Printemps 2011

Trucs pour économiser

Comment rendre son éclairage pour hauts plafonds moins énergivore ?

Dans le secteur industriel, on néglige trop souvent l'importance de l'éclairage dans la consommation d'électricité globale d'une usine. Quelques trucs peuvent contribuer à rendre l'éclairage pour hauts plafonds moins énergivore.

Lorsque les équipements d'éclairage sont installés à au moins 6 m (20 pi) de hauteur, ils constituent un système d'éclairage pour hauts plafonds (HP). Plusieurs options permettent de réduire la consommation d'énergie de ce type de système.

Dans la plupart des bâtiments, les systèmes HP en place utilisent la technologie aux halogénures métalliques standard avec ballasts magnétiques et regroupent des luminaires en forme de cloche comportant une seule lampe. Ils consomment beaucoup d'énergie et leur optimisation réduirait la facture d'électricité !

Les lampes aux halogénures métalliques à démarrage assisté

L'une des possibilités consiste en l'installation de lampes aux halogénures métalliques à démarrage assisté, avec ballasts magnétiques ou électroniques. L'utilisation du démarrage assisté avec des ballasts magnétiques permet des économies d'électricité de 25 % et les économies peuvent atteindre 40 % avec des ballasts électroniques, plus efficaces. À cela s'ajoute le choix de la bonne puissance de lampe. Le remplacement une à une de chaque lampe limite l'impact sur la conception du système, car le remplacement peut s'effectuer graduellement.

Les tubes fluorescents pour de grandes économies d'énergie

Une autre possibilité consiste en l'utilisation de tubes fluorescents à haute intensité (T-5 ou T-8). Cette option nécessite un investissement un peu plus important, puisque des luminaires spécialement conçus pour les applications en hauteur doivent être utilisés. Chacun de ces luminaires, qui nécessite des ballasts électroniques, compte de quatre à huit tubes et fournit un niveau d'éclairement équivalent à celui d'un luminaire utilisant l'ancienne technologie. Les économies d'électricité obtenues sont de l'ordre de 50 à 60 %. Un des avantages de cette option est que, contrairement aux luminaires utilisant des lampes aux halogénures métalliques, les luminaires à tubes fluorescents sont parfaitement compatibles avec les dispositifs de contrôle comme les détecteurs d'occupation ou de présence. L'utilisation de ces détecteurs augmente considérablement les économies potentielles dans les zones qui s'y prêtent.

Enfin, nous assistons actuellement à l'émergence d'autres options comme les luminaires à diodes électroluminescentes (DEL). Cette technologie n'est pas encore au point pour toutes les applications et son coût est encore très élevé. Avant d'investir, il est préférable de s'assurer que l'utilisation de tels luminaires procurera un niveau d'éclairement suffisant et de vérifier que les autres options ne sont pas plus appropriées.

Utilisation de la chaleur des eaux grises pour chauffer l'eau

Comment ça fonctionne ?

Le récupérateur est un serpentin d'eau froide qui entoure un tuyau servant à l'évacuation des eaux usées provenant des appareils sanitaires d'un bâtiment (eaux dites « grises »). Il n'y a aucun contact entre l'eau froide et ces eaux grises.

L'eau circulant dans le serpentin est ainsi préchauffée avant d'être acheminée vers l'entrée du chauffe-eau. Celui-ci fonctionne ainsi moins souvent et moins longtemps, d'où les économies d'énergie.

Le récupérateur à son meilleur

Ce type d'accessoire est efficace lorsque la circulation de l'eau froide dans le serpentin se produit au moment où les eaux usées sont drainées dans le collecteur principal. Les douches représentent une application tout à fait appropriée pour cette technologie. En effet, l'eau chaude est alors requise en même temps que les eaux grises sont drainées. Le récupérateur de chaleur peut alors être efficace.

À l'opposé, le drainage des baignoires ne coïncide pas avec la demande d'eau chaude. Le récupérateur ne convient donc pas, pas plus que quand le cas d'une toilette, celle-ci ne nécessitant pas d'eau chaude.

Par conséquent, les établissements où l'utilisation des douches est fréquente sont privilégiés pour la récupération de la chaleur des eaux grises : la consommation d'énergie des centres sportifs, des hôtels et des immeubles résidentiels à logements multiples pourra diminuer.

Les buanderies industrielles, comme celles des grands hôpitaux, bénéficient de l'installation de récupérateurs. Dans ces endroits, les appareils de lavage requièrent beaucoup d'eau chaude et se vident en continu en raison du grand nombre d'appareils utilisés simultanément.

Une solution pour les nouveaux bâtiments

Un récupérateur de la chaleur des eaux grises est un accessoire de grande taille : il a un diamètre d'environ 30 cm une fois installé et une hauteur de 1 à 2 m.

La configuration des systèmes du bâtiment doit donc être adaptée. Dans le cas d'un nouveau bâtiment, son installation doit être prévue dès la phase de conception afin que les entrées d'eau froide et les tuyauteries de drainage soient bien coordonnées.

L'installation dans un bâtiment existant dans le cadre de rénovations majeures peut être complexe, car la tuyauterie existante est difficile à modifier et à déplacer.

Un beau potentiel d'économie

La récupération de la chaleur des eaux grises convient à des bâtiments de types particuliers, et cette nouvelle technologie ne devrait pas être oubliée au moment de la planification d'un tel bâtiment. Elle permet de faire facilement d'intéressantes économies d'énergie au titre du chauffage de l'eau chaude.

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