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Montréal, le mardi 30 mars 2010

Réponse à la chronique « C’est juste bon pour les autres, le recyclage ? » de M. François Cardinal parue dans La Presse du samedi 27 mars 2010


La chronique « C’est juste bon pour les autres, le recyclage ? » publiée le samedi 27 mars semble affirmer que les exportations d’hydroélectricité causent ou augmentent la présence de méthylmercure dans les réservoirs d’Hydro-Québec. Une telle affirmation ne résiste aucunement à l’analyse objective des faits.

 

Le mercure existe à l’état naturel, mais environ 50 pour cent du mercure qui circule aujourd’hui dans l’atmosphère provient principalement de la combustion de matières fossiles, notamment des centrales au charbon, d’activités minières et industrielles et de l’incinération des déchets. Le Québec produit peu de ces émissions mais il reçoit du mercure émis hors de ses frontières et transporté par voie atmosphérique.

 

La mise en eau des réservoirs hydroélectriques n’ajoute pas de nouveau mercure dans l’environnement. L’augmentation temporaire du méthylmercure dans les réservoirs hydroélectriques résulte de la transformation du mercure présent dans les sols et la végétation inondés, lequel provient en grande partie des émissions provenant de l’extérieur du Québec. On sait également que les teneurs en mercure des réservoirs reviennent à leur niveau naturel initial, de 20 à 35 ans après leur mise en eau.

 

Les connaissances acquises des nombreuses études et suivis réalisés depuis une quarantaine d’années sur les réservoirs d’Hydro-Québec démontrent que les niveaux de mercure atteints ne sont pas nuisibles pour les populations de poissons, d'oiseaux et de mammifères consommant du poisson. Il est de même pour les pêcheurs sportifs et autochtones qui peuvent continuer à consommer les poissons des réservoirs et bénéficier des bienfaits pour la santé que procure le poisson. Il leur suffit de suivre les recommandations de consommation émises en collaboration avec les organismes de santé publique.

 

Depuis 2001, c’est plus de 30 millions de tonnes de gaz à effet de serre qui ont été évitées en Amérique du Nord grâce à nos exportations d’hydroélectricité, une énergie propre et renouvelable.

 

Julie Sbeghen
Chef Environnement
Hydro-Québec Production


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