Abitibi-Témiscamingue

Réduire les impacts de la crue printanière : un travail d’équipe pour Hydro-Québec et ses partenaires

La rivière des Outaouais est le seul cours d’eau de l’Abitibi-Témiscamingue qui accueille des installations hydroélectriques d’Hydro-Québec. Nous y exploitons cinq centrales sur le cours supérieur de la rivière : les centrales de Rapide-7, de Rapide-2, des Rapides-des-Quinze, des Rapides-des-Îles et de la Première-Chute. Ces installations sont approvisionnées par les réservoirs Dozois et Decelles.

Hydro-Québec n’est pas le seul exploitant de réservoirs et de centrales dans la région.

Le saviez-vous ? La gestion des niveaux et des débits de la rivière des Outaouais est le fruit d’une collaboration entre partenaires. Chaque goutte d’eau de la rivière passe sous la loupe de la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais (CPRRO).

La CPRRO réunit les divers intervenants qui participent à la gestion hydrique du bassin versant de l’Outaouais : le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec (MELCC), le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Environnement et Changement climatique Canada, Services publics et Approvisionnement Canada, la Garde côtière canadienne, Ontario Power Generation et Hydro‑Québec.

Consultez le site Web de la CPRRO pour suivre l’évolution des conditions hydriques de la rivière des Outaouais.

L’action concertée de tous ces intervenants permet de limiter efficacement les impacts des crues printanières.

Nos actions pour limiter la crue printanière

De décembre à mars, Hydro-Québec vide graduellement les réservoirs Dozois et Decelles. Au moment de la crue printanière, il n’y reste pratiquement plus d’eau. Du début d’avril au début de juin, nous retenons l’eau le plus longtemps possible près de la capacité maximale des réservoirs afin de limiter la quantité libérée dans la rivière des Outaouais, déjà bien gonflée par l’eau des bassins environnants.

Durée : 4 minutes 11 secondes

Notre expert vous explique simplement de quelle façon Hydro-Québec contribue à gérer la crue printanière de la rivière des Outaouais.

Le saviez-vous ? La construction du réservoir Dozois, en 1948, a réduit d’environ 50 % les apports d’eau à la pointe de la crue printanière dans le secteur de Rapide‑2.

Avec ses 1 120 km, la rivière des Outaouais est la plus longue rivière du Québec. Son cours supérieur traverse l’Abitibi-Témiscamingue d’est en ouest, soit du réservoir Dozois jusqu’au lac Témiscamingue.

Hydro-Québec peut principalement retenir l’eau dans le réservoir Dozois, dont la capacité est de 1 871 hm3. Le volume de retenue du réservoir Decelles, qui pourtant paraît plus grand, est de seulement 387 hm3.

Réservoir Cabonga : un réservoir, deux rivières

Réservoir Cabonga
Réservoir Cabonga

Le réservoir Cabonga a la particularité de chevaucher deux régions, l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue. Ses deux émissaires déversent ses eaux vers le sud et vers l’ouest. Lorsque l’eau s’écoule vers le sud, par la rivière Gens de Terre, elle rejoint le réservoir Baskatong, qui régularise la rivière Gatineau. Lorsqu’elle se dirige vers l’ouest, l’eau atteint le réservoir Dozois, qui tempère les apports d’eau vers la rivière des Outaouais.

Grâce à l’abaissement hivernal de son niveau, le réservoir Cabonga est en mesure de stocker les apports d’eau de printemps provenant des secteurs plus au nord. Ses deux ouvrages d’évacuation demeurent fermés durant presque toute la crue printanière.

Aucune installation d’Hydro-Québec ne peut retenir les surplus d’eau qui se déversent dans la rivière Kinojévis

Le secteur des cinq lacs (Beauchastel, Montbeillard, Bruyère, Kinojévis et Baie Caron) reçoit l’eau des bassins versants situés au nord, à l’est et au sud de Rouyn-Noranda. Cette eau s’écoule ensuite dans la rivière Kinojévis, puis plus bas dans la rivière des Outaouais.

L’étroitesse de la rivière Kinojévis sur un tronçon de 26 km et la présence du rapide Gendron entravent l’écoulement de l’eau vers la rivière des Outaouais. En temps de crue, le surplus d’eau fait gonfler le niveau des lacs jusqu’à parfois causer des inondations.

Comme Hydro-Québec n’a aucun réservoir, barrage ou centrale sur la rivière Kinojévis, elle ne peut pas retenir ces surplus d’eau.

Confluence des rivières Kinojévis et des Outaouais.
Confluence des rivières Kinojévis et des Outaouais.

