Réseaux autonomes

Les réseaux autonomes exploités par Hydro-Québec sont situés dans cinq territoires, soit Îles-de-la-Madeleine, Nunavik, Basse-Côte-Nord, Schefferville et Haute-Mauricie. Il s’agit de vastes régions peu peuplées : quelque 35 000 habitants répartis entre 30 communautés composées d'Atikamekw, de Cris, d'Innus, d'Inuits et de Naskapis ainsi que d’allochtones.

En 2017, les centrales des réseaux autonomes ont produit 304 GWh d’électricité pour satisfaire les besoins de quelque 18 500 clients. Il s’agit de 23 centrales thermiques (131 MW) et de deux centrales hydrauliques, soit Lac-Robertson (21,6 MW) et Menihek (17 MW), cette dernière appartenant à un tiers.

Pour réduire ses coûts d’approvisionnement et son empreinte environnementale, Hydro-Québec a entrepris la transition énergétique des réseaux autonomes. Pour atteindre ses objectifs, l’entreprise envisage l’utilisation d’énergies renouvelables, l’application de mesures d’efficacité énergétique et le recours au secteur privé au moyen d’appels de propositions visant la production d’électricité pour autant que les critères de coûts, de fiabilité de service et d’acceptabilité sociale soient respectés.

À signaler en 2017

  • Report à janvier 2018 du dépôt des offres en réponse à l’appel de propositions de cogénération à la biomasse forestière résiduelle d’Obedjiwan. (Mauricie)
  • Mise en œuvre de deux processus concernant la conversion du réseau autonome des îles de la Madeleine : un avant-projet pour le raccordement des Îles au réseau principal et un appel de propositions pour évaluer si une autre solution serait plus avantageuse. Les deux processus sont toujours en évaluation. L’appel de propositions devrait être lancé en 2018.
  • Réception de trois soumissions visant l’achat de 6 MW d’énergie éolienne produite aux îles de la Madeleine. (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine)
  • Afin de préparer l’intégration d’énergies renouvelables en milieu arctique, réalisation d’un projet pilote à Quaqtaq avec l’installation de 69 panneaux solaires (20 kW). D’autres équipements pourraient venir s’y greffer en 2018. Le but est d’acquérir des connaissances, de déterminer les principales contraintes et d’évaluer les coûts d’installation, de maintenance et d’exploitation. (Nord-du-Québec)
  • Réalisation d’un projet de récupération de chaleur résiduelle de la centrale thermique des Îles-de-la-Madeleine, afin de chauffer les bâtiments et l’eau domestique du Centre intégré de santé et de services sociaux des Îles. Des conduites de 1,7 km reliant le Centre et la centrale, le long du chemin Principal, ont été construites, et des échangeurs de chaleur, ajoutés sur chacun des six moteurs de la centrale. (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine)

Déclassement de l’installation nucléaire de Gentilly-2

Le 20 septembre 2012, le gouvernement du Québec a annoncé qu’il renonçait à la réfection de la centrale de Gentilly-2 et que cette installation, arrivée en fin de vie utile, cesserait définitivement toute production d’énergie après 29 ans d’exploitation. En 2013, Hydro-Québec entreprenait les activités de déclassement avec la préparation de la période de dormance des installations. Dès septembre, elle avait franchi une première étape importante avec l’atteinte de l’état de cœur déchargé du réacteur.

En juin 2016, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a délivré un permis de déclassement d’un réacteur nucléaire de puissance, qui sera valide jusqu’en 2026. La surveillance environnementale de toutes les activités liées au déclassement est réalisée en continu.

Chronologie du déclassement

Démantèlement de la centrale nucléaire de Gentilly-2

Ce schéma présente les étapes du démantèlement de la centrale de 2017 à 2066 :

  • 2017 : Mise en service de deux nouvelles enceintes de stockage à sec du combustible nucléaire irradié.Transfert aux installations autorisées de plus de 275 m3 de déchets radioactifs solides de plus de 61 m3 de déchets radioactifs dits de moyenne activité et de résines de purification ionique. La mise en retrait définitive des systèmes s’est déroulée selon la planification. Adaptation des plans de surveillance radiologique et physicochimique de l’environnement. Révision du programme de protection de l’environnement conformément aux nouvelles exigences des organismes réglementaires.
  • 2018 : Tranfert aux installations de stockage à sec de 16 500 grappes de combustible nucléaire irradié actuellement en piscine, dans le périmètre sécurisé des installations.
  • 2011-2064 : Transfert du combustible irradié vers un site d’entreposage permanent.
  • 2065-2066 : Restauration finale du site

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