilisation de combustibles Génératrices pour l’entretien du réseau 4 304
Génératrices d’urgence et de chantier 563
Chauffage des locaux 492
Autres utilisations Équipements contenant du CF4 et du SF6 47 200
Aérosols 468
Équipements contenant des HFC 467
Sources indirectes (niveau 2)
Pertes électriques Pertes liées au transport et à la distribution d’électricité 5 113
Sources indirectes (niveau 3)
Sources indirectes Achats d’électricité 69 167
Déplacements d’affaires – véhicules personnels des employés 5 362
Véhicules loués à long à terme 907
Déplacements d’affaires – trains 37
Déplacements d’affaires – avions commerciaux 1 635
Hélicoptères 3 288
Avions nolisés 5 619
Cycle de vie des combustibles 54 074
Émissions totales
Émissions totales Sources directes niveau 1 346 779
Sources indirectes niveau 2 5 113
Sources indirectes niveau 3 140 089
Sources directes et indirectes 491 981

Les émissions de GES liées aux activités d’Hydro-Québec représentent 0,6 % des émissions du Québec.

Note : L’utilisation de données arrondies explique tout écart entre le total et la somme des données.

Avec sa production d’électricité à plus de 99 % d’origine hydraulique, Hydro-Québec affiche un bilan net des émissions de GES très favorable en Amérique du Nord. Les émissions générées par nos activités (346 779 t éq. CO2) sont très largement compensées par les émissions évitées (7 953 810 t éq. CO2) grâce aux exportations nettes d’électricité.

Émissions évitées par les exportations nettes d’électricité : Ce graphique montre que les exportations ainsi que les émissions évitées de 2013 à 2016 (kt éq. CO2). 2013 : 8 984, 2014 :6 227, 2015 : 7 374, 2016 : 7 954.

L’écart favorable a tendance à diminuer en raison d'une utilisation de nouvelles sources d'approvisionnement générant moins d’émissions de GES dans le nord-est des États-Unis.

Émissions atmosphériques générées par les activités de production d’électricité d’origine thermique d’Hydro-québec. Les graphiques montrent que les émissions atmosphériques d’Hydro-Québec proviennent principalement des centrales thermiques qui alimentent les réseaux autonomes. Les émissions des centrales reliées au réseau principal sont celles de la centrale de Bécancour servant lors des périodes de pointe.

Le gros des émissions est associé à l’exploitation des réseaux autonomes. Une seule centrale thermique, Bécancour, alimente le réseau principal en période de pointe.

Voir aussi