Traversée fluviale Bécancour–Trois-Rivières
Remplacement de la ligne à 230 kV
Communications et FAQ
À l’étape de l’avant-projet, les représentants des villes de Bécancour et de Trois-Rivières ont été invités à fournir leur rétroaction sur ce projet.
Hydro-Québec a aussi consulté les organismes responsables de la réglementation et de l’exploitation de la voie maritime du Saint-Laurent afin de tenir compte de leurs exigences et besoins. Quelques semaines avant le début du projet, tous les publics concernés auront reçu un bulletin d’information les informant de la nature et du déroulement des travaux.
Si la ligne de transport date de 1958, pourquoi ne faut-il remplacer que la traversée fluviale ?
En 2018, lors d’activités de maintenance et d’inspection des câbles, nous avons constaté que les brins qui composent les câbles entre les pylônes de traversée présentaient des signes de fatigue. Ce phénomène n’était pas présent sur le reste de la ligne. Ce projet a donc été priorisé.
N’aurait-il pas été plus approprié d’enfouir la ligne au lieu de la reconstruire ?
Hydro-Québec a recours à l’enfouissement lorsqu’il n’est pas possible d’installer une ligne aérienne, soit parce que l’espace est insuffisant, soit parce qu’il existe un obstacle infranchissable. De plus, dans ce cas-ci, nous conservons les pylônes existants ; seuls les câbles doivent être remplacés.
L’option souterraine comprend aussi des considérations très importantes sur les plans économique, technique et environnemental :
- Une ligne sous-fluviale coûte de trois à dix fois plus cher qu’une ligne aérienne.
- Il faut construire un poste de liaisons aérosouterraine à chaque extrémité d’un tronçon de ligne à courant alternatif enfoui.
- Des chambres de jonction doivent être installées à des intervalles réguliers, de 500 m à 1000 m selon la tension et la grosseur des câbles.
- La durée de vie d’une ligne souterraine est moindre (40 ans) que celle d’une ligne aérienne (environ 80 ans).
- Le repérage et la réparation des défauts prennent beaucoup plus de temps sur une ligne souterraine que sur une ligne aérienne.
- Sur le plan environnemental, il faut tenir compte d’impacts importants sur certains milieux sensibles. La proximité des lignes avec les berges du fleuve Saint-Laurent serait un élément important à considérer.
Quelle est la valeur de ce projet ?
Le projet est évalué à 7,5 M$. Ces coûts incluent l’ingénierie, la réalisation des travaux, l’approvisionnement, la gestion du projet, l’obtention des autorisations, le respect de la réglementation, les relevés d’arpentage et l’élaboration des techniques de construction.
Comment assurez-vous l’alimentation en électricité des clients desservis par cette ligne durant les travaux ?
Nous avons installé un contournement temporaire afin d’alimenter les clients reliés au réseau de transport d’électricité. Aucune interruption de service n’est prévue pour les clients résidentiels et d’affaires de ce secteur.
Quelles seront les retombées économiques régionales du projet ?
Un projet comme celui du remplacement de câbles au-dessus du fleuve Saint-Laurent doit être confié à des entreprises spécialisées. Dans ce cas-ci, la co-entreprise TCI-ARNO a remporté l’appel de propositions et le fournisseur Prysmian a conçu les câbles dans ses installations de Shawinigan. ARNO a son siège social à Trois-Rivières depuis plus de 55 ans.
L’entrepreneur qui remporte l’appel de propositions peut solliciter, dans le cadre du contrat à réaliser, les services de sous-traitants régionaux pour des services de location, d’opération de machinerie lourde, de location de petits équipements divers, etc. Les achats de biens et de services (hébergement, restauration, essence) dans le cadre du projet contribuent aussi à l’activité économique régionale.