Juin 2010
Dans cette chronique, nous nous intéressons aux salles de serveurs informatiques, qui consomment énormément d'énergie, et à une technique d'application plus générale qui consiste à moduler le point de consigne des systèmes de CVCA.
On estime qu'un simple clic sur Google déclenche une série d'opérations qui équivalent à la consommation d'une ampoule électrique durant une heure. À elle seule, Google possède plus de 1 million des 45 millions de serveurs qui existeraient dans le monde. Les serveurs représentent 3 % de la consommation d'électricité des États-Unis.
De nombreuses approches permettent d'atténuer ce problème, la plupart ciblant l'amélioration du rendement énergétique des appareils, qu'il s'agisse des ordinateurs eux-mêmes ou des systèmes auxiliaires comme les systèmes d'alimentation électrique ou les dispositifs de refroidissement.
Une des solutions les plus intéressantes est la virtualisation des serveurs. Un serveur consiste en un système d'exploitation et des applications informatiques fonctionnant sur une plateforme, c'est-à-dire une machine physique. Or, on estime que la plupart des serveurs d'entreprise n'utilisent que de 10 à 15 % des ressources matérielles de la plateforme. Il s'agit donc de combiner plusieurs « serveurs » sur une même machine ou plateforme, de façon à optimiser l'utilisation des machines. Résultat : moins de machines à acheter, à entretenir, à loger et à refroidir.
La virtualisation suppose une adaptation sur le plan logiciel, donc certains investissements. Par contre, les économies substantielles et récurrentes d'énergie rentabilisent rapidement l'opération.
La virtualisation ne convient pas uniquement aux très grandes entreprises possédant de grands parcs de serveurs. Elle offre une avenue très intéressante pour les petites et moyennes entreprises.
Plusieurs techniques permettent de réduire les coûts de fonctionnement des systèmes de CVCA. L'une, très simple, consiste à abaisser de quelques degrés le point de consigne (la température des thermostats) dans les zones inoccupées du bâtiment. Les immeubles à bureaux et les écoles, par exemple, sont à peu près inoccupés la nuit et la fin de semaine. On peut ainsi réduire les coûts de chauffage de 2 à 10 % selon le nombre de degrés, le nombre d'heures pour lequel la température est abaissée et la proportion de zones touchées.
Comme il peut être complexe d'ajuster le point de consigne en plusieurs zones et plusieurs créneaux horaires, il est préférable d'avoir recours à un système de gestion de l'énergie qui permet de programmer chaque thermostat en fonction des heures d'occupation et de la température désirée.
Le site d'Hydro-Québec propose plusieurs techniques pour améliorer l'efficacité énergétique des systèmes de CVCA.
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