Nord-du-québec Augmentations potentielles de la puissance à La Grande
Les groupes turbine‑alternateur des centrales Robert‑Bourassa, La Grande‑3 et La Grande‑4, situées sur le territoire d’Eeyou Istchee Baie‑James, doivent être remplacés, ce qui permet d’envisager une augmentation de leur puissance installée. Hydro‑Québec collabore avec les populations crie et jamésienne pour évaluer les impacts de l’augmentation occasionnelle des débits dans le respect des paramètres d’exploitation prévus à la Convention de la Baie James et du Nord québécois.
Description
Moderniser les équipements pour mieux répondre à la demande d’électricité en hiver
Les augmentations de la puissance viseraient à optimiser l’exploitation des installations existantes grâce au remplacement des groupes turbine‑alternateur, qui atteignent la fin de leur vie utile, par de nouveaux équipements plus performants. Hydro‑Québec pourrait ainsi être mieux équipée pour répondre à la demande d’électricité lors des pointes hivernales et assurer une exploitation sécuritaire et fiable de ses centrales.
Mise en service des centrales
-
1981
Robert‑Bourassa
-
1984
La Grande‑3
-
1986
La Grande‑4
Le saviez‑vous ?
Ayimihiituunaanuwich veut dire « dialogue » en cri et c’est par ce nom qu’on désigne le processus conjoint établi par Hydro‑Québec et le gouvernement de la Nation crie pour évaluer les aspects techniques, environnementaux, culturels et sociaux des potentielles augmentations de la puissance à La Grande.
Un contexte singulier : le territoire d’Eeyou Istchee Baie-James
Trois communautés cries au cœur du processus conjoint Ayimihiituunaanuwich
Le complexe La Grande est situé au cœur du territoire d’Eeyou Istchee Baie-James, régi par la Convention de la Baie‑James et du Nord québécois. La Grande Rivière s’appelle Chisasibi en cri, chisa signifiant « grande » et sibi, « rivière ». Elle est au cœur de la vie et de l’identité des gens de Chisasibi (en cri, les Chisasibi Eeyouch). Les trois centrales pour lesquelles des augmentations de puissance sont à l’étude sont situées sur le cours de la Grande Rivière, ce qui confère à la Nation crie de Chisasibi une position unique. La Nation crie de Wemindji et la Nation crie de Mistissini sont aussi concernées par les possibles augmentations de puissance au complexe La Grande de par leur proximité des installations visées.
Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie‑James (GREIBJ)
Le Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie‑James (GREIBJ) a été constitué en 2014 pour succéder à la Municipalité de Baie‑James. Il exerce les pouvoirs d’une municipalité et d’une municipalité régionale de comté sur les terres de la catégorie III. Sa gouvernance est assurée par un conseil d’administration composé de 23 personnes, 11 représentants des communautés cries, 11 représentants des collectivités jamésiennes et un représentant du gouvernement du Québec. L’organisme est dirigé en alternance par un élu jamésien ou une élue jamésienne et le grand chef ou la grande cheffe de la Nation crie, à raison de mandats de deux ans.
La localité de Radisson est établie tout au bout de la route Billy‑Diamond, tout près de l’aménagement Robert‑Bourassa, et est un centre de service et un milieu de vie pour les Jamésiens et une bonne partie des travailleurs d’Hydro‑Québec.
Échéancier préliminaire
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2025 et 2026
Études environnementales au terrain et évaluation environnementale
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2026 à 2029
Ingénierie, approvisionnement et travaux préparatoires
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2027 et 2028
Autorisations gouvernementales (COMEX)
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2030 à 2041
Remplacement et mise en service d’un groupe turbine-alternateur par année par centrale
Démarche environnementale
Hydro‑Québec et la Nation crie ont élaboré le processus conjoint Ayimihiituunaanuwich aux fins de l’évaluation de certains aspects techniques, environnementaux, culturels et sociaux des possibles augmentations de la puissance des centrales Robert‑Bourassa, La Grande‑3 et La Grande‑4.
Alors que la Table principale supervise l’ensemble du processus, la Table technique a comme mandat l’élaboration et la mise en œuvre du programme d’études environnementales. Ce programme servira à dresser le portrait actuel de l’environnement naturel et social et à évaluer les impacts possibles des augmentations de la puissance, ce qui soutiendra la démarche d’obtention des autorisations gouvernementales.
Pour une description des différentes études environnementales, consultez le programme et la carte.
Études et activités sur le terrain en 2025
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Printemps
- Qualité de l'eau
- Habitat des poissons — aussi en 2026
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Été
- Dynamique des rives
- Archéologie
- Utilisation des terres et profil socioéconomique
- Hydrologie et hydraulique
- Qualité de l'eau
- Habitat des poissons
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Automne
- Utilisation du territoire et profil socioéconomique
- Qualité de l'eau
- Habitat des poissons
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Hiver
- Utilisation du territoire et profil socioéconomique
- Qualité de l'eau
- Hydrologie et hydraulique
- Études sur la couverture de glace — aussi en 2026
Participation de la population crie à l’évaluation environnementale
Les membres des communautés cries participent activement à divers aspects du programme d’évaluation environnementale.
