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Poissons

Image : Faits saillants
   
2006
Capture de géniteurs de touladis et croissance de la population vouée à l'ensemencement du réservoir.
Réalisation de travaux correctifs aux aménagements pour l'omble de fontaine et au bassin d'alevinage.
Suivi de l'efficacité des mesures d'atténuations mise en place en 2004.
2005
Échantillonnages préliminaires pour divers aménagements (frayères à touladi, doré jaune et grand corégone ; seuils sur les tributaires ; bassin à omble de fontaine dans le ruisseau Paule, etc.).
2004-2005
Campagnes de terrain pour préparer la mise en place d'une population de touladis dans le futur réservoir.
2004
Aménagement d'une aire d'alevinage près de l'embouchure de la rivière Manouane (grand brochet, doré jaune, grand corégone et espèces proies).

Création de frayères et d'aires d'alimentation pour l'omble de fontaine dans les ruisseaux avoisinant la route d'accès permanente.

Analyse des lacs près du campement (dans le cadre du suivi de la pêche par les travailleurs).
Image : Nos actions Image : Nos raisons d'agir

Le Touladi

Depuis 2004 Hydro-Québec entreprend des études sur le Touladi afin de mettre en valeur cette espèce dans le futur réservoir. Bien que le Touladi ne soit pas présent dans la rivière Péribonka, on le retrouve toutefois dans le bassin hydrographique. En 2004, certains lacs de la région avaient été étudiés comme source d'approvisionnement, notamment dans la Zec des Passes.

En 2005, une équipe de biologistes s'est rendu dans des lacs plus au nord afin de rechercher des populations plus abondantes. Ainsi les lacs Onistagane et Manouane ont été inventoriés. Ils sont situés au nord de Chute des Passes. Des géniteurs ont été récoltés au lac Onistagane et envoyés à la pisciculture du Centre écologique du lac Saint-Jean (CELSJ). Des œufs ont également été fertilisés et mis en pisciculture. Ainsi, lors de la création du réservoir, il sera possible d'ensemencer des poissons de 2 ans, d'un an de même que des œufs. Des géniteurs du lac Manouane pourront également être transférés dans le futur réservoir.

En 2006, des géniteurs ont été capturés dans les deux lacs. Des œufs ont été prélevés puis fécondés. Une portion de ces œufs ont été envoyés au CELSJ alors que l'autre partie a été mise dans des boîtes d'incubation dans le lac Onistagane. Au CELSJ, une fertilisation artificielle a également été faite à l'aide des géniteurs capturés en 2005.

Ces travaux ont permis de maintenir 110 000 œufs qui ont produits 93 000 fretins au CELSJ à l'automne 2006 auxquels s'ajoutent près de 8 000 juvéniles provenant de la fraie de 2005. Ces stocks de poissons poursuivront leur développement jusqu'à l'ensemencement dans le futur réservoir en 2007 et 2008.


Ouananiche
La mise en valeur du touladi compensera les pertes de production en omble de fontaine et en ouananiche (ces trois poissons sont des salmonidés).

Le futur réservoir Péribonka constituera un milieu très favorable au développement du touladi. En effet, le réservoir aura une faible fluctuation du niveau d'eau. De plus, tant les conditions physique, biologique qu'hydrologique seront très favorables à son développement.

Le touladi est une espèce très recherchée par les pêcheurs sportifs et sa présence permettra une utilisation polyvalente du réservoir. La pêche sportive pourra y être pratiquée et connaîtra un succès croissant pour les 20 prochaines années.


Remise à l'eau des touladis

Prélèvement des œufs d'une femelle touladi

L'omble de fontaine

En 2004, des aménagements pour l'omble de fontaine ont été réalisés le long de la route d'accès menant à l'aménagement hydroélectrique de la Péribonka. Ces travaux consistaient à aménager des frayères sur deux ruisseaux et des aires d'alimentation sur deux autres. Pour les frayères, du gravier a été déposé sur des sites où les vitesses de courant et la profondeur de l'eau étaient adéquates.

En 2005, les études de suivi ont démontré une bonne utilisation des aménagements.

Toutefois, des corrections ont été apportées en 2006 afin d'améliorer les conditions de vie des poissons. De l'excavation, de la consolidation de substrat de fraie, du tamisage et de la plantation ont été réalisés. Ces travaux ont permis d'offrir de bons habitats de fraie et d'alimentation pour l'omble de fontaine dans les aménagements.

À l'automne 2006, un des deux habitats de fraie était utilisé par l'omble de fontaine.


Aire d'alimentation pour l'omble de fontaine

 

La construction d'une route d'accès permanente vers la nouvelle centrale de Péribonka exige la traversée de nombreux cours d'eau. À la demande du Ministère Pêches et Océans Canada, Hydro-Québec a accepté de compenser pour la perte d'habitats potentiels à omble de fontaine.

D'autres aménagements seront complétés en 2007 à proximité du futur réservoir ceci en compensation de l'ennoiement de certaines sections de ruisseaux.


Substrat de fraie pour l'omble de fontaine

Doré jaune et Grand Corégone

En 2005, des études sur la rivière au Serpent ont permis de préciser l'emplacement d'une frayère à doré jaune sur la rivière au Serpent. La superficie prévue est de 5 000 m2. Ainsi lors de la création du réservoir, la frayère sera située tout juste à la limite de celui-ci. Quand au Grand Corégone nous avions identifié un site de fraie à la limite amont du futur réservoir. Cette frayère sera agrandie. En 2006, une campagne de relevés a permis de préciser l'emplacement des frayères aménagées en 2007.


Frayère aménagée au 1er kilomètre de la rivière au Serpent

 

Pour le doré jaune, la rivière au Serpent constitue un habitat potentiel intéressant pour la fraie. Toutefois, malgré de nombreuses recherches, nous n'avons jamais constaté la présence d'activité de fraie du doré.

Afin de respecter les lignes directrices du Ministère Pêches et Océans Canada, Hydro-Québec a proposé d'aménager une frayère de 5 000 m2 dans la rivière Serpent sur une section un peu plus en amont. Quant au corégone, le réaménagement d'une frayère de 11 000 m2 permettra de compenser des sites de fraie qui pourraient être ennoyées par le futur réservoir.


Site de fraie aménagé pour le doré jaune

Suivi du bassin d'alevinage

La construction d'un bassin d'alevinage à l'embouchure de la rivière Manouane a été réalisée à l'été 2004. En 2005 des plantations ont été ajoutées afin d'enrichir l'écosystème et de faciliter la stabilisation des rives.

Au cours 2006, des mesures d'oxygène ont permis de constater que les conditions physico-chimiques étaient adéquates pour la vie aquatique.

En août 2006, 2 500 plantes aquatiques et 200 saules ont été plantés sur les rives. L'ensemencement hydraulique sur le pourtour du bassin a également bien réussi. La sagittaire et le phalaris semblent être les espèces les mieux adaptées aux conditions du bassin d'alevinage alors que les saules ont été rongés par les castors.

Un suivi de l'utilisation de l'aire d'alevinage a permis de constater la présence de nombreux poissons dont les meuniers, ouitouche, doré et grand brochet.


Bassin d'alevinage

 

La construction d'une centrale hydroélectrique exige des travaux en eau. Les canaux de fuite et de dérivation ont été construits dans une section de la rivière Péribonka qui était utilisée par plusieurs espèces de poissons. L'aire d'alevinage a permis de compenser la perte de cette zone peu profonde.


Plantation de saules sur le pourtour des îlots du bassin d'alevinage

Végétation sur les rives du bassin d'alevinage

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