Hiver 2012
Les gestionnaires d’immeubles dont les factures sont établies en fonction de l’appel de puissance (en kW) peuvent adopter une technologie qui, sans réduire la consommation totale en kWh, permet de différer la consommation de manière à éviter les heures de pointe. Cette technologie, l’accumulateur thermique, permet de réduire l’appel de puissance et réduit ainsi la facture d’électricité.
Le principe de l’accumulateur thermique est très simple. Le dispositif accumule de la chaleur sur une certaine période – typiquement hors des heures de pointe – pour ensuite la libérer en période de pointe. Le dispositif comporte une masse de stockage constituée de briques chauffées par des éléments électriques. Des ventilateurs assurent l’extraction et la circulation de l’air chaud lorsque vient le moment de libérer la chaleur emmagasinée (système à air forcé).
Dans le cas d’une application de ventilation, en période de pointe, l’accumulateur thermique libère sa chaleur lorsque le système est en marche. Les éléments électriques étant à l’arrêt, l’appel de puissance pour le chauffage de l’air est nul.
Les accumulateurs thermiques existent également en version hydronique. En pareil cas, l’équipement produit de l’eau chaude plutôt que de l’air chaud.
L’accumulateur thermique peut constituer une solution très rentable pour plusieurs bâtiments.

Lorsqu’il s’agit de stocker du « froid », on parle d’une « banque de glace ». L’équipement est alors utilisé pour des applications de climatisation. Un refroidisseur d’eau assure le « stockage » du froid. Son fonctionnement est similaire à celui de l’accumulateur thermique. Seule l’application (« froid » plutôt que « chaud ») est modifiée. Pour tracer un parallèle entre une banque de glace et l’accumulateur thermique, on peut dire que le réservoir de glace joue le même rôle que la masse de stockage et que le refroidisseur d’eau a la même fonction que l’élément électrique.
Les clients industriels d’Hydro-Québec savent bien qu'un éclairage adéquat est essentiel aux activités de l’entreprise. En choisissant un système d'éclairage fluorescent efficace plutôt qu’un système aux halogénures métalliques pour les espaces comportant un haut plafond, ils réalisent déjà d'importantes économies. Mais est-il rentable d'opter pour des luminaires dotés de réflecteurs spéculaires performants ?
Commençons par préciser que, par « spéculaire », on entend un matériau qui réfléchit la lumière comme un miroir. Les réflecteurs augmentent l'efficacité du luminaire, qu’on mesure en comparant le flux lumineux que le luminaire projette vraiment avec le flux lumineux total qu’émettent ses sources lumineuses. Par exemple, une efficacité de 75 % signifie que 25 % du flux lumineux ne sont pas projetés.
Par ailleurs, la performance d’un réflecteur est mesurée par son indice de réflectance totale. Cet indice comporte deux composantes : la réflectance spéculaire et la réflectance diffuse.

Par exemple, si l’indice de réflectance totale d’une surface est de 92 %, soit une réflectance spéculaire de 80 % et une réflectance diffuse de 12 %, c’est que la lumière est parfaitement réfléchie à 80 %, alors que 12 % sont diffusés et 8 %, absorbés par la surface, donc perdus.
Un indice de réflectance totale élevé n'est pas toujours un gage d'efficacité :
| Réflectance totale >= 90 % Réflectance diffuse >= 15 % |
Réflectance totale >= 90 % Réflectance diffuse <= 15 % |
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|---|---|---|
| Taux d'augmentation de l'efficacité du luminaire | de 4 % à 6 % | de 12 % à 16 % |
Pour que la l'indice de réflectance diffuse d'un réflecteur ne dépasse pas 15 %, le réflecteur doit être métallisé et poli pour acquérir un fini miroir. Des surfaces peintes ou anodisées ont des indices de réflectance diffuse élevés qui ne permettent pas d'augmenter suffisamment l'efficacité du luminaire.
Les réflecteurs spéculaires permettent donc d’économiser en optimisant la quantité de lumière fournie à l’aide de la même quantité d'énergie. Il est alors possible de réduire le nombre de luminaires dans un espace donné ou encore le nombre de lampes dans chaque luminaire.
Hydro-Québec encourage vivement l’application d’une telle mesure d’efficacité énergétique. C’est pourquoi elle offre un appui financier à ses clients industriels qui ajoutent des réflecteurs spéculaires lors de l'installation ou du remplacement de luminaires fluorescents efficaces.
Pour en savoir plus sur le programme Systèmes industriels d’Hydro-Québec, volet Mesures prescriptives, vous pouvez communiquer avec votre représentant d’Hydro-Québec ou visiter le site.
En profitant des programmes en efficacité énergétique d’Hydro-Québec, vous pouvez réduire vos coûts d’exploitation tout en contribuant à une meilleure utilisation de nos ressources collectives.
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