Participation du public
Plusieurs initiatives d’information et de collaboration ont été réalisées, et d’autres sont prévues, à l’intention tant des communautés cries que des collectivités jamésiennes. Pour connaître les prochaines activités de participation du public, consultez le babillard.
Table technique
Composée de personnes représentant les Nations cries de Chisasibi, de Wemindji et de Mistissini ainsi qu’Hydro‑Québec, la Table technique supervise le programme d’études environnementales.
Atelier hâtif avec les maîtres de trappage et les utilisateurs du territoire
Un atelier en début de processus a permis de déterminer les préoccupations et d’ajuster le programme d’études environnementales.
Étude sur l’utilisation du territoire
Plusieurs maîtres de trappage ont partagé leur connaissance unique du territoire dans le cadre des entrevues sur l’utilisation du territoire. Les organismes du milieu ainsi que les détenteurs et détentrices de baux de villégiature sont aussi consultés.
Occasions d’échanger
Les élus et élues et les membres des Nations cries de Chisasibi, de Wemindji et de Mistissini, ainsi que l’ensemble des élues et élus jamésiens et la direction générale du Gouvernement régional d’Eeyou Istchee Baie‑James ont participé à des rencontres, ateliers et visites sur le terrain.
Sélection et formation des consultants
Des membres des communautés cries ont participé à la sélection de l’équipe de consultants responsable des études environnementales. Les consultants ont reçu une formation pour mieux comprendre l’histoire et le savoir cri.
Participation aux relevés sur le terrain
Plusieurs membres des communautés cries ont participé aux relevés environnementaux sur le terrain.
On veut vous entendre !
Hydro‑Québec souhaite avoir votre avis et maintenir le dialogue à propos des augmentations potentielles de la puissance du complexe La Grande.
Foire aux questions
Les groupes turbine-alternateur concernés arrivent à la fin de leur vie utile. Leur remplacement par de nouveaux groupes plus modernes d’une puissance supérieure pourrait permettre à Hydro‑Québec de mieux répondre à la demande d’électricité lors des pointes hivernales (journées les plus froides) et d’assurer une exploitation sécuritaire et fiable de ses centrales. Pour en savoir plus sur les pointes hivernales, visionnez la capsule vidéo Le point sur les pointes hivernales.
Les augmentations de la puissance contribueraient à l’atteinte de l’objectif global d’ajouter 2 000 MW de puissance d’ici 2035 grâce à l’optimisation des centrales existantes aux fins de la transition énergétique du Québec.
Le remplacement des groupes turbine‑alternateur par de nouveaux équipements plus performants ferait augmenter la capacité de puissance afin de répondre à la demande d’électricité lors des pointes hivernales, soit les périodes où tout le monde a besoin d’électricité en même temps. La production annuelle d’énergie de chaque centrale demeurerait sensiblement la même, et sans modifier les niveaux minimal et maximal des réservoirs prévus à la Convention de la Baie James et du Nord québécois..
Les études actuellement en cours prévoient que la capacité des centrales Robert‑Bourassa, La Grande‑3 et La Grande‑4 augmenterait globalement d’environ 20 % à l’horizon 2041. Hydro‑Québec poursuit les études nécessaires pour quantifier avec précision les augmentations de capacité qui pourraient résulter du remplacement des groupes‑turbines.
La figure ci‑dessous schématise la consommation annuelle d’électricité au Québec. L’ensemble des ampoules représente le total des besoins d’énergie annuels, alors que le nombre d’ampoules d’une même colonne représente les besoins d’énergie pendant une période précise, soit le besoin de puissance pour un mois donné. La puissance, c’est ce qu’il faut pour allumer toutes ces ampoules en même temps, par exemple lors des pointes hivernales.
Puissance ou énergie ? En moins d’une minute, la capsule vidéo la différence entre puissance et énergie vous aide à mieux comprendre ces deux notions clés de l’électricité.
Non. Les augmentations de la puissance ne nécessitent pas l’ajout de centrales ou de travaux sur les barrages ou les digues. On prévoit seulement le remplacement des groupes turbine‑alternateur et de l’appareillage connexe servant au transit de puissance.
Pour en savoir plus sur les groupes turbine‑alternateur, visionnez la vidéo Fonctionnement de la centrale souterraine Robert‑Bourassa.
Ces centrales ont été construites en vertu de la Convention de la Baie‑James et du Nord québécois. Les augmentations de puissance prévues reposeront essentiellement sur la modification des équipements existants et nécessiteront donc la mise à jour des autorisations actuelles. Il n’y aura pas d’incidence sur les niveaux minimal et maximal d’exploitation des réservoirs énoncés dans la Convention de la Baie‑James et du Nord québécois.
