Le complexe hydroélectrique de Beauharnois‑Les Cèdres compte une trentaine d’ouvrages tels que barrages, digues et ouvrages régulateurs. Ceux‑ci ont été construits entre 1911 et 1971 et contribuent encore aujourd’hui à réguler les eaux du fleuve Saint-Laurent pour permettre le passage de la Voie Maritime et la production hydroélectrique aux centrales des Cèdres et de Beauharnois.

Afin d’assurer la pérennité de ses ouvrages, Hydro‑Québec les examine et les étudie pour déterminer quels travaux seront requis à l’avenir. Ce projet de modernisation redonnera une durée de vie de plusieurs décennies à l’ensemble du complexe hydroélectrique.

Travaux en cours

Les études et investigations se poursuivent jusqu’à la fin de 2021.
En parallèle à cette étape, des travaux ont été amorcés sur certains ouvrages.

Voir les travaux

Portes ouvertes

Venez rencontrer nos experts et trouver réponses à vos questions le samedi 25 septembre entre 11 h et 15 h au Parc régional des Îles-de-Saint-Timothée.

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Comprendre le complexe électrique de Beauharnois – Les Cèdres

Source de l’énergie produite dans le Suroît

Le potentiel hydroélectrique du Suroît naît du bassin versant des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, un système hydrographique qui s’étend de part et d’autre de la frontière entre le Canada et les États-Unis.

La gestion de ce système relève de multiples instances canado-américaines, chapeautées par la Commission mixte internationale. Ses ressources sont utilisées à de nombreuses fins, dont la production d’hydroélectricité.

L’eau qui se déverse dans le fleuve effectue tout un parcours avant d’arriver dans la région du Suroît. Le Saint-Laurent prend naissance à la sortie du lac Ontario, le dernier des cinq Grands Lacs par rapport au sens de l’écoulement de l’eau.

Découvrez le parcours de l’eau qui coule sous nos ponts et alimente la production d’hydroélectricité au complexe de Beauharnois-Les Cèdres.

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Introduction

Du point A au point B, l’eau du fleuve Saint-Laurent franchit environ 250 km. Voici les étapes qui jalonnent son parcours entre son départ du lac Ontario et son arrivée dans le lac Saint-Louis, à la sortie du complexe de Beauharnois-Les Cèdres.

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Grands Lacs

Le fleuve Saint-Laurent fait partie du bassin versant des Grands Lacs, un immense réservoir d’eau douce dont les cinq plans d’eau contiennent 20 % des eaux douces de surface de la Terre.

La superficie combinée des cinq lacs est de 246 000 km2, l’équivalent d’un pays comme le Royaume-Uni.

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Lac Ontario

Le Saint-Laurent s’approvisionne du dernier et plus petit maillon des Grands Lacs, le lac Ontario, qui borde la ville de Toronto et sépare l’État de New York de l’Ontario.

Du lac au fleuve

Le débit à la sortie du lac Ontario est régularisé depuis 1960. Hydro-Québec et ses partenaires canadiens et américains contribuent ainsi à réduire les impacts négatifs des crues printanières sur le bassin versant du fleuve Saint-Laurent.

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Fleuve Saint-Laurent

L’eau provenant du lac Ontario parcourt quelque 160 km dans le Saint-Laurent avant de franchir le premier ouvrage qui régularise son débit, le barrage Moses-Saunders.

Celui-ci est situé entre Cornwall, en Ontario, et Massena, dans l’État de New York.

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Barrage Moses-Saunders et centrales St. Lawrence-Franklin D. Roosevelt et R.H. Saunders

Les deux centrales desservies par le barrage Moses-Saunders turbinent l’eau pour produire de l’hydroélectricité. L’eau est dirigée vers un évacuateur de crues si son débit est trop élevé pour la capacité de production des groupes turbine-alternateur des centrales.

De l’Ontario au Québec

Il faut compter environ deux heures pour qu’une goutte d’eau qui franchit le barrage Moses-Saunders arrive à la centrale de Beauharnois.

Lac Saint-François

Au lac Saint-François, l’eau arrive à la croisée des chemins du complexe de Beauharnois-Les Cèdres, exploité par Hydro-Québec. Elle peut poursuivre sa route en empruntant le canal de Beauharnois au sud ou en passant par le lit naturel du fleuve, au nord.

Canal et centrale de Beauharnois

Quelque huit gouttes sur dix transitent par le canal, ce qui maximise la production de la centrale de Beauharnois.

Voie maritime du Saint-Laurent

Le canal fait partie de la Voie maritime du Saint-Laurent et les écluses de Beauharnois permettent aux navires de circuler dans les deux sens.

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Ouvrages sur le fleuve

L’eau se dirige vers le lit naturel du fleuve en passant par une cascade d’ouvrages.

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Barrages du Coteau

Après avoir franchi les barrages du Coteau au nord de la Grande-Île, l’eau poursuit sa route.

Centrale des Cèdres

Elle peut ensuite être orientée vers les groupes turbine-alternateur de la centrale des Cèdres pour produire de l’électricité ou vers les barrages de l’Ile-Juillet et, de là, le bassin et le barrage de Saint-Timothée.

Autres bassins et barrages

L’eau poursuit ensuite sa course vers le lac Saint-Louis en empruntant les bassins et les barrages de la Pointe-du-Buisson et de Pointe-des-Cascades.

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Lac Saint-Louis

L’eau est finalement dirigée dans le lac Saint-Louis, poursuivant son parcours dans le fleuve.

La régularisation de débit par Hydro-Québec et ses partenaires joue un rôle de premier plan pour les activités du port de Montréal.

Limites de la régularisation

Le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent gère les apports en eau du fleuve en tenant compte de l’ensemble du système, du lac Ontario au lac Saint-Pierre, y compris le secteur de l’archipel de Montréal. La régularisation joue un rôle non seulement pour la production hydroélectrique, mais aussi pour la navigation commerciale et de plaisance ainsi que pour les utilisations municipales, industrielles et résidentielles de l’eau. Cette régularisation du débit permet de modérer les impacts associés aux variations de niveaux du fleuve Saint-Laurent, sans toutefois les éliminer complètement.

Le complexe de Beauharnois-Les Cèdres est composé d’installations au fil de l’eau qui ne disposent d’aucun réservoir pour retenir l’eau soutirée du barrage de Moses-Saunders situé à près de 60 kilomètres en amont. À titre d’exploitant du complexe de Beauharnois-Les Cèdres, Hydro-Québec s’arrime avec le Conseil pour assurer la gestion quotidienne de l’eau, tout particulièrement durant la crue printanière et la saison des glaces.

Hydro-Québec et la gestion des eaux du fleuve Saint-Laurent.

Notre expert vous explique de quelle façon Hydro-Québec et ses partenaires contribuent à la gestion de la crue printanière dans le fleuve Saint-Laurent.

Durée : 3 minutes 29 secondes

Les partenaires de la régularisation du Saint-Laurent

  • En plus d’Hydro-Québec, deux autres producteurs d’énergie jouent un rôle important dans la régularisation du Saint-Laurent : la New York Power Authority (NYPA), la plus grande société d’État du secteur de l’énergie des États-Unis, et l’Ontario Power Generation (OPG), société d’État qui produit environ 50 % de l’électricité consommée en Ontario.

  • La Commission mixte internationale, créée en vertu du Traité des eaux limitrophes de 1909, est investie de deux responsabilités principales : régir l'utilisation des eaux communes et enquêter sur les problèmes transfrontaliers en vue de recommander des solutions. Dès les années 1950, la CMI a approuvé des projets visant à régulariser les eaux du fleuve Saint-Laurent et à accommoder divers usages par exemple à des fins domestiques, de navigation et de production hydroélectrique.

  • Par son ordonnance d’approbation de 2016, la CMI a créé le Conseil international du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent (CILO-FSL), dont la principale fonction est de veiller à ce que le débit à la sortie du lac Ontario respecte les exigences de l’ordonnance de la CMI. Le Conseil veille aussi à informer le public sur le niveau de l’eau et la régulation du débit.

  • Les experts d’Hydro-Québec travaillent activement afin de réduire les impacts négatifs des crues printanières sur les populations. Apprenez-en plus sur le rôle d’Hydro-Québec et de ses partenaires dans la gestion des crues printanières.

Pour en savoir plus

Les barrages et les digues qui font partie du complexe de Beauharnois-Les Cèdres ont été construits graduellement au fil des années, entre 1911 et 1971.

Découvrez les installations