Éclairage résidentiel
Soucieuse de bien informer ses clients et de connaître les impacts environnementaux éventuels des produits dont elle fait la promotion, Hydro-Québec a confié au Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) le mandat de réaliser une analyse comparative du cycle de vie d'ampoules fluocompactes et à incandescence. Voici les principales conclusions de cette analyse :
Une ampoule fluocompacte contient environ 3 milligrammes de mercure, soit à peu près la quantité pour recouvrir le bout d'un stylo à bille. C'est cinq fois moins que ce que contient une pile de montre et cent fois moins qu'un vieux thermomètre.
Aucun mercure n'est libéré lors de l'utilisation d'une ampoule si elle n'est pas brisée.
La quantité de mercure libérée lors du bris d'une ampoule fluocompacte est-elle nocive pour la santé ? Selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) qui a publié un avis sur la question au printemps 2009, le risque d'effets néfastes sur la santé relié à cette situation est très faible. L'INSPQ nous invite cependant, lors du bris d'une ampoule fluocompacte, à se défaire des débris et à procéder au nettoyage de la pièce où le bris a eu lieu en prenant certaines précautions.
Comment se défaire des ampoules fluocompactes une fois leur durée de vie terminée ?Les ampoules fluocompactes posent de nouveaux défis en matière de recyclage et nécessitent des précautions à prendre en cas de bris. Veuillez noter que 98 % des composantes de ces ampoules peuvent être recyclées. Pour en savoir davantage sur le sujet, ou pour connaître les points de collecte de votre localité, visitez le site www.recycfluo.ca.
L'intensité du champ magnétique de la grande majorité des appareils électriques domestiques diminue très rapidement avec la distance. Le niveau est très faible même à proximité de l'ampoule allumée. Ce qu'il faut retenir, c'est que nous passons très peu de temps à 30 cm ou moins d'une ampoule fluocompacte allumée. Vous pouvez consulter ce document qui indique la distance de la source par rapport aux champs magnétiques
Sur cette question, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et Santé Canada tiennent des propos rassurants. Les taux d'exposition aux champs électromagnétiques (CÉM), même à proximité d'une ampoule fluocompacte, sont largement inférieurs aux limites d'expositions recommandées par les organismes internationaux et Santé Canada. Notons que les CÉM sont à leur plus fort près de leur source. À mesure que l'on s'éloigne de la source, la force des champs chute rapidement.
Depuis quelques années, certaines personnes disent souffrir d'hypersensibilité à l'électricité et attribuent leurs problèmes de santé à diverses formes de champs électromagnétiques. Les premières plaintes étaient reliées aux écrans d'ordinateurs, d'autres aux téléphones cellulaires et maintenant, certaines concernent les ampoules fluocompactes. De nombreuses études ont été réalisées auprès des personnes dites hypersensibles et les résultats ont montré que leurs symptômes n'étaient pas dus à l'électricité.
Qu'en est-il du risque de cancer ?
Quant au risque de cancer, les nombreuses études réalisées à ce jour n'ont pu mettre en évidence le risque de cancer attribuable aux CÉM. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les champs électromagnétiques de 50 ou 60 Hz comme source cancérigène possible mais pour laquelle les preuves sont faibles. La classification est au plus bas niveau de risque, au même titre que le café ou encore le dioxyde de titane, le pigment qui colore le dentifrice.
Tel qu'indiqué par Santé Canada, les rayons ultraviolets émis par les ampoules fluocompactes se trouvent « en quantité si petite qu'il ne posent pas de risques pour la santé ». Par précaution, il faut éviter de s'exposer plusieurs heures à moins de 30 cm de l'ampoule.
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