Hydro‑Québec et la Nation crie ont élaboré le processus conjoint Ayimihiituunaanuwich visant l’évaluation de certains aspects techniques, environnementaux, culturels et sociaux des potentielles augmentations de la puissance des centrales Robert‑Bourassa, La Grande‑3 et La Grande‑4. Ce processus comprend la création d’une Table technique qui a comme mandat l’élaboration et la mise en œuvre du programme d’études environnementales qui servira à brosser le portrait actuel de l’environnement naturel et social et à évaluer les impacts possibles des augmentations de la puissance.
Environ 125 travailleurs et travailleuses supplémentaires seront requis au plus fort des travaux dans chacune des centrales Robert‑Bourassa (LG‑2), La Grande‑3 et La Grande‑4 (par rapport aux quelque 4 000 travailleurs nécessaires pour construire une nouvelle centrale électrique).
La centrale Robert‑Bourassa (LG‑2) est située à proximité de Radisson. Les travailleurs et travailleuses seront hébergés en partie dans les établissements et immeubles locatifs de la localité. Hydro‑Québec évalue aussi la possibilité d'ajouter un dortoir temporaire dans la localité.
Les centrales de La Grande‑3 et La Grande‑4 sont isolées. Les travailleurs et travailleuses seront logés sur les sites du Lac‑Sakami (La Grande‑3) et de Keyano (La Grande‑4).
Hydro‑Québec est consciente que les impacts des travaux sur la chasse et la pêche préoccupe la population. À l’heure actuelle, on estime les besoins en main d’œuvre à environ 125 personnes supplémentaires au plus fort des travaux (comparativement à environ 4 000 personnes pour la construction d’une centrale). Pour le moment, on juge que les impacts sur la chasse et la pêche seraient faibles.
Hydro‑Québec est consciente que la sécurité routière est une préoccupation des communautés et élabore actuellement des mesures d'atténuation afin d'assurer la sécurité des usagers le long des routes Billy Diamond et Transtaïga. Durant les travaux, des véhicules de transport hors normes pourraient circuler à quelques occasions dans l’année. Dans ce cas, les mesures de sécurité habituelles peuvent comprendre un avis au public, une escorte de sécurité et la mise en place d’une signalisation appropriée.
Hydro‑Québec accorde une attention particulière aux retombées économiques de ses activités et de ses projets pour les communautés cries et la population locale. Des efforts concertés seront déployés afin de cerner les possibilités de retombées économiques et les modalités pour les réaliser avec les Cris et les parties prenantes locales.
Les augmentations de la puissance à La Grande contribueront à la réalisation du Plan d’action 2035–Vers un Québec décarboné et prospère qui trace la voie de la transition énergétique. Tout en comprenant le remplacement des sources d'énergie polluantes par des sources d’énergie plus propres, cette transition offre une occasion de créer de la prospérité durable pour les Québécois et Québécoises.
Le moment est venu de sécuriser notre autonomie énergétique tout en maintenant le coût des approvisionnements à un niveau abordable pour les générations à venir. Saisir cette occasion est un moyen de développer de nouvelles filières industrielles, de propulser de jeunes entrepreneurs et entrepreneuses dans des secteurs d’avenir et de créer des emplois stimulants partout au Québec, notamment en lien avec la construction d’infrastructures énergétiques dans plusieurs régions.
Dans le cadre de la réalisation du Plan d’action 2035, Hydro‑Québec déploie une trajectoire ambitieuse en efficacité énergétique qui soutiendra l’économie et le bien-être collectif. En plus d’aider les clients et clientes à réduire leur facture, l’efficacité énergétique soutiendra notre économie en créant plus de 5 000 nouveaux emplois dans toutes les régions du Québec. Trois initiatives structurantes rejoignent l’ensemble de la clientèle :
- Un programme d'accès à 0 $ à des thermostats intelligents de fabrication canadienne pour la clientèle résidentielle ;
- Une alliance axée sur l’exemplarité des bâtiments pour la clientèle commerciale et institutionnelle ;
- Un service d'accompagnement personnalisé pour la clientèle industrielle.
Vidéos
Fonctionnement d’un groupe turbine‑alternateur
L’eau du réservoir Robert‑Bourassa est dirigée vers la centrale souterraine, où elle actionne les groupes turbine-alternateur pour produire de l’électricité avant de retourner à la rivière. Les améliorations des 40 dernières années permettent d’envisager une augmentation de la puissance installée de la centrale.
Vidéo de 1 minute
Le point sur les pointes hivernales
Par grand froid, la consommation d’électricité augmente de façon considérable à cause du chauffage des maisons. Durant les périodes de grande consommation, le réseau d’Hydro‑Québec est fortement sollicité. Toute la puissance des centrales est nécessaire pour assurer le confort des Québécois et Québécoises.
Vidéo de 2 minutes
Documentation
Information générale
Nous joindre
Nous souhaitons poursuivre le dialogue avec vous. Nous vous invitons à soumettre vos questions et commentaires sur le projet.
Ligne Info-projets : 1 866 388‑1978
Patrick Compartino
Conseiller – Relations avec le milieu Nord-du-Québec
Luc Duquette
Conseiller – Relations avec les Premières Nations et les Inuit