L’hydroélectricité québécoise : propre, renouvelable et faible en GES

L’électricité qu’Hydro-Québec distribue à ses clients est produite presque à 100 % à partir de sources renouvelables, ce qui génère des émissions de gaz à effet de serre (GES) faibles, voire nulles.

En effet, la quasi-totalité des approvisionnements en électricité d'Hydro-Québec est constituée d'énergies renouvelables produites au Québec, soit par Hydro‑Québec elle‑même ou par des producteurs indépendants, ainsi que d’hydroélectricité produite par la centrale des Churchill Falls, située au Labrador et dans laquelle l’entreprise détient une participation. Ainsi, moins de 1 % de l’électricité consommée au Québec provient d’autres sources externes.

L'approvisionnement du réseau principal en temps réel

0 MW

La demande d'énergie électrique au Québec varie en fonction des heures et des saisons.

Au cours de la journée se dessinent deux hausses de demande : une le matin alors que les gens se préparent et partent pour le travail et l'autre en début de soirée alors qu'ils s'affairent à mille et une tâches.

0 %

Les sources d’électricité utilisées pour répondre à cette demande peuvent aussi varier.

Une chose reste toutefois constante, notre électricité provient, sur une base annuelle, à plus de 99 % de sources renouvelables.

Ces données vous sont présentées en temps réel. Elles font d'ailleurs partie de nos données ouvertes accessibles à des tiers qui pourraient en faire bon usage dans le cadre de la transition énergétique.

L’hydroélectricité est internationalement reconnue comme une énergie renouvelable

En 2004, la Conférence internationale sur les énergies renouvelables de Bonn, en Allemagne, a réuni des officiels et autres représentants de 154 pays. En faisaient notamment partie l’Australie, le Canada, la Chine, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la France, le Japon, l’Italie, le Mexique, la Norvège, la Suisse et le Vietnam. Les participants ont reconnu que les énergies renouvelables englobaient : l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’hydroélectricité, la biomasse (y compris les biocarburants) et la géothermie.

À la 33e Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada, tenue en septembre 2009, les participants ont convenu que l’hydroélectricité est une source d’énergie renouvelable et qu’elle devrait être reconnue comme telle dans les lois fédérales.

Le 4 juin 2010, le Vermont a adopté une loi intitulée An Act Relating to Renewable Energy. Cette loi reconnaît l’hydroélectricité comme une source d’énergie propre et renouvelable, quelle que soit la puissance de l’installation de production. Par la suite, Hydro-Québec a signé, en août, un contrat d’approvisionnement à long terme (2012-2038) avec deux importants distributeurs d’électricité du Vermont.

En novembre 2010, la National Association of Regulatory Utility Commissioners (NARUC), qui regroupe les organismes américains de réglementation des services publics tels que l’énergie, les télécommunications, l’eau et le transport, a reconnu que l’hydroélectricité est une source d’énergie propre et renouvelable.

L’Energy Information Administration du Department of Energy des État-Unis classe l’hydroélectricité parmi les sources d’énergie renouvelables. En 2016, les États-Unis ont produit 15 % de leur énergie à partir de sources renouvelables, dont 42 % à partir de l’hydroélectricité.

Puis, en novembre 2017, l’Energy Policy Act des États-Unis a été amendé et reconnaît toute forme d’hydroélectricité comme étant une source d’énergie renouvelable. Cet amendement découle du Hydropower Policy Modernization Act qui a été adopté par la Chambre des représentants des États-Unis.

Nos centrales à réservoir offrent plusieurs avantages dans le contexte énergétique nord-américain

L’électricité doit être produite au moment même où elle est consommée. La production est ainsi constamment ajustée en fonction des besoins. Tout un défi pour les entreprises d’électricité du monde entier !

Dans ce contexte, les centrales hydroélectriques à réservoir ont un avantage de taille : la possibilité d’accumuler de l’eau quand la demande d’électricité est faible et de l’utiliser plus tard, au moment où la demande est plus grande.

Notre parc de production compte 63 centrales hydroélectriques et 28 réservoirs.

À l’échelle du Nord-Est américain, nos réservoirs contribuent à diminuer l’impact environnemental de la production d’électricité

Nos exportations peuvent jouer un rôle de premier plan dans la transition énergétique à un moment où les États du Nord-Est des États-Unis ont une volonté claire de réduire les émissions des GES causées par leur production d’électricité.

En effet, quand l’hydroélectricité québécoise est exportée sur les réseaux voisins, elle permet d’éviter dans ces États la production d’énergie à partir de gaz naturel, de pétrole ou de charbon. Ainsi, grâce à nos exportations, des émissions de GES équivalentes à celles de quelques millions de véhicules sont évitées chaque année.

De plus, ces États ont de plus en plus recours aux sources d’énergie intermittentes que sont l’éolien et le solaire. Or, nos réservoirs peuvent faciliter l’intégration de ces types d’énergie. Le vent et le soleil ne sont pas toujours au rendez-vous quand la demande d’électricité augmente. Inversement, la demande n’est pas toujours au rendez-vous quand la production solaire ou éolienne augmente. Il faut donc associer à ces types de production une source d’énergie stable et rapidement mobilisable pour assurer leur intégration au réseau ; aux États-Unis, cette source est habituellement le gaz naturel, mais l’hydroélectricité est un choix à la fois plus efficace et plus écologique. Ainsi, quand nos voisins ont des surplus de production, nous sommes en mesure de les importer pour maintenir les stocks d’eau dans nos réservoirs, et d’exporter plus tard l’énergie stockée quand la demande dépasse leur capacité de production.

Nous sommes un partenaire important pour garantir la sécurité énergétique

Notre parc de production et de transport se démarque par la qualité de l’ingénierie et de la construction. C’est un modèle pour l’industrie depuis 50 ans. Il se démarque également par la souplesse de son exploitation.

Une centrale hydroélectrique qui fait l’objet de travaux de maintenance et de réhabilitation peut fonctionner plus de 100 ans. En comparaison, la durée de vie des équipements thermiques et éoliens varie de 25 à 30 ans.

Nous affectons régulièrement des ressources au maintien de la qualité de nos installations et à leur modernisation. En 2019, nous avons consacré 526 millions de dollars à la pérennisation du parc de production et à l’optimisation du rendement de celui-ci.

Nous investissons également dans notre réseau de transport. En 2019, les investissements se sont élevés à 1 563 M$, soit 419 M$ pour les projets de croissance et 1 144 M$ pour les projets visant à maximiser la fiabilité et la pérennité des actifs.

Nous exploitons notre réseau selon les normes de fiabilité les plus exigeantes, conformément aux critères de la North American Electric Reliability Corporation (NERC) et du Northeast Power Coordinating Council (NPCC).