Les changements climatiques, les échanges commerciaux et certaines activités d’Hydro-Québec entraînent la prolifération d’espèces animales et végétales envahissantes ainsi que d’agents pathogènes. Une fois établies, ces espèces peuvent affecter la biodiversité et nuire aux activités agricoles et forestières. Les activités de construction, en particulier l’excavation, d’exploitation et de maîtrise de la végétation peuvent avoir pour effet de disperser ces espèces nuisibles. Par conséquent, nous mettons en place différentes mesures qui favorisent le maintien de la biodiversité.

L’agrile du frêne

L’agrile du frêne est un insecte qui s’attaque à certaines espèces de frêne où il trouve un milieu favorable à son développement. Les larves qui éclosent dans l’arbre creusent de nombreux tunnels qui entraînent la mort des frênes infestés. Cet insecte a peu d’ennemis naturels et il cause des dommages écologiques et économiques considérables.

Hydro-Québec lutte contre la propagation de l’agrile du frêne. Elle fait l’inventaire des frênes répartis sur ses terrains, traite ou abat les arbres selon l’état de leur infestation, puis elle procède au reboisement avec d’autres essences d’arbres.

État de la situation

Quelque 4 000 terrains de l’entreprise se trouvent dans des zones réglementées relativement à l’agrile du frêne. Il s’agit de grandes propriétés longeant des étendues d’eau, de terrains de postes de transformation, de tours de télécommunications et de bâtiments administratifs, mais aussi de plusieurs milliers de terrains sans installation.

En 2017, Hydro-Québec a déployé un important programme d’inventaire pour repérer les frênes présents sur ses propriétés, y compris les emprises de lignes, et infestés par l’agrile du frêne.

  • Après l’abattage d’une centaine de frênes infestés, remise des arbres à l’organisme Bois Public en vue de leur valorisation en mobilier urbain (Montérégie).
  • Réalisation de l’inventaire de 425 terrains couvrant plus de 3 000 ha : 93 terrains boisés et présence de 75 000 frênes. Des activités d’abattage et de traitement ont été menées sur les propriétés où se trouvent des bâtiments administratifs. Un plan d’action est en préparation, s’appuyant notamment sur deux volets de la Stratégie métropolitaine de lutte contre l’agrile du frêne 2014-2024 – Réglementation type, soit la gestion des frênes sur le domaine privé et la gestion des frênes en milieu boisé.

Dans le cadre de l’entente de valorisation des bois raméaux fragmentés, sensibilisation des propriétaires de sites de valorisation aux enjeux associés à la possession et à l’utilisation des matières résiduelles qui leur sont livrées.

À signaler en 2017

  • Poursuite des travaux de recherche débutes en 2015, en partenariat avec l’Universite McGill, consistant en une synthese quantitative de l’etat et de l’evolution des communautes de poissons dans les reservoirs du complexe La Grande. (Nord-du-Quebec)
  • Poursuite d’une vaste recherche en cours depuis 2013 pour identifier plus de 200 espèces d’oiseaux migrateurs nichant dans les emprises des lignes de transport. Jusqu’à présent, l’étude a permis d’inventorier des couples d’oiseaux nicheurs à 165 points d’écoute et de dénombrer des nids sur 120 parcelles de terrains partout au Québec.
  • Mesure de protection des petites chauves-souris brunes sur le site de la centrale Bersimis-2 et observation de la population en déclin en raison du syndrome du museau blanc. (Côte-Nord)
  • Travaux de reboisement de 7,4 ha effectues dans la region de Lanaudiere et contribution financiere de 85 000 $ a la Fiducie de conservation des ecosystemes de Lanaudiere pour compenser le deboisement de 14,7 ha lors de la construction de la ligne Pierre-Le Gardeur–Saint-Sulpice.
  • Participation au 85e sommet annuel de la Commission Internationale des Grands Barrages et exposé sur la gouvernance en biodiversité. Depuis 2016, diverses mesures ont été prises pour protéger la biodiversité : études portant sur l’effet de la présence des barrages sur la faune, sur les mesures d’atténuation pour protéger les reptiles et les amphibiens, sur l’usage de l’ADN environnemental pour détecter la présence de poissons dans les réservoirs, etc.
  • Reboisement du terrain où se situait l’ancienne conduite d'amenée, aujourd’hui disparue, de la centrale de la Chute-Burroughs. Une superficie d’environ 6 500 m2 a été reboisée avec 1 626 plants de quatre essences différentes. (Estrie)

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