Projet en bref

Le poste de la Chamouchouane, au Saguenay–Lac-Saint-Jean

La meilleure solution pour assurer la fiabilité du réseau de transport d’Hydro-Québec

Le réseau de transport d’Hydro-Québec, le plus vaste d’Amérique du Nord, achemine l’énergie et la puissance des installations de production, situées surtout dans le nord du Québec, à la Baie-James, et dans le corridor Manic-Outardes, vers les centres de consommation dans le sud du Québec.

Le réseau de transport évolue sans cesse en fonction des différentes demandes de transport et de l’augmentation de la consommation. Les lignes de transport à 735 kV sont de plus en plus sollicitées.

Vidéo : Le réseau de transport d’Hydro-Québec, le plus vaste de l’Amérique du Nord

Jean-Pierre Giroux, directeur de la planification du réseau de transport d’électricité à Hydro-Québec, parle du réseau à haute tension qui relie les centres de production, situés surtout dans le nord du Québec, aux grands centres de consommation, qui se trouvent dans le sud.

Il décrit l’évolution du réseau depuis la première mise en service des lignes à haute tension, dans les années 1950, jusqu’à nos jours.

Un effet d’entonnoir autour des postes de la Chamouchouane et du Saguenay

Dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à la hauteur des postes de la Chamouchouane et du Saguenay, quatre lignes de transport arrivent du nord (de la Baie-James d’un côté et de la Côte-Nord de l’autre) et seulement trois se dirigent vers le sud. Cela crée un effet d’entonnoir sur le réseau et limite la capacité de celui-ci à répondre à la demande de transport de puissance vers le sud, soit vers les centres de consommation.

Le réseau doit être renforcé entre le poste de la Chamouchouane et la boucle métropolitaine pour contrer l’effet d’entonnoir à cet endroit et soulager l’ensemble du réseau.

De plus, le projet de la Chamouchouane–Bout-de-l’Île permettra de réduire considérablement les pertes électriques sur le réseau de transport et d’en augmenter la flexibilité d’exploitation au bénéfice de l’ensemble de la clientèle.

Zone de convergence des corridors de transport d’énergie de la Baie-James et de la Côte-Nord.

Vidéo : Chamouchouane–Bout-de-l’Île, un projet essentiel pour le réseau de transport

Jean-Pierre Giroux, directeur de la planification du réseau de transport d’électricité à Hydro-Québec, parle du projet à 735 kV de la Chamouchouane–Bout-de-l’Île, qui est essentiel pour le réseau de transport d’électricité.

Des besoins en électricité croissants dans les Laurentides

Par ailleurs, dans la région de Terrebonne, les besoins en électricité sont en forte croissance. L’important ensemble résidentiel Urbanova de même que la venue du train de l’Est dans ce secteur entraînent un accroissement important de la demande.

Le territoire des Laurentides présente le taux de croissance le plus élevé du Québec, soit 1,2 %. La croissance prévue pour la zone des Mille-Îles pour la période 2013-2027 est de 1,6 % par année, soit la plus élevée des Laurentides.

La capacité de certains postes électriques à Mascouche et à Terrebonne sera dépassée à court ou à moyen terme, et plusieurs lignes à 120 kV entre Duvernay et la Rive-Nord de Laval sont dans la même situation.

Hydro-Québec doit donc ajouter des infrastructures à son réseau de transport pour être en mesure de répondre à cette demande croissante.

Le projet de ligne

À la suite des études environnementales, des études techniques et des rencontres tenues à ce jour dans le milieu d’accueil du projet, Hydro-Québec propose :

  • La construction d’une ligne à 735 kV de 400 km entre le poste de la Chamouchouane (au Saguenay–Lac-Saint-Jean) et la boucle métropolitaine. À la suite des préoccupations exprimées par le milieu lors de la consultation publique, Hydro-Québec avait proposé un tracé situé à l’ouest du tracé initial. L’entreprise étudiait en parallèle les besoins en électricité dans la région de Terrebonne et de Mascouche (voir Poste Judith-Jasmin). Le déplacement vers l’ouest du tracé de la ligne en provenance du poste de la Chamouchouane a permis de jumeler le projet de ligne à 735 kV au projet d’un nouveau poste qui desservirait Terrebonne et Mascouche. Le nouveau poste Judith-Jasmin sera donc construit à Terrebonne.
  • La déviation d’un tronçon de ligne existante à 735 kV sur une longueur de 19 km. Cette ligne alimentera le poste du Bout-de-l’Île plutôt que le poste de Duvernay, auquel elle est actuellement rattachée.

Pour en savoir plus sur les étapes de construction d’une ligne de transport d’électricité, consultez le www.hydroquebec.com/comprendre/transport/construction-ligne.html.

Nouvelle ligne du Saguenay–Lac-Saint-Jean à Montréal et poste Judith-Jasmin (circuit 7103, 400 km) [carte interactive]
Déviation de Lanaudière à Montréal (circuit 7017, 19 km) [carte interactive]

D’importantes retombées économiques pour le Québec

Les retombées économiques du projet pour le Québec sont estimées à 1,1 G$, ce qui représente plus de 80 % des investissements. Le projet créera l’équivalent de plusieurs centaines d’emplois à temps plein dans la province, sur une période de 5 ans. Pendant les périodes de pointe (2017-2018), plus de 1500 travailleurs seront à l’œuvre.

Des projets en collaboration avec les collectivités concernées

Dès l’annonce d’un projet de transport d’électricité et jusqu’à la mise en service des équipements, Hydro-Québec sollicite la collaboration des publics concernés afin que soit élaboré le meilleur projet possible.

Hydro-Québec met en œuvre un programme de participation du public afin de faire connaître son projet, de répondre aux besoins d’information des intervenants et de recueillir les attentes et les préoccupations du milieu à l’égard du projet. Elle mène des activités de communication ciblant les représentants des divers ordres de gouvernement et des collectivités, les propriétaires concernés, les résidents, les organismes du milieu, les entrepreneurs, les fournisseurs et les médias régionaux.

Ce processus de participation du public favorise l’intégration harmonieuse des projets dans leur environnement et leur acceptation par les collectivités. Les échanges avec ces intervenants aident à déterminer le tracé de moindre impact des points de vue social, environnemental, technique et économique. Ils permettent également de réaliser des projets répondant davantage aux besoins et aux attentes du milieu d’accueil.

Pour en savoir plus sur le processus de consultation, consultez le document La participation du public dans le cadre d’un projet de transport d’électricité [pdf — 1,5 Mo].

Le poste du Bout-de-l’Île, à Montréal