La rivière Kinojévis s’écoule vers l’Outaouais et non l’inverse. 24 avril 2002.

Pour plus d’information sur le bassin versant de la rivière des Outaouais, consultez le site Web du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

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  • Barrage Bourque
    Barrage Bourque
  • Centrale de Rapide-7
    Centrale de Rapide-7
  • Centrale de Rapide-2
    Centrale de Rapide-2
  • Centrale des Rapides-des-Quinze
    Centrale des Rapides-des-Quinze
  • Centrale de Rapides-des-Îles
    Centrale des Rapides-des-Îles
  • Centrale de Première-Chute
    Centrale de Première-Chute

Rappel important : En cas d’inondation, communiquez avec votre municipalité. Celle-ci est en contact avec le ministère de la Sécurité publique du Québec, qui coordonne toutes les opérations liées aux inondations.

Des questions sur la gestion des installations d’Hydro-Québec ? N’hésitez pas à communiquer avec nous : RAMAT-NdQ@hydro.qc.ca.

Foire aux questions

Tous les barrages situés entre le réservoir Dozois et la centrale de la Première-Chute appartiennent-ils à Hydro‑Québec ?

Non. Hydro-Québec n’est pas le seul gestionnaire d’installations dans le bassin supérieur de la rivière des Outaouais. La gestion des débits et des niveaux d’eau est le fruit d’un partenariat avec les organismes membres de la CPRRO : ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Environnement et Changement climatique Canada, Services publics et Approvisionnement Canada, Garde côtière canadienne, Ontario Power Generation et Hydro‑Québec.

Quel est le rôle d’Hydro-Québec en temps de crue dans le secteur des lacs Beauchastel, Montbeillard, Bruyère, Kinojévis et Baie Caron ?

Comme Hydro-Québec n’a aucun barrage ou centrale sur la rivière Kinojévis, elle n’a aucun moyen d’y retenir l’eau ou d’en régulariser le débit. L’entreprise ne joue donc aucun rôle dans ce secteur en temps de crue.

Le niveau du lac Beauchastel peut-il être touché par les manœuvres d’Hydro-Québec à la centrale de Rapide-2 sur la rivière des Outaouais ?

Non. Le lac Beauchastel est situé à 44 km de l’embouchure de la rivière des Outaouais, beaucoup plus en aval que la centrale de Rapide-2. La montée de l’eau au lac Beauchastel est plutôt due à l’étroitesse de la rivière Kinojévis sur un tronçon de 26 km et à la présence du rapide Gendron, qui entravent l’écoulement des eaux de crue vers la rivière des Outaouais.

Quel est le rôle des centrales de Rapide-7, de Rapide-2, des Rapides-des-Quinze, des Rapides-des-Îles et de la Première-Chute en période de crue dans la région du Témiscamingue ?

Sur le cours supérieur de la rivière des Outaouais, la seule centrale dotée d’un réservoir est la centrale de Rapide-7. Cette centrale a une faible retenue d’eau. En période de crue, la capacité maximale de son réservoir est rapidement atteinte. Toutes les autres centrales sont au fil de l’eau, c’est-à-dire qu’elles ne possèdent pas de réservoir. Elles n’ont donc pas la possibilité de retenir l’eau en période de crue, comme le font les centrales à réservoir.

Hydro-Québec retient-elle l’eau au Témiscamingue pour limiter les impacts de la crue dans les secteurs plus au sud ?

Hydro-Québec retient l’eau de la partie nord du bassin versant de la mi-mars à la mi-mai, principalement dans le réservoir Dozois. Celui-ci est suffisamment grand pour permettre la fermeture de l’ouvrage de déversement pendant plusieurs semaines. Le réservoir Decelles, bien qu’il arrive au second rang des retenues d’Hydro-Québec dans la région, est beaucoup plus petit ; il permet de réduire légèrement les apports de la crue printanière pour une durée limitée. Les partenaires de la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais (CPRRO), notamment le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec au lac des Quinze et Services publics et Approvisionnement Canada au lac Témiscamingue, jouent également un rôle important dans la réduction des débits de crues grâce à la gestion de leurs réservoirs.

De quelle façon les citoyens sont-ils informés de l’évolution de la crue dans la rivière des Outaouais ?

La Sécurité civile et les municipalités ont la responsabilité d’informer les citoyens et de gérer les activités liées aux mesures d’urgence, y compris en cas de risques d’inondation. En collaboration avec la CPRRO, Hydro-Québec informe la Sécurité civile et les municipalités de la variation des niveaux de la rivière des Outaouais en période de